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haate réputation d'Urdaneta comme navigateuk.
graphe, réputation qui le présentait comme uf homme particulièrement capable de résoudre un problème intéressant pour la géographie, devait concurremment avec quelques études trouvées dans ses papiers, à sa mort, avoir donné naissance à ce bruit. En 4574, un pilote de la Nouvelle- -Espagne, nommé Juan Fernandez de Ladrillero , déclara publiquement: qu'il avait découvert à environ huit cents lieues au nord de Comj:ostelle , dans la Nouvelle-Espagne , un canal de communication, qui se déchargeait dans la mer où les Anglais allaient faire la pêche. Une autre dépesition non moins formelle sur le méme fait fut articulée 1579, par Martin Chack, marin portugais, qui affirmait rouvé un passage pour revenir des Indes orientales }» fe de Terre-Neuve ; il le plaçait vers les 59° de latitude nord. La découverte que prétendit avoir faite Lorenzo Ferrere Maldonado , qui, en voyageant de Lisbonne à la côte du Labrador, dans l’année 1598, avait trouvé , disait-il, un détroit par lequel la navigation d’Espagne en Chine pouvait s’aecomplir en trois mois, était, il n’en faut pas douter, tout aussi apocryphe que les précédentes. Parmi les voyages qui passèrent longtemps pour mensongers, et dont le crédit n’est pas encore aujourd'hui parfaitement établi, l’un des premiers , soit par ordre chronologique, soit par son Een rence est l'expédition de Juan de Fuca- Ce pilote, dont le vrai nom était Apostolos Valerianos ;.näquit dans l'ile de Céphalonie et fut employé au service d'Éspag 6. perdant plus de quarante années. Se trouvant, de atoue de ses voyages, à Lemnos, dans le cours de l’année 1596, il donna un récit détaillé de sa dernière campagne à M. Michael Lock, gentilhomme anglais, aussi probe qu instruit, par lequel les diverses particularités en. furent communiquées à Purchas. Fuca , suivant cette relation, avait été envoyé, en 1592, par le vice-roi du Mexique , avec une petite caravelle ct une pinasse , dans le but de découvrir une communication entre l'Océan Pacifique et la mer Atlantique par le nord du continent américain. Parti d’Acapulcv, il s’aperçut , entre le 47° et le 48°, que la terre flécnissait au nord-est et offrait une large ouverture qui pouvait bien être un détroit ; il y pénétra, et peudant vingt
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jours avançäidans cette espèce de golfe. La terre, en gts endroits, s'étendait vers le nord- est, en d’autres vers’ le nord-ouest ; à mesure qu'on y entrait plus avant , le passage s'élargissait et renfermait plusieurs îles. Fuca descenditi équemment à terre, et y vit un grand nombre d’häbitants vêtus de peaux de bêtes; le pays lui sembla fertile et or, argent et perles. Notre pilote continua sa course , jus
ce qu'il eût atteint l'Océan Atlantique. Il avait, trouvé,
toute sa longueur , le détroit assez large poüt la bat : et l'embouchure par laquelle il y avait pénétré lui semblait approximativement avoir trente ou quarante lieues de largeur. Il résolut alors de revenir par le même passage, car il regardait comme accomplie la mission qu'il avait reçue de découvrir une communication entre les deux mers par le milieu du continent amiéticain. D'ailleurs , il n’osait pousser plus loin ses découvertes , faute d’avoir des forces suffisantes pour résister aux sauvages , s'ils avaient jugé à propos de l'attaquer. En conséquence, il revint à Acapulco, où il sollicita vainement, duraht deux années, la rétompense à laquelle il pensaît avoir droit pour une découverte qui ouvrait à l'Espagne une source nouvelle deichesse et de prospérité.
Le voyage de Fuca fut long-temps regardé comme une fiction; les découvertes des Anglais dans la baie d'Hudson ayant claireme ontré qu'il n'existait pas avec l'Océan occidental une COMmunicatioh :pereille à celle qu’il décrivait. Mais sa relation devr é.interprétée avec toute l'indulgence que méritent les écrits d'une époque aussi reculée. Les recherches modernes ont prouvé qu’auprès de la latitude signalée par lui il existe un bras de mer qui conduit, non pas à la vérité dans l'Atlantique , mais ans un large bassin, espèce de mer intérieure qui sépare un grand archipel des hautes terres du continent. Il est probable que Fuca, s'étant avancé à cent cinquante ou cent soixante lieues dans ce‘bassin, resta convaincu de la possibilité d'arriver par là dans l'Océan Atlantique , et que, pénétré de cette idée , il précipita son retour justement à la même époque où #par suite d'une semblable méprise , Corteréal annonçait la découverie du détroit d’Anian, tandis que Cornelisson, le voyageur hollandais, revenait des mers dù nord, bien convaincu qu'il avait