‹ Histoire Générale des peuples de l'antiquité a nos joursChapitre 201 sur 344 · I. LE SAINT- EMPIRE ROMAIN GERMANIQUE · texte numérisé non relu

I. LE SAINT- EMPIRE ROMAIN GERMANIQUE

LES DERNIERS CAROLINGIENS ET LES DUCHÉS D’ALLEMAGNE. — Le roi que les Bavarois s’étaient donné en 887 et que les autres Allemands acceptèrent l’année suivante était un bâtard carolingien, Arnulf, duc de Bavière. Énergique et ambitieux, Arnulf ne se contenta point des pays entre le Rhin et l’Elbe, la mer du Nord et les Alpes. Le Carolingien de France, Charles le Simple, lui prêta hommage; les Lorrains acceptèrent pour roi un de ses fils, et, après deux expéditions au delà des Alpes, deux véritables invasions barbares (894 et 896) , il se crut roi d’Italie et empereur. Mais les Italiens refusèrent de lui obéir dès qu’il fut rentré en Germanie, et, pour punir feu le pape Formose de l’avoir appelé et couronné empereur, ils déterrèrent son cadavre, puis, après jugement, le firent jeter au Tibre. Arnulf était bien incajïable de se venger. Il ne jïouvait, en vérité, comjïter que sur ses Bavarois; les autres Allemands, les Saxons surtout, jiaraissaient tout à fait indépendants sous leurs ducs nationaux. Au début de son règne, il avait pu vaincre les Normands sur la Dyle, mais, pour défendre la Bavière menacée par les Slaves de Bohême, il est bien |)robable, malgré les dires des historiens allemands, qu’Arnulf apjïela les Magyars ou Hongrois, des barbares païens dont les hordes, dejiuis quelque temiïs déjà, rôdaient aux frontières de l’Europe chrétienne.

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