ŒUVRE DE LA MAISON DE MACÉDOINE
Au moment où Basile L’’ montait sur le trône, tout l’État était à reconstituer. Le nouveau souverain avait les qualités d’énergie et d’intelligence nécessaires pour cette tâche : il sut, en ses vingt ans de gouvernement (867-886) , rétablir à la fois les affaires de la monarchie et, par le prestige des services rendus, assurer la fortune de sa maison. Son fils, Léon VI (886-912), dont le règne a, pour l’histoire administrative de l’Empire, une importance essentielle, poursuivit avec la même ténacité la consolidation de la dynastie. Assurément, au X® siècle, pas plus qu’autrefois, Byzance ne fut exempte de révolutions. A plusieurs reprises, des usurpateurs heureux s’assirent sur le trône. Mais aucun d’eux n’osa écarter formellement les héritiers légitimes de Basile L’’, et, finalement, le trône revint tout naturellement au représentant de la famille de Macédoine, le grand empereur Basile II (976-1025).
Il se trouva, par ailleurs, que, les usurpateurs aussi ayant été des hommes éminents et des généraux illustres, l’Empire fut, pendant près de deux siècles, gouverné par une succession de souverains remarquables, et que la politique byzantine eut une unité de vues et une fermeté de direction que, depuis longtemps, elle ne connaissait plus. Aussi, les empereurs de la dynastie de Macédoine donnèrent-ils à la monarchie une merveilleuse expansion et une prospérité admirable. Et si, dès ce moment, des causes latentes de faiblesse minaient cette prospérité, on doit remarquer pourtant que ce n’est qu’après la mort de Basile II qu’elles se manifestèrent dangereusement. La dynastie de Macédoine, finissante, laissa l’Empire en proie à une longue anarchie (1057-1081), mais elle ne lui en avait pas moins auparavant donné un éclat incomparable.