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L'EMPIRE — III

D’autre part, les Parthes continuaient leurs attaques contre l’Arménie, conquise en 107, avec l’Arabie Pétrée et la Mésopotamie. Trajan partit en 113 pour une longue expédition qui, brillamment commencée, s’acheva dans une retraite pénible au milieu d’une population soulevée. Trajan ne revit pas Rome. Après avoir difficilement ramené les débris de son armée, il mourut à Sélinonte, en Cilicie (1 17).

ADRIEN (1 17-1 38) . — Espagnol et neveu par alliance de Trajan, il avait été, au dire de l’impératrice Plotine, désigné par Trajan. Le doute suscita des difficultés et quand, un an plus tard, l’empereur arriva à Rome, il fit exécuter pour conspiration quatre généraux. Ses relations avec le Sénat en furent refroidies. Du reste, il ne fut pas moins que Trajan dévoué au bien public. Son prédécesseur avait trop cédé à son tempérament belliqueux. De ses conquêtes, Adrien ne garda que l’Arabie.

En revanche, par de grands travaux ; mur gigantesque qui coupa la Bretagne en deux parties, murailles du même genre en Germanie, fortifications le long du Danube, il assura les frontières. Lui-même passa la plus grande partie du règne à visiter l’Empire. Sa curiosité naturelle ne l’y poussait pas moins que son zèle fécond. Partout, il restaurait, bâtissait. A Rome, le temple de V énus et Rome; son mausolée, appelé depuis château Saint- Ange; le pont du même nom; enfin, près de Tivoli, la célèbre ville où il avait reproduit les monuments qui l’avaient le plus frappé au cours de ses voyages, redisent encore son nom. Trajan avait été traditionaliste. Adrien fut réformateur. Aux affranchis qui, depuis Claude, régnaient dans l’administration, il substitua les chevaliers, enlevant ainsi à la maison impériale le caractère privé et augmentant l’importance de la seconde noblesse. Le Conseil du prince, désormais permanent, composé de titulaires appointés et d’amis, accapara la plupart des affaires, résolues aussitôt ou portées devant le Sénat. L’œuvre capitale du Conseil fut la rédaction de VÉdii perpétuel, qui codifia la jurisprudence élaborée peu à peu par les Édits annuels du préteur, des gouverneurs et autres magistrats.

L’initiative législative passa au Conseil, et le rôle du Sénat ne fut plus guère que de ratifier la volonté impériale.

Enfin, le prénom de César fut réservé au seul fils adoptif.

Les lois portées par Adrien furent empreintes d’humanité.

Chose curieuse, sous ce prince seulement, les sacrifices humains furent abolis à Rome officiellement.

Nul règne peut-être ne fut plus bienfaisant que celui d’Adrien. La seule guerre que soutint ce prince fut la répression d’une révolte en Judée suscitée jrar l’établissement d’une colonie militaire à Jérusalem et le nom païen d’Æ/ia Capitolina imposé à la ville

Guerre CHPZ LES Daces: DES TÊTES COUPÉES SONT sainte. La vente et

APPORTÉES A Trajan. — (Colonne Trajane.) la dispersion des

Juifs par centaines de milliers furent leur cruel et définitif châtiment.

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