LA PRISE DE CONSTAN¬ TINOPLE PAR LES TURCS
- — Dès son avènement, Mahomet II avait manifesté ses intentions en construisant sur le Bosphore la forteresse de Roumili-Hiçâr, qui fermait la route de la mer Noire, et en envoyant une expédition en Morée (1452). Bientôt, le sultan vint attaquer la ville (5 avril 1453).
A la formidable armée turque, l’empereur pouvait opposer 9 000 hommes à peine, dont beaucoup étaient des étrangers. Malgré la puissance de l’artillerie turque, un premier assaut fut repoussé (18 avril). Mahomet réussit à faire passer sa flotte dans la Corne d’Or et à menacer ainsi un autre secteur des remparts ; pourtant, l’assaut du 7 mai échoua encore. Aux abords de la porte de Samt-Romam, la brèche cependant était ouverte. Dans la nuit du 28 au 29 mai, l’attaque suprême commença. Deux fois les Turcs durent se retirer; alors, Mahomet lança les Janissaires. A ce moment, le Génois Giustmiani, blessé, dut quitter son poste de combat, et la défense en fut fortement désorganisée. L’empereur, pourtant, continuait à se battre, lorsqu’un parti d’Ottomans, forçant une poterne, vint par derrière assaillir les défenseurs. Ce fut la fin de la lutte. Constantin Dragazès se fit tuer en héros sur la brèche. Les
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Théodore MÉTOCHITE et le Christ. — (Mosaïque de Kahrie-Djami.) Théodore Mélochite. écrivain, savant et homme d'État, fut. au commencement du XIV'- siècle, ministre de I empereur Andronic 11. Entre 1310 et 1320, il a fait décorer de mosaïques l’église du Christ de Chora. Il est représenté ici au tympan de la porte principale, dans son costume de grand logothète, présentant
son église au Christ.
Turcs étaient maîtres de Constantinople. Dans la ville prise, et jusque dans Sainte-Sophie, ce fut le massacre, le pillage. Plus de 60 000 personnes furent réduites en captivité. Le 30 mai 1453, Mahomet faisait dans Constantinople son entrée solennelle, et, dans
la grande église byzantine, le sultan venait rendre grâces au dieu de l’Islam. Pourtant, cet Empire décadent avait su s’éclairer d’un dernier reflet de splendeur. On a vu précédemment quel fut, dans le monde byzantin, à l’époque des Paléologues, l’éclat des lettres et des arts, comment cette renaissance littéraire fut le prélude de l’humanisme, et comment la renaissance artistique qui l’accompagna ne fut point indigne du Quattrocento italien. Par là, cette société, qui avait plusieurs fois protégé l’Europe contre les Barbares venus du Nord ou du Midi, mérite autre chose que le dédain, malgré sa faiblesse et ses vices ; son influence éducatrice s’était exercée sur les Orientaux et les Slaves, et elle laissait au monde un héritage qui ne serait point perdu.
BIBLIOGRAPHIE
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Miniature du psautier BaRBERINL — Le psautier Barbermi, aujourd'hui au Vatican, fut probablement enluminé pour un empereur du Xir" siècle. La miniature montre une famille impériale, sur les ^têtes de laquelle des anges posent des couronnes. 11 est possible, peut-être, dy reconnaître Manuel Comnène. sa femme Marie d’Antioche et le jeune Alexis, leur fils.
CONSTITUTION DES ETATS EUROPEENS
:Quin(fssence des tradilionsl. en persan, manuscrit de la Bibliothèque Natiorale. — Genabius îAI-', De gestis Timurlenki scu Tamcrlanis opusculum, trad. par J. -B. Podesta (V ienne, I68O1.
Ouvrages a consulter. — D’OuSSON (C.), Hislolrc des Mongols (La Haye, 1834. -4 vol.t. — Howorth, Hislory of lhe Mongols (Londres, 1876-1888, 4 \ül. . — \V OLF^'. Ceschichte dcr M ongolen (Breslau, 18721; — Histoire des Mongol; orientaux, rédigée par le prince mongol Ssanang-Isetsen vers 1660 ' i-d. et trad. ail. par Schmidt, Saint-Pétersbourg, 1829); — Annales d’Altan fobtchi trad. russe par Galsang Gomboiev, 18551. — C.AHEN I Gaston I, Les Mongols dans les Balkans («Revue historique», t. CXLV 1, p. 55 [1924]).