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ROM K

AmphiiHÉATRE PlaVIEN, dit Colisée, à cause, peut être, de la statue colossale {colosseus) de Néron qui s’élevait à cet endroit. Le Colisée, commencé sous Vespasien. était primitivement entouré d’une colonnade. Les trois ordres d’architecture y sont employés d’étage en étage, et cette disposition a fréquemment inspiré les architectes de la Renaissance- i l. Alisari.

Intérieur du Colisée. — 11 pouvait contenir environ cinquante mille spectateurs, répartis sur le podium, réservé à l’empereur et aux grands personnages, et deux étages de gradins. Le mur était précédé en haut d’une colonnade et, entre les colonnes, se trouvaient encore des sièges. Le Colisée servit aux plaisirs barbares des Romains jusqu’au VI“ siècle environ, i l. .tMuiRsoN,

ciennes institutions de Rome. Les clients étaient des plébéiens qui se mettaient sous la protection de quelque noble patron, moyennant un échange de services. Leurs obligations se rapprochaient beaucouo de celles des affranchis. Ils étaient admis à participer au culte de la famille. Telle est la clientèle primitive. Elle disparut avec la gens, et le terme s’étendit à tous ceux qui offraient leurs services à un personnage riche ou influent. La clientèle devint alors une foule instable et servile sans lien religieux avec le patron, composée en partie de parasites dont la principale occupation est de toucher la sportule, après avoir, le matin, défilé à la salulatio du maître.

LA FAMILLE. — Elle est vraiment la cellule de la société romaine et demeure fortement constituée malgré les atténuations que le temps apporte à la rigueur du pouvoir paternel. A l’origine, ce pouvoir est absolu. Le père possède seul, quel que soit l’âge des enfants. Il peut exposer l’enfant, le vendre, le tuer. Par l’adoption, il peut adjoindre de nouveaux membres à la famille. Jusqu’à Adrien, lorsqu’un des siens a failli, il relève d’un tribunal de famille convoqué et présidé par le père. On a des exemples de ces jugements même sous l’Empire.

La condition de la femme varie un peu suivant le mode du mariage. Le seul reconnu à l’origine est celui qui confère la manus au mari. Alors, la femme dépend entièrement de son autorité. Mais dès la fin de la République, les mariages sans manus sont fréquents. La femme reste en ce cas sous la dépendance de son propre jrère, mais elle a la libre disposition de sa dot et des biens dont

1 U.1 LLUM. — Restes du théâtre. Il est assez b. en conservé pour que I on y distingue. devant les. gradins, 1 orchestre, où s asseyaient les spectateurs de marque, et la scène, dont le fond est indiqué par les deux fûts de colonne encore debout.

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elle hérite. Le divorce était facile et fréquent. D’ailleurs, la femme est considérée, jouit d’une certaine liberté; on l’instruit; elle connaît la vie mondaine. L’idéal de la femme était de veiller à son ménage, de s'occuper de ses enfants, et, comme disent les inscriptions funéraires, de filer la laine, ce qui n’est pas seulement une épitaphe, car on sait qu’Auguste ne porta point de vêtements qui ne sortissent des mains de sa femme ou de ses filles. Mais cet idéal fut plus d’une fois enfreint. A plusieurs reprises, des lois somptuaires intervinrent pour modérer le luxe des femmes, et le nom de Caton est demeuré attaché à l’une d’elles. Cependant, on cite nombre de Romaines qui furent d’admirables mères de famille. Les désordres que flétrissent les satiriques étaient sans doute limités à une partie des classes riches. D’une manière générale, la vie de famille à Rome apparaît digne et non sans charmes.

Lorsque le père reconnaît l’enfant, on suspend à son cou une boule de métal (bulla) , en or chez les riches. Le neuvième jour, on lui donne un prénom qui s’ajoute au nom et au surnom de sa famille. A sept ans, il prend la robe jrrétexte, toge blanche bordée de pourpre qu’il ne quittera, ainsi que la huila, qu’à l’âge de quinze ans pour prendre la blanche toge virile.

L’ÉDUCATION. — Jusqu’à sept ans, l’enfant restait aux mains des femmes. Un esclave pédagogue, ou le père lui-même, lui enseignait les premiers éléments, à moins que dès son jeune âge il ne fréquentât l’école du lïtierator ou maître élémentaire. Puis, il passait chez le grammairien grec ou latin qui proposait de petites compositions, enseignait des notions d’arithmétique, de droit, mais consacrait tous ses soins au commentaire des auteurs qui fournissait l’occasion d’inculquer toutes sortes de notions morales, historiques, géographiques, trop au hasard des lectures, semble-t-il.

L’école du grammairien représente à peu près l’enseignement secondaire jusqu’aux humanités. Celles-ci étaient dispensées chez le rhéteur qui visait surtout à former les jeunes gens à la parole publique, indispensable sous la République, et qui, sous l’Empire, tout en devenant plutôt un dilettantisme, trouvait encore son application devant les tribunaux ou à l’armée. La discipline était cruelle, l’émulation poussée à l’excès. Il y avait beaucoup de concurrence, et, par conséquent, une grande inégalité dans le succès et la fortune des jrrofesseurs. Auguste et Tibère leur ouvrirent l’accès aux honneurs. Aux II® et III® siècles, l’État mit peu à peu la main sur l’enseignement, non pour lui enlever sa liberté, mais pour le favoriser. Vespasien, le premier, accorda une subvention à quelques jirofesseurs ; Adrien multijiha les écoles dans l’Empire au moyen de subventions aux municipalités ou de traitements. 11 créa un Athénée, établissement officiel d’enseignement supérieur. Marc- Aurèle, Alexandre Sévère créèrent des chaires d enseignement technique, de médecine, délivrèrent des bourses d’étude. Ainsi se formèrent des Universités que l’on voit fonctionner un siècle plus tard, où les étudiants sont astreints à de stricts règlements. Ici encore, c’est le Moyen âge qui s’annonce.

LA JOURNÉE D’UN ROMAIN. — Le Romain est mati-

nal. Dès l’aube, les clients vont saluer le patron et recevoir la sportule. Vers huit heures, on prend un repas léger. Toute la matinée est consacrée aux affaires. Comices, tribunaux fonctionnent. On fait des visites, on assiste à des noces. On déjeune vers midi et l’on fait la sieste. L’après-midi est consacrée aux jeux, aux délassements. Le Romain vit beaucoup dehors. On se rencontre, on cause au Forum. La jeunesse s’exerce au Champ de Mars. Les gens graves répondent à la convocation des auteurs et se rendent aux lectures publiques. Puis, tout le monde se retrouve aux Thermes qui, outre le bain, offrent toutes sortes de distractions. Le repas principal est le dîner, qui dure longtemps. On mange couché sur des lits. Chez les riches la soirée se prolonge, le vin circule, des conversations réglées s’établissent entre gens instruits; ailleurs, on introduit danseurs ou danseuses, mimes et bouffons. Sous l’Empire, femmes et enfants demeurent. On est peu nombreux, car les Romains apprécient les réunions intimes.

DIVERTISSEMENTS PUBLICS. — Outre les représentations théâtrales, les jeux étaient variés et nombreux. Ils se multiplièrent SI bien, à l’occasion de fêtes religieuses, d’anniversaires, etc., qu’au milieu du IV® siècle, on ne leur consacrait pas moins de cent trente-quatre jours. Ils étaient organisés par des magistrats, et notamment par les édiles, mais des particuliers en donnaient aussi pour cultiver leur popularité, pour maintenir le souvenir d’un événement important. On sait avec quelle fureur, non seulement la populace, mais presque tout le peuple de Rome aimait ces divertissements, et les plus brutaux n’étaient pas les moins appréciés.

Au cirque, se donnaient les courses de chars et, dès le premier siècle de notre ère, apparaissent les factions, distinguées par la couleur des tuniques et pour lesquelles le public se passionne. Il y avait aussi les courses à pied, les jeux grecs, des chasses, des combats de gladiateurs. L,' amphithéâtre se partage ces derniers avec le cirque. Des condamnés à mort luttaient avec des animaux féroces. On connaît le cri stupide : « Les chrétiens aux bêtes ! » C’est ainsi qu’une foule de martyrs périrent dans le cirque, plusieurs à l’amphithéâtre. Parfois, on mondait l’arène, et des flottes rivales se livraient bataille. Au cirque avait lieu le ludus Trojce, qui consistait en défilés et exercices militaires exécutés par des enfants de bonne famille. C’étaient les plus innocents, mais les préférés étaient ceux où le sang coulait. La férocité s’y donnait carrière. Parfois aussi la pitié gagnait les spectateurs qui, en baissant ou élevant le pouce, fixaient le sort de la malheureuse victime. Le christianisme les fit disparaître.

LA MAISON ROMAINE. — La maison primitive est une cabane en bois et en terre battue, circulaire, dont le toit est percé d’un trou pour laisser échapper la fumée, et telle qu’en offrent l’image

Athlètes. — Mosaïque provenant des thermes de Caracalla (Latran. Musée profane). L athlète du milieu semble être un coureur, les deux autres sont des ougiiistes. Us portent tous les caractères de la profession : petite tête, jambes grêles en comparaison du aéveloppement excessif du torse et des bras. Ll. Alinari.

VILLA RUSTICA. — La maison rustique primitive n’est qu’une ferme, dont la plupart des détails nous sont connus, soit par Vitruve, soit par les agronomes, Caton, Varron, Columelle. Ce qu’il en faut surtout retenir, c’est le soin avec lequel chaque pièce était orientée suivant sa destination et les dimensions calculées selon les nécessités de l’hygiène, tant pour les hommes que pour les animaux. La plus typique des villes conservées est celle de Bosco Reale, sur les pentes du Vésuve, préservée, comme les maisons de Pompéi, par les cendres du volcan. Avec l’introduction du luxe, apparaît la villa urbana, ou maison du maître, tout à fait distincte de la ferme. Tantôt elle voisine avec celle-ci, tantôt elle est simplement une maison de plaisance. La. description détaillée que donne Pline le Jeune de sa maison de campagne est très instructive. Les éléments constitutifs sont les mêmes que dans la maison de ville, mais avec beaucoup plus d’ampleur et les

Palatin. — Ruines du stade, ou arène de forme allongée qui servait aux courses à pied et aux luttes des athlètes. L’attribution en est d ailleurs contestée ; et peut-être n y avait-il là qu’un jardin élégant, entouré, sous Septime-Sévère, d’un gracieux

portique, i l. .Vli.vaki.

des urnes funéraires en terre cuite trouvées aux monts Albains et sur l’emplacement du Forum romain. A l’époque historique, l’habitation ancienne est carrée et comporte une pièce unique avec une ouverture au milieu du toit pour la fumée et qui laisse tomber l’eau de pluie dans une citerne (impluvium) . C’est l’atrium (de ater, noir, parce qu’il est enfumé) . Des cloisons intérieures ménageaient de petites chambres sans portes. Puis la maison s’agrandit : au delà de l’atrium s’ouvrit une pièce plus vaste appelée tahïmum, avec de chaque côté des ailes où les familles nobles gardaient les images des ancêtres. On ajouta un étage pour les chambres à coucher. Telle est la maison proprement romaine. Mais les familles aisées ne s’en contentèrent pas. On créa le type dit grécoromain : à la maison précédente en fut accolée une autre distribuée de même, mais où l’atrium était remplacé par une cour à colonnades ornée d’un bassin et plantée de fleurs, le peristylium, autour duquel étaient disposées des pièces particulières, salle à manger, etc. La première partie de la maison, donnant sur la rue, était ouverte aux visiteurs, surtout le tablinum, la seconde réservée à la famille. Des stucs, des placages de marbre, des peintures décoraient les murs, des mosaïques couvraient le sol. Tout cet ensemble était gai et avenant, comme à Pompéi. Au fond était un jardinet dont l’exiguïté était corrigée par une perspective en trompe-l’œil. Sur la rue s’ouvraient des boutiques (tabernee) . Les villas les plus riches s’encadraient de vastes jardins parfaitement soignés. Des variantes de détail modifient, suivant les provinces, ce type général.

Il va sans dire que la foule prolétarienne ou modeste n’était pas si bien logée. Elle s’entassait en de hautes maisons louées par appartement, souvent surélevées d’étages en bois, aliment offert aux incendies.

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affinemi-nts que permet un plus grand espace : il y a salles à manger, chambre;, à coucher, cabinets d’étude pour l’hiver et pour l’été; des tours [)ermettent de jouir de la vue, des galeries s’ouvrent aux c ollections. Les jardins, sont disposés symétriquement, avec des perspectives, et c’est d’eux que dérive le jardin français dont Versailles est le type accompli. l\îais, en outre, les portiques, les grottes, les cryptoportiques ou passages souterrains, y sont multipliés, de façon que l’on puisse s’abriter de la pluie et du soleil, respirer l’air à couvert. Tout cela existe encore, plus ou moins bien conservé, à la villa d’Adrien, près de Tivoli. Les fouilles de Martres-Tolosane ont mis à jour les bâtiments d’un grand domaine gallo-romain où la villa urbaine s’ornait de tous les agréments de l’art et du luxe, tandis que les bâtiments rustiques rassemblent les meilleures conditions d’une vaste exploitation agricole.

LES VILLES. — ÉDIFICES PUBLICS. — Si l’on jette

un coup d’œil sur le plan des villes romaines d’Afrique, par exemple, on est frappé de leur ressemblance. Elles ont été conçues d’après un plan uniforme. Deux grandes voies les coupent du nord au sud et de l’est à l’ouest; les autres rues les partagent comme un damier. Elles rappellent le camp romain. Ce sont des villes artificielles. Tout autres apparaissent celles qui se sont développées spontanément. A Rome, les rues étaient irrégulières, étroites, tortueuses, les façades empiétaient au hasard sur la chaussée, les petits marchands les encombraient de leurs étalages au point de rendre la circulation difficile. Cette irrégularité, cette étroitesse avaient du moins l’avantage de préserver du soleil, du vent, de la poussière, si gênants sous les climats chauds.

Fontaines et bassins étaient prodigués.

La vie publique se concentrait au FORUM, à l’origine simple lieu de marché. Celui de Rome était bordé de basiliques, de temples, et, jusqu’à l’encombrer, d’arcs de triomphe et de statues. Il en était plus ou moins de même dans toutes les grandes villes.

Le TEMPLE romain dérive du temple grec et du temple étrusque, qui en diffère surtout en ce que la terrasse (podium) qui le supporte n’a de degrés qu’à la face antérieure et que la cella était divisée en trois chambres abritant chacune une des divinités de la triade, ainsi qu’on le voit au Capitole. Le temple n’était pas un lieu de prière, mais la demeure du dieu. L’autel des sacrifices était placé en dehors et en avant de l’édifice. Certains temples, comme ceux de Vesta, étaient ronds et voûtés comme le Panthéon.

La BASILIQUE était une grande salle allongée à une, trois ou cinq nefs et servait de heu de réunion.

Au fond, était une tribune où siégeaient les tribunaux. Le Sénat pouvait y tenir séance, les banquiers y dressaient leurs tables mobiles, les enfants y jouaient à la marelle. De la basilique dérive toute l’architecture chrétienne.

Les THERMES, d’abord très simples et faisant partie de l’habitation, atteignirent, lorsqu’on en bâtit de publics, une incroyable magnificence. Ils comportaient essentiellement une étuve sans baignoire, une salle chaude avec baignoires d’eau chaude (caldarium) , une salle froide avec piscine (frigidarium) .

On y passait successivement dans cet ordre. Puis on se faisait masser et oindre. On se déshabillait dans une salle spéciale où les vêtements étaient déposés dans de iretites cases. En dépit de la surveillance, les voleurs y avaient beau jeu. Des jardins, des salles de lecture, de musique, de restaurant, de jeux, des |iromenoirs, s’y ajoutèrent.

Les Romains faisaient des thermes leur séjour favori.

I rois sortes d’édifices : les théâtres, les cirques, les amphithéâtres étaient destinés aux s|>ectacles.

Le THÉÂTRE romain fut longtemjjs construit en bois et temporaire. Pompée éleva avec une grande magnificence le [iremier théâtre en pierre. Le public prenait place sur des gradins demicirculaires, divisés en plusieurs sections et couronnés par un portique. L’es¬

pace libre entre les gradins et la scène ou orchestre était garni de fauteuils occupés par des personnages importants. La scène était constituée par un plancher limité par un mur de fond décoré de colonnes et de statues et percé de tiois portes, pour 1 entrée des acteurs. Derrière régnait un portique.

Le CIRQUE était un long rectangle, dont les extrémités étroites étaient courbes. La piste était séparée en deux par une sorte de terrasse, la spina, qui supportait les signaux et des statues. En avant de la spina, du côté opposé aux écuries, se dressait la borne (meta) où les conducteurs devaient éviter de briser leur char tout en la tournant au plus près.

Les AMPHITHEATRES, de forme elliptique, étaient entourés de gradins, disposés à peu près comme ceux du théâtre, et où l’on avait accès par des escaliers intérieurs dont le débo'uché s’apjaelait Vomiloire. Un mur assez élevé, quelquefois un fossé plein d’eau, protégeait les spectateurs contre les attaques des bêtes féroces.

Enfin, de petits édifices, nommés odéons, servaient aux concerts et aux lectures publiques. Des arcs de triomphe de différents types, des portes monumentales rappelaient les succès militaires ou donnaient accès aux grandes villes. Celles-ci étaient entourées d’une enceinte fortifiée avec des tours, dont le mur d’Aurélien à Rome est le plus parfait spécimen subsistant.

Des AQUEDUCS amenaient l’eau d’aussi loin qu’il le fallait, et leurs majestueuses arcades donnaient aux paysages voisins des villes une originalité dont on peut juger encore aujourd'hui autour de Rome. Le pont du Gard est un de ces aqueducs.

Assez nombreux sont les ponts romains qui existent encore. Ils ont parfois la forme d’un dos d’âne.

Les ROUTES romaines peuvent être rangées au nombre des constructions, car leurs grandes dalles reposent sur un ht profond constitué par plusieurs couches de pierre et de béton dont la solidité a défié les siècles. Elles étaient impitoyablement rectilignes, franchissant les vallées ou passant sous des montagnes par des tunnels comme celui du Pausilippe. Toutes les grandes voies aboutissaient à Rome. Des bornes milliaires portaient les indications nécessaires.

Tels sont les principaux monuments et ouvrages d’utilité publique, mais il y en avait encore beaucoup d’autres.

LES FUNÉRAILLES. — LES TOMBEAUX. — Après

la mort, on lavait et parfumait le corps pour retarder la décomposition, puis on le revêtait de la toge et de ses insignes s’il y avait lieu, on l’exposait sur un lit et on brûlait des parfums, tandis que

les parents et les amis apportaient des couronnes de fleurs. Le cercueil, précédé de musiciens et de pleureuses, était mis en marche le lendemain, suivi du cortège en habits de deuil. On brûlait le corps, l’inhumation primitive ayant été à peu près délaissée. Les cendres étaient recueillies dans une urne que l’on déposait dans le tombeau, ou, s’il s’agissait de petites gens appartenant à uii collège, dans un columbarium. Anciennement, l’inhumation avait lieu dans la maison même, puis il fut interdit d’enterrer dans la ville, et les tombeaux s’alignèrent le long des grandes voies, plus ou moins somptueux, suivant la richesse de la famille. Les familles nobles faisaient accompagner le cortège par les figures de cire des ancêtres, par des bouffons, dont l’un imitait l’allure et le costume du défunt, dont l’éloge était prononcé au Fo rum, où le convoi s’arrêtait le temps nécessaire. Le neuvième jour, avait heu un banquet funèbre qui se renouvelait aux anniversaires. Le deuil le plus long durait huit mois.

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