OUVERTES, LIV. IV
la longueur du détroit à cent dix lieues environ’’Il variait en largeur de une.à sept lieues. Dans quelques-unes de ses parties, les montagnes qui le bordent s’élèvent à une. si grande hauteur qu’elles semblent atteindre les cieux ; les ravons du soleil se trouvant complètement écartés de ces ené droits, le froid y est extrême, la neige n'y fond jamaiget y . … revêt la couleur bleuâtre des glaciers. Nonobstant la riguet © du climat, les arbres viennent gt exposés au soleil, et l’on y trouvé entre autres une sorte
® cannelliers dont les Espagnols rapportèrent quelques
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ne portaient pas leur pitance quot vara jugea- que la mesure la plus pr | vers la Nouvelle-Espagne. Ses hommes n'avaient pour vivre que les oiseagx surpris par eux dans lesemanœuvres. Par bonheur il se trouvait à bord de la Pataca un coq et une Pôtile ; la poule, aussitôt que le navire arriva sous les latitudes chaudes, se mit à pondre un œuf par jour ; le capitaine de l’autre navire offrit à Guevara 1,000 ducats de. ces deux animaux, ce que ce dernier refusa, les œufs faisant lefônd de la nourriture des malades. Enfin, après avoir enduré d’extrêmes souffrances pendant quelques semaines, ils aperçufent la terre, mais, à mesure qu’ils approchaient du rivage, ils ie virent se couvrir de sauvages armés. La côte était basse et tellement entourée de brisants qu’il paraissait tout-à-fait impossible d'y faire aborder des vaisseaux; de plus il n’était vas évident que les naturels les attendissent dans des intentions amicales. Mais la nécessité commandait l’adoption dés mesures les plus désespérées. Quelqu'un devait négessairement se dévouer pour le bien de tous, et Juan de Afraÿzaga
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Cortez avait été informé par la cour d’Espagne du départ de l'expédition de Loyasa et désirait coopérer à ses efforts ; aussitôt qu’il fût informé par Arrayzaga que l'amiral avait déjà traversé l'Océan Pacifique, il équipa trois caravelles qu'il plaça sous les ordres d’Alvaro de Saavedra , habile et entreprenant officier. Au mois d'octobre 1526, Saaveira partit de Jevatlancio dans le Mexique, et, après avoir decouvert un groupe d’iles qu'il appela les Rois, il atteignit Mindanao et vint ensuite aux Moluques, où les Espagnois et les Portugais étaient engagés les uns contre les autres dañ8 une guerre d’extermination. On n’y fut pas médiocrement étonné de lui entendre répondre aux questions sur son arrivée qu'il venait de la Nouvelle-Espagne. A la première appari-
Pa É-v3
tion des Espagnols dans ces mers, les Portugais n'avaient guère pu comprendre comment leurs rivaux en naviguant à l'ouestaväient pu pénétrer dans ces contrées reculées auxquelles eux-mêmes ils parvenaient par une direction tout opposée. Mais lorsque Saavedra , sur sa petite caravelle, déclara avoir traversé l'Océan depuis la Nouvelle-Espa-
À ageait être à une distance de deux mille cinquante “on ne voulut pas croire à ce renseignement tant l'ignorance des relations géographiques qui pouvaient exister entre l’ancien et le Nouveau-Monde était encore profondément enracinée.
Le commandant espagnol, après avoir pris à son bord tous ceux des compagnons de Magellan et de Loyola qui existaient encore dans les tles indiennes, partit de Tidor au mois de juin 1598 pour retourner à Mexico. Après une navigation de deux'cent cinquante lieues,” il jeta l’ancre près de certaines Iles dorées“ Golden isles) dont la description qu'il a donnée n'existe plus, mais que l’on suppose, par des motifs assez pla s, étreune partie de la terre des Pabous, ou Nouvelle- Guinée. Les habitants étaient noirs et entièrement nus, En essayant d'effectuer son voyage à la Nouvelle-Espagne , Saa- “vedra dans l'Océan Pacifique quelques îles où il fut surpris 4e trouver des habitants blonds et assez beaux ; ils étaient tatoués et peints de la tête aux pieds, ce quilui fit donner à desfles le nom de Pintados. Des vents contiaités le poussérentde nouveau vers les Moluques, d'où"IPRt nouvelle téhfative pour se rendre à Panama avec une cargaison de clous de girofle, mais il ne réussit pas mieux que la première fois. IL mourut pendant le voyage, et son navire revint à Tidor. Saavedra est l’un de ceux qui ont conçu les premiers l'utilité d’un canal ouvert sur l’isthme de Darien (41),
La cour d'Espagne, dont la politique était d'encourager chez tout aventurier la première ambition de conquête, mais de prévenir ensuite la consolidation de la puissance qu’il pourrait acquérir, commença bientôt à voir d’un œil jaloux es succès de Cortez. Les plaintes de ses ennemis furent bien
(1) Ant, Galvaom. Dos descobrimentos antigos.
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dans le Nouveau-Monde, où tous les sentiments équitablesét us étaient. depuis long-temps étouffés par l'habitude dés Violences, le conquérant du Mexique ré-
Ni Espagne, ‘et de justifier sa conduite devant
sonhe. Il parüt à Tolède avec.une suite su-
(] due À destiné à donner une haute
la.couronne espagnole: Quels:
étaient Aù nombre de.se8 serviteurs."
Cette spleñde Oduisit l'effet qu'il en attendait, 2,
maintenant mafquis del Valle de Guaxaca, fat reçu par rem pereur avec toutes les démonstrations possibles de faveur et d'éstime; mais , quoique ses enneris “+ réduits au silence, | inflexible politique du gouverne ne se laissa pas désarmer par la loyauté de sa conduite. Sôn autorité fut mutilée, et Antonio de Mendoza fut nommé vice-r0i de la Noyvelle-Espagne} tandis qu’on accordait au marquis de rver seulement le titre de capil aine général et Le i al des
mers du Sud. Le génie entrénte é.Cortez
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marche vers le nord, Corte, ésirai sance plus parfaite des côtes dans:la méme à Aa ulco un eee qu'il pee sous, les 0
éeapédition. Plus tard , en 1556, Cottez équipa une onde flotte dont il prit en "personne le commandement, et, après de graves désastres encourus , il découvrit la péninsule
de Californie , avançant de plus de cinquante lieues dans le golfe de ce nom qu'on appelle aussi Mer Vermeille. Les Espagnols lui conservent encore le nom de celui qui l’a.dé- ‘couverte et l'appellent Mar de Cortez. Six ans plus tard, Torsque le vice-roi Mendoza fit partir une expédition destinée à continuer leg-découvertes de son pré écesseur, les officiers qui en firent partie prétendirent avoir & rantième degré de latitude, où ils avaient vu s chargées de neige, et rencontré des n ues du «rées et aux avants ornés d'argent. S'il fall les in- 1 jenteurs de ce beau conte “à vaisseaux. ‘censés venir * du Japon ou de la Chine. | «Deux navires que Cortez envoya vers le même temps por- “tèr des secours à Pizarro, et qui avaient ordre de cingler du Pérou vers les Môluquesÿ: “terminèrent avec succès ce yoyage. Hgnaviguèrent | dant un millier de lieues sur la mer Pacifique sans voir aucune terre, mais ils touchèrent ensuite à des îles nombreüses. Ces expéditions, dont les résultats furent si bôrnés, coûtèrent, dit-on, à Cortez plus de 500,000 coués (4): mais il eapérait que la générosité de l'empereur .des sihbortées en pareilles entre- Méénir la restitution des.doichés pendant la Le ière sus-
Espagne vers l'an ei omptaient guère. dans les ; le “À ressés de spagne.
| froide "Re HO mandes.
Alger; de vaisseau qu* j
pa, ét én nageant vers le ne eux joyaux. Dans le combat ue suivit, il eutu lui, et pour la dernière
fois fit rent amp de bataille. Charles-Qüint | traitait avec | Même lui accordér : à légère faveur d'une audience. Cortez un jour perca la foule des courtisans et se présenta au marche-pied du carrosse de l’ empereur, Charles-Quinti
de sahardiesse lui demanda qui il était: « — Je sisi
(1) Bernal Diaz,
croit ses