VII. LES SCIENCES. L’ENSEIGNEMENT
(( Pour toute pensée occidentale, ignorer son Moyen âge, c est s’ignorer elle-même; c’est peu de dire que le XIII® siècle est près de nous, il est en nous. » Ainsi s’exprime le plus récent historien de la philosophie médiévale (3), et le Moyen âge a, en effet, déployé dans tous les domaines, avec des qualités et des défauts, une activité qui ne permet pas de le considérer comme une période de torpeur intellectuelle.
PHILOSOPHIE ET THÉOLOGIE. — Puisque la pensée philosophique se meut nécessairement à toute époque, dans un monde donné, ce monde, en un temps aussi profondément chrétien que le
(1) Il fit son éducation musicale à Saint-Maur-les-Fossés. Des érudits al. emands et. après eux. D. Germain Morin, ont établi l’origine française de ce bénédictin.
(2) C'est la première strophe de 1 hymne des vêpres de Saint-Jean-Baptiste ciui a servi à désigner les notes de musique : Gui d’Arezzo lit choix, à cet effet, des syllabes qui marrjuaient une élévation de ton : Ui queant Iaxis, Kesonare fibris. Mira gestorum, famuli tuorum, So/ve polluti Labii reatum, Sancte loannes. La dernière note de la gamme restait innomée : on combla plus tard cette lacune au moyen des initiales des mots Sancte loanncs (Si).
(3) Étienne Gilson, t.a Philosophie du Moyen âge.
Clermont-Ferrand. — Chapiteau roman de Notre- Dame-du-Port (fin du Xl“ siècle). Cl. Neüki>ei.\.
Moyen âge, ne peut être que celui de la foi. Ainsi que le fait encore remarquer le même auteur, la réflexion part du dogme et s’exerce sur lui, d’autant que ce sont presque exclusivement les clercs qui s’occupent de philosophie: celleci devient la servante de la théologie [ancilla théologies), que Roger Bacon d’ailleurs appelle la reine des sciences (dominatrix aliamm scientiarum)\ la philosophie éclaire l’esprit qui cherche l’intelligence des dogmes imposés à sa foi {jides quœrens intellectum de saint Anselme).
Ea philosophie médiévale a pour nourrice et éducatrice la philosophie grecque : Platon, Aristote, les néoplatoniciens, qu elle découvre peu à peu et s’assimile. Jean Scot Êrigène, mis par Charles le Chauve à la tête de l’école palatine, puis appelé par Alfred le Grand à Oxford, représente les idées platoniciennes et influe sur la théologie mystique en traduisant du grec les écrits du pseudo- Denis l’Aréopagite.
C’est de Platon que s inspirent les réalistes, qui, avec saint Anselme, le grand abbé du Bec, archevêque de Cantorbéry (1033-1109), attribuent aux universaux (c’est-à-dire aux idées de genre : humanité, animalité, etc.) une réalité indépendante de l’individu ( 1 ).
Maisaux réalistess’opposent les nomirralistes, qui ne reconnaissent de réalité qu aux individus et regardent les universaux comme de simples noms, comme des mots qui servent à désigner un ensemble d’individus. Roscehn exagère cette doctrine et, l’appliquant à la Trinité, se fait condamner (1092) comme hérétique en paraissant faire des trois personnes divines trois dieux distincts. Guillaume de Champeaux, qui pousse le réalisme à l’extrême, tombe dans l’excès contraire et aboutit à une sorte de panthéisme. Abélard (1079-1142) cherche un moyen terme dans le conceptualisme, qui, en ne reconnaissant d’existence à l’universel que dans la réalité individuelle, lui attribue néanmoins une valeur propre comme conception de l’esprit. Abélard est d’ailleurs un esprit hardi qui, non seulement fait de la raison l’auxiliaire de la foi, mais dans les matières étrangères à la foi fait du doute le fondement de la connaissance. Au fond, le problème des rapports entre la raison et la foi, c’est toute l’histoire de la philosophie médiévale.
La dialectique aristotélicienne atteint un degré de subtilité qui finit par discréditer la scolastique. Mais, au Xtifl' siècle, grâce à l’Espagne, à qui son contact avec les Arabes a permis de connaître leurs commentaires d’Aristote; grâce à l’archevêque de Tolède, Raimond, qui fait traduire l’Arabe Averrhoès et le Juif Moïse Maimonide, les grands traités d’Aristote pénètrent dans le monde occidental : le (( Philosophe )) exerce une action considérable sur la pensée philosophique et théologique ; on le proclame « le précurseur du Christ dans les choses naturelles ». Le génie d’Albert le Grand, dominicain de Cologne, évêque de Ratisbonne (1193-1280), commence aussi de distinguer la philosophie de la théologie. Saint Thomas d Aquin, son illustre disciple (1226-1274), commentant à son tour Aristote, établit le plus puissant système théologique et philosophique du Moyen âge; la Somme du « docteur angélique », comme on l’appelle, est la base fondamentale de l’enseignement catholique et a été reconnue comme
(1) Saint Anselme est aussi l’auteur du célèbre argument qui tire une preuve de l’existence de Dieu de ce fa.t que concevoir l Être parfait comme inexistant est contradictoire, pu sque 1 existence même est une perfection (argument ontologique'.
telle de nos jours par Léon Xlll. « Les limitations qu’il oppose à 1 usage de la raison en matière de théologie témoignent chez lui, dit encore Gilson, d un progrès décisif vers la connaissance du pouvoir propre de la raison. »
Sous l’influence de l’averrhoisme, Siger de Brabant (1235-1281), que combat saint Thomas, pousse 1 aristotélisme à des conséquences extrêmes qui le font condamner en 1277. Dans l’école franciscaine, Alexandre de Haies, le « docteur irréfragable » (1180-1245); saint Bonaventure, le « docteur séraphique » ( 1 221-1 274), sont les grands noms de la théologie et de la philosophie. Le dernier ne fait qu’une part restreinte à l’aristotélisme; il est, d’ailleurs, un des représentants les plus éminents de la théologie mystique qui, à l’école du pseudo- Denis 1 Aréopagite et de saint Grégoire, prétend conduire l’âme à la connaissance pratique de Dieu par la contemplation. Avant lui, cette tendance avait eu des maîtres illustres dans Hugues et Richard de Saint-Victor et surtout dans saint Bernard de Clairvaux.
A côté des grandes controverses philosophico-théologiques qui occupent la pensée médiévale et qui préparent la voie à la philosophie moderne, la littérature théologique nous offre toute une série d’œuvres ; commentaires de l’Ecriture sainte, dont on recherche, à la suite de saint Paul, de saint Grégoire et des Pères, outre le sens obvie, les sens allégorique, m.ystique et moral ; commentaires des Pères: chaînes [catence) de l’Ecriture et des Pères (le fameux Livre des sentences de Pierre Lombard, évêque de Paris en 1158, en est un exemple) ; exposés doctrinaux, sermons, traités moraux, traités liturgiques (comme le Rational, de Guillaume Durand), etc.
Les Sciences. — Par défaut des méthodes qui ont permis les grandes découvertes scientifiques et auxquelles ne pouvait suppléer l’ingéniosité du raisonnement, les savants du Moyen âge ne parvinrent qu’à des résultats de détail, mais qui établissent nettement la valeur de leur activité intellectuelle. Pour Hugues de Saint-Victor, un représentant de l’école mystique, chercher la science, c’est être saint.
La construction des grands édifices qui couvrirent l’Europe, du X® au XIII® siècle, suppose une remarquable précision dans les calculs des architectes. Or, une simplification précieuse avait été introduite dans les mathématiques par Gerbert, qui imagine les chiffres dits arabes, à l’exception du zéro, et à qui, d’autre part, on fait honneur.
Saint-Gilles (Gard). — Fragment du portail -, roman provençal du XII' siècle.
Cl. üniAUDüN.
By ~ . ■ i . .
Reims. — Un apôtre, figure et bas-relief décorant la paroi intérieure de la façade occidentale de la cathédrale (XIII° siècle). Cl. Nei’rdein.
LE HAUT MO'i LN AGE
Ibl -
Scènes de la vie de sainte Radegonde, fondatrice du monastère de Sainte-Croix, à Poitiers. — Vitrail du
XIII' siècle à 1 église Sainte-Radegonde de Poitiers.
en horlogerie, de l’invention des roues et de la substitution des poids à l’eau.
Au XI U siècle, les Arabes, fondateurs des universités de Grenade et de Cordoue, étudient les oeuvres scientifiques des anciens et font connaître les Éléments d’Euclide. Ils ont reçu des chrétiens de Syrie les trésors de la science grecque et hindoue : ils les transmettent à 1 Occident: grâce à des traductions entreprises notamment en Espagne, Hermann le Dalmate faitconnaître le planisphère de Ptolémée (1 183), Gérard de Crémone traduit VAlmageste (1173); de 1220 à 1228, Léonard Filonacci, dit Léonard de Pise, expose, avec une rigoureuse clarté, la géométrie, l’arithmétique et l’algèbre, et Jean deSacro Bosco (Holywood) donne, outre son Algorithme, un traité de la sphère. Sous le nom de Tables alphonsines, une commission d’astronomes, maures et chrétiens, élabora, sur Tordre d’Alphonse X de Castille, la révision des tables de Ptolémée.
Au XI® et au XII® siècle, les marins italiens appliquent à la navigation les propriétés de l’aimant et inventent la boussole. Les connaissances géographiques s’étendent et le zèle des missionnaires y contribue largement. Ce sont des moines irlandais qui abordent les premiers en Islande, où l’ardeur aventureuse des Vikings normands a ouvert, au IX® siècle, 1 ère de la colonisatiOT, et d’où partent les navigateurs qui, au X® siècle, découvrent le Groenland. Dès l’époque carolingienne, les pays du nord de l’Europe commencent à entrer dans 1 orbite de la civilisation occidentale, et, au XII® siècle, Adam de Brême en tente la première description géographique. Au XIII® siècle, dominicains et franciscains s’élancent à la découverte de l’Asie centrale et orientale.
Ee dominicain Ascelin va jusqu’au Turkestan ; un frère mineur, jean de Plan Carpin, pénètre jusqu’à Karakorum, au centre de l’Asie (1244-1246), et c’est un autre franciscain, Guillaume de Rubrouck, que saint Eouisenvoieà Karakorum ( 1 253- 1 255). Bientôt, Marco r^olo pénètre en Chine et dans 1 Asie méridionale (1271- 1295), et, à la fin du XII I® siècle, un évêché est fondé à Pékin par le franciscain jean de Montcorvin.
Réserve faite des pratiques cabalistiques qui n’ont rien de commun avec la recherche scientifique, l’alchimie n est pas sans conduire à des obseivations précieuses, sans aboutir à la connaissance de procédés utiles et de certaines réactions chimiques. On attribue à Roger Bai m 1 invention de la poudre, à Albert le Grand la rév. lation de dérivés de l’acide azotique, et c’est Arni-ud de Villeneuve i 1240-1311) qui, le premier, m- ntionnc 1 alcool et 1 acide sulfurique.
Ea médfrine emploie et emploiera longtemps encore ri-> tli - • mpinques ou grossières; mais elle est étui!. , . . .-it à Salerne, près de Naples, et au .Mont¬
er an. Au XIII® siècle, la dissection, abandonnée
depuis Galien, est pratiquée de nouveau par Lanfranc de Milan et Guillaume de Salicate, et Ton insensibilise les malades dans les opérations chirurgicales. Le contact des Arabes contribue beaucoup à l’avancement des études, uniquement basées avant eux sur la thérapeutique gréco-romaine, et ce sont des juifs qui introduisent à Montpellier l’enseignement médical.
11 est digne de remarque que.
au siècle même de leur institution, les deux ordres de Saint-Dominique et de Saint-François, avec Albert le Grand et Roger Bacon, sont au premier rang dans le travail scientifique, comme ils le sont, avec saint Thomas d Aquin et saint Bonaventuie, dans le domaine théologique.
Albert le Grand, maître de saint Thomas, si savant que la tradition populaire en a fait, comme jadis de Gerbert, une sorte de magicien, marque surtout dans le domaine des sciences naturelles, n’acceptant pas les yeux fermés les assertions et les fables des savants de l’antiquité.
Le franciscain Roger Bacon (1214- 1294) est plus profond encore et plus universel. Ce savant, qui connaît l’arabe, l’hébreu, le grec et songe à retrouver la langue primitive, fonde l’optique théorique, formule les lois de la réfraction et de la réflexion de la lumière, décrit le phénomène de Tarc-en-ciel et tente de l’expliquer; il envisage une refonte du système de Ptolémée ; il demande la réforme du calendrier julien; et, s’il a réellement inventé la poudre, il a préparé une évolution dans Tart militaire.
Entre les livres encyclopédiques, où quelques savants voulurent résumer la substance des connaissances humaines, le plus remarquable sans doute est celui de jean de Beauvais : \e spéculum majus présente en trois « miroirs » (naturale, doctrinale, historiale) tout ce que pouvait savoir un contemporain de saint Eouis.
L’ENSEIGNEMENT. — Le mouvement intellectuel et scientifique a son centre principal, au XIII® siècle, dans l’Université de Pans. Auparavant, et sans parler des écoles élémentaires paroissiales, les grandes écoles cathédrales et monastiques se disputent la faveur des étudiants. Gerbert s’est formé à l’école d’Aurillac et a été, au X® siècle, une des gloires de l’école de Reims, où saint Bruno, le fondateur des Chartreux, remplira les fonctions d’écolâtre. Au XI® siècle, Chartres avec Fulbert, Tabbaye du Bec avec Lanfranc et saint Anselme, Laon avec un autre Anselme, jettent un vif éclat. Ces écoles attirent respectivement des étudiants de toute l’Europe chrétienne, et, l’unité de foi créant un véritable internationalisme, on voit
SaiNT-SaVIN (Vienne). — Les funérailles d’Abraham (peinture murale d
Abraham avec son serviteur et Rébecca à la fontaine. — Miniature de l’école parisienne (Psautier de saint Louis; deuxième moitié du XIII' siècle).
maîtres et élèves aller de ville en ville pour enseigner ou pour apprendre. On n’entend pas parler ici de ces écoliers vagabonds qui passent les meilleures années de leur vie en promenant partout leur turbulence et leurs vices, mais de ceux qui vont à la recherche des maîtres renommés. Et parmi ces maîtres, ceux qui se déplacent ne sont pas seulement des religieux, les Alexandre de Ha'.es, les Albert le Grand, les Thomas d’Aquin.
que le vœu d’obéissance conduit là où les appellent leurs supérieurs. Les maîtres séculiers, eux aussi, quittent parfois une école pour une autre. Au surplus, il n’est pas rare que les fondations nouvelles se fassent avec le concours de professeurs en exercice dans d autres établissements : quand Alphonse VIH institue l’Université de Placencia, c’est à des professeurs français et italiens qu’il s’adresse.
Paris est, au XII*^ siècle, la « nouvelle Athènes », comme l’appelle Alexandre Neckam, un Anglais venu pour y enseigner.
En se groupant avec les étudiants libres, les maîtres licenciés qui professent aux environs du Petit-Pont forment la corporation {uniüersHas) d’où est sortie, semble-t-il, l’Université de Paris. La nouvelle institution, la première en date des universités européennes, apparaît sous ce titre en 1208 ; mais, dès 1200, Philippe Auguste a soustrait maîtres et écoliers à la juridiction du prévôt de Paris, et, dès 1215, le légat Robert de Courson donne à 1 Université sa loi constitutive, fixe l’âge et les conditions exigibles pour enseigner. Une bulle de 1231 limite l’autorité du chancelier du chapitre de Notre-Dame sur l'Université et lui enlève le droit de refuser arbitrairement la licence à un candidat proposé par la majorité des maîtres. Le pape consacre aussi la répartition des maîtres et des étudiants entre quatre facultés : théologie, médecine, jurisprudence et arts (I).
La réputation des maîtres de Paris est telle qu’en 1205, l’empereur de Constantinople Baudouin sollicite l’envoi de quelques-uns d’entre eux dans sa capitale pour y organiser l’enseignement. Mais c’est sous saint Louis que l Université, dont les privilèges ont favorisé le développement, parvient à son apogée et que son organisation intérieure se dessine avec précision. Elle est alors divisée en quatre
(1) Les arts, ce sont les sept arts libéraux, comprenant le trivium (logique, rhétorique et grammaire) et le quadrivium (arithmétique, géométrie, astronomie et musique .
facultés (théologie, arts, droit canon et droit civil, médecine) ; la faculté des arts, qui était prépondérante, comprenait elle-même quatre o nations » (Erance.
Picardie, .Normandie, Allemagne I ) dans lesquelles les étudiants se classaient suivant leur heu d’origine.
Les écoles, après avoir relevé du chancelier de Notre-Dame et vécu à l’ombre de ses tours, émigrent, au XIlP siècle, de la cité dans les territoires hospitaliers de l’abbaye de Sainte-Geneviève et fondent le « quartier latin ». Comme les étudiants sont souvent de pauvres hères, des âmes charitables se préoccupent de faire des fondations à leur profit. Un Anglais, du nom de Josce, fonde à l’Hôtel-Dieu une rente pour entretenir dix-huit clercs écoliers ; c’est le Collège des Dix-huit. En 1257, le chapelain du roi, Robert de Sorbon, institue le Collège de Sorbonne, pour seize maîtres ès arts aspirant au doctorat en théologie. Le Collège du Trésorier, fondé par l’archevêque de Rouen, Guillaume de Saana, a’ors qu’il était trésorier de l’église cathédrale; celui de Cholet, dû à la générosité du cardinal Jean Cholet, furent autant d’exemples heureusement suivis.
L’Université de Paris assura plus particulièrement la formation intellectuelle de l’Europe, mais d’autres studia generalia (2) dispensent l’enseignement avec succès. Plusieurs de ces grandes écoles n’ont pas de titre de fondation connu. D’autres sont créées par des souverains : telle 1 Université de Naples, définitivement constituée par Erédéric IL mais qui par ses origines remonte au Normand Roger et où saint Thomas d’Aquin enseigna la théologie. D’autres enfin doivent leur existence à l’Eglise (Toulouse, Rome) ou au concours des deux pouvoirs (Lisbonne).
L’Université fondée à Rome par Innocent IV fait, à côté du droit et de la théologie, une place particulière aux langues orientales, et une pensée analogue inspire à Alphonse le Sage la fondation, à Séville, d’une Université pour l’étude du latin et de 1 arabe (1254).
Pour la médecine, l’Ecole de Salerne, si fréquentée au XR et au
(1) La nation d'Allemagne porta d’abord le nom de nation d'Angleterre: mais, pendant la guerre de Cent ans, le nom de l’Angleterre fut remplacé par celui de l’Allemagne. A l’Université de Bologne, on distinguait les Cismontains et les Transmontains.
(2) Le mot universiias désigne la corporation universitaire ; le nom scientifique de l’établissement est studium generale.
Coffret en argent dit de Thomas Becket. — Trésor de Notre- Dame de Paris. Cl. Nki rdfin.
Une opération chirurgicale au xiiP siècle: Extraction de la pierre. — .Miniature d’un manuscrit de la Cirursia magisiri Rolandi, 1 un des traités les plus célèbres de I époque. — Bibliothèque Casanatense, Rome.
La .mandragore. — Cette plante, fort employée en médecine, détenait, disait-on. des pouvoirs maléfiques à cause de sa ressemblance prétendue avec 1 être humain. ■ — Figure d un herbier du IX' siècle conservé à la bibliothèque de Lucques.
Le bain au .Moyen âge, min ature empruntée au traité De virtutibus halneorum. par Pjerre d Eboli, poète sicilien mort en 1193, sur les bains de Pouzzoles. fameux dès 1 antiquité. — Ms. 1474 de la Bibliothèque Angelica. Rome. XllF' siècle.
LE HAUT MO'i EN AGE
GuilhIERMOZ (P.), Essai sur l’origine de la noblesse en France au Moyen âge (1902). — Gautier (Léon), La Cbeoalerie (1884). — La Curne de Sainte- PaLAYE, Mémoires sur l'ancienne chevalerie {2° éd., 1826, 2 vol.). — GnEIST, Adel und Rilterschait in England (1883).