MAUSOLÉE DE SAINT- REMY DE PROVENCE
Cet élégant monument funéraiie ou II® siècle de notre ère) se compose de trois étages dont le dernier, formé par circulaire surmontée d’un cône, abrite les statues des personnages ensevelis. La base et l’architrave du deuxième étage
sculptures. (Hauteur totale : 18 mètres.) cl. culett*.
une colonnade sont ornées de
HISTOIRE GÉNÉRALE. 1. — Il
PoMPÉl. — Thermes de Stables. Ils dataient du temps des Osques et furent plus tard agrandis et ornés. La pièce ci-dessus était un vestiaire, et les niches servaient à déposer les vêtements. Le décor est en stuc peint. Cl. Urobi.
porté trois mille hommes, mille par tribu. En divisant la population en cinq classes suivant la fortune, Servius Tullius brisa ce vieux cadre. Les prolétaires étaient exclus de l’armée, les plus riches servaient dans la cavalerie. Jusqu’alors, par sa formation, la légion se rapproche de la phalange.
Avec Camille, qui la partage en manipules, unités tactiques, elle devient plus mobile. En première ligne sont les plus jeunes, hasials; en deuxième, les princes; en troisième, les plus vieux, iriaires. Ils diffèrent par l’armement. Des soldats armés à la légère sont répartis entre les manipules. Camille établit la solde. Sans supprimer la distinction précédente. Mari us divisa la légion en dix cohortes, unités tactiques de trois manipules à deux cents hommes, plus la cavalerie, partagée en dix larmes de trente cavaliers. Cette division subsista sous l’Empire, sauf quelques différences pour la cavalerie.
Le nombre des légions alla croissant. On en levait deux par an du temps de Servius; la fin de la République en trouve cinquante sur pied. Auguste établit la permanence, devenue nécessaire, et, à sa mort, on comptait vingt-cinq légions. Elles furent plus nombreuses par la suite. Le roi, puis les consuls, et s’il y avait plus de deux armées, des préteurs, les com.mandaient ; quand il y eut des armées de province, les gouverneurs en furent les chefs. La légion était sous les ordres de six tribuns militaires, sénateurs ou jeunes chevaliers, commandant alternativement, puis d’un légat, sous l’Empire. Ensuite venaient les centurions, un par manipule puis par cohorte, les optiones ou lieutenants, des porte-enseigne, des sous-officiers.
Chaque légion était renforcée d’auxiliaires en nombre égal aux légionnaires, et qui finirent par fournir toute la cavalerie, empruntée aux alliés et aux colonies latines; des Romains les commandaient. Chaque légion constituait un organisme complet. Il n’y avait pas de corps spéciaux. Le service de santé était bien organisé. Les volontaires parurent avec la réforme de Marius. Sous l’Empire, toute l’armée fut composée de volontaires qui s’engageaient pour vingt ans. Grâce à la solde, au butin, aux distributions de terres, le métier militaire était lucratif. Adrien institua le recrutement local. Il y eut d’abord une armée d’Orient et une armée d’Occident, puis une par province. Elles étaient cantonnées aux frontières. A partir d’Auguste, Rome eut une garnison, dont l’origine est la cohorte prétorienne, garde du général. On sait quel rôle jouèrent les prétoriens sous l’Empire. Auguste créa aussi les cohortes urbaines et les vigiles, ceux-ci chargés de l’ordre public et du service d’incendie, et quelques autres corps particuliers.
LES ARMES. — Le casque en cuir ou en métal, le bouclier, la cuirasse, les jambières, étaient les armes défensives; le javelot, la pique, le glaive espagnol après la deuxième guerre punique, étaient les armes offensives. Le bagage, outils de campagne et vivres, fort pesant, était suspendu à une perche. Les enseignes étaient des figures d’animaux, l’aigle à partir de Marius, et pour la cavalerie, un étendard.
La Grèce et l’Orient enseignèrent aux Romains l’usage des machines et des travaux de siège. Le bélier était une poutre armée dont on battait les murs, la faux murale en arrachait les pierres,
la catapulte, la balisle, l’onagre lançaient soit des pierres, soit des traits et des flèches enflammées. Des terrasses, des tours en bois, des mines, servaient aux sièges.
LE CAMP. — Une armée en marche campait chaque soir. L enceinte, composée d’un fossé, d’un retranchement, d’une palissade, était plus ou moins forte, suivant que l’on manœuvrait, marchait, ou que l’on était près de l’ennemi. Le carré ainsi formé était partagé par des chemins parallèles en espaces rectangulaires, et le quartier général ou prétoire était situé à la jonction des voies principales dirigées sur quatre portes, une par côté. L’ordonnance était toujours la même : chacun savait où se placer.
Pour les armées résidentes, des camps permanents étaient établis sur le même plan, mais des constructions plus stables remplacèrent les tentes.
LES PEINES ET LES RÉCOMPENSES. — Les châtiments étaient la dégradation, les verges, la peine cajiitale. Des décorations, telles que colliers, bracelets, médailles, stimulaient le zèle des soldats; des couronnes, celui des généraux et des officiers. Des terres étaient attribuées aux soldats retraités.
La plus glorieuse récompense réservée aux généraux était le triomphe, où, suivi de l’armée, des prisonniers de marque, du butin, le vainqueur, dans un appareil magnifique, allait sacrifier au Capitole.
L ARMÉE AU IV® SIÈCLE. — Elle a perdu tout caractère national; des Barbares remplacent les Romains et les Italiens et parviennent aux plus hauts grades. La légion composée d’habitants de l’Empire est réduite à 1 500 hommes et le service est une forme de l’impôt, les soldats étant obligatoirement fournis par les propriétaires. L’armée est commandée par deux, puis par huit magistri militum; certains corps (Umitanei) gardent la frontière, d’autres {palatini) sont répartis à l’intérieur. Cette armée de métier est brave, trop peu nombreuse, insolente en ses prétentions.
LA MARINE. — Elle ne joua, sauf exceptions, qu’un rôle secondaire. Le service en était peu recherché. Auguste rendit les flottes permanentes, chacune avec une zone d’action déterminée. Durant la période conquérante de son histoire, Rome eut toujours soin d’insérer parmi les clauses des traités la réduction des flottes adverses.