‹ Histoire générale des Hongrois (tome 1)Chapitre 99 sur 179 · Carmen miserabile> cli. xxxiv · texte numérisé non relu

Carmen miserabile> cli. xxxiv

2. Roger dit, dans son ch. xxxvi : ditioni cujusdem ïlungari, facli operibus tartan, me submisi.

petite troupe de cavaliers qui s’éloigna rapidement ; quand ils le rejoignirent, une flèche tua son cheval, qui s’abattit, mais Barnabas de Fayana lui donna le sien, dévouement qui fut imité successivement parle comte Roland, grand-maître de l’écurie, et par André, fils d’Ivanka. Tous ces personnages furent plus tard récompensés, ainsi que le comte Maurice et le fils de Mohol, lesquels frappèrent de leurs épées des cavaliers barbares au moment où le roi allait tomber sous leurs coups h Ce danger une fois conjuré, Bêla put galoper à travers une forêt profonde dans la direction de Cracovie ; mais il rencontra d’autres fuyards qui venaient de quitter cette ville polonaise incendiée, et par un long détour, sous le déguisement d’un pèlerin, il se dirigea vers la frontière d’Autriche. Les barbares s'étant aperçus de leur négligence, le cherchaient activement dans toutes les directions, et il fut heureux d’obtenir une escorte des habitants de Nyitra pour la dernière étape de sa fuite1 2.

Le duc Frédéric d’Autriche abusa indignement de l’infortune de ce prince qui lui avait confié sa famille, sa couronne et ses trésors. Il vint à la rencontre de Bêla, qu’il trouva endormi par la fatigue sur le bord d’une des rivières qui traversent la Moravie avant de se jeter dans le Danube. A son réveil, le roi fugitif témoigna une grande joie, et accepta l’hospitalité perfide que le duc lui offrait dans son château de Haimbourg au sud du grand fleuve. Là il fut obligé de conclure un arrangement en vertu duquel Frédéric recevait les trois comitats hongrois les plus rapprochés de ses états, avec le droit de les gouverner et de

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