‹ Histoire générale des voyages de découvertes maritimes et continentales [microforme] (volume 2)Chapitre 61 sur 94 · CHAP. XVI VO GES SUR LA MER PACIFIQUE · texte numérisé non relu

CHAP. XVI VO GES SUR LA MER PACIFIQUE

trouvé un € la Tartarie etla Chine. Mäis Fuca, mple hypothèse en un fait positif, s'est écits fussent complètement méprisés.

mencement du siècle actuel, on répandit en À d'une expédition accomplie en 1640 par un jomeo de Fuente ou Fonte ;. il parut pour la s'ä Londres en 1708, dans un ouvrage périodique Intitulé Mémoires pour les curieux (Memoirs for the curious)., L'attention des géographes anglais, allemands et franais fut éveillée et long-temps fixée par cette relation aujourd'hui regardée , à bon droit, comme un roman. Cependant les noms de Delisle , he et Fleurieu , qui voulurent bien en devenir les © les défenseurs, lui donnent droit à un bref examen. d ga l ,

- Ce récit porte que le roi d'Espagne ,'alarmé des progrès faits par Hudson, James et d'autfésÆnavigateurs dans le nord-ouest, résolut de mettre obs ce qu'ils ctteignis-, sent de ce côté l'Océan Pacifique ; dans ce but, de Fonte reçut l’ordre de méttre à la voile avec quatre navires armés. Il partit de Callao le 5 avril 4640. Au port de Sainte- Hélène , à deux cents lieues au nord de la baie de Guayaquil, ils prirent une grande quantité de bitume, ou goudron minéral, que l'on regardait alors comme un remède excellent contre le scorbut. Le capitaine ‘du vaisseau que montait de Fonte informa son amiral qu’à deux cents lieues au nord du capSaint-Lucas, la marée, venant du nord, rencontrait celle du sud, et ar conséquent la Californie était indubitableme tune ‘D'après ce renseignement, Don Diégo Panda feu gentilhomme très-versé dans la cor mogfas phie, entreprit de s'assurer si la Californie était une tle ôu une presqu'ile ; et à cet effet il se sépara de la flotte , avec son vaisseau et quatre petites barques. De Fonte, continuant son voyage au nord, fit environ deux cent s6ixante lieues dans les canaux sinueux qui entouraient un groupe d'îles nommées par lui l'archipel de Saint-Lazare ; les barques formant toujours l'avant-garde et se livrant à de continuels sondages, afin d'éviter'les rescifs et les bas-fonds. Pedrô de Bernardo, qui fut envoyé par l'amiral pour explorer une grande rivière venant du nord, la remonta jusqu'à un grand lac

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278 VOYAGES MODERNES DE DÉGOL rempli d’iles qu'habitäit un peuple hosf lac Z’elasco. Sur ce lac il fit d'a

qu’il arriva par le 77° de latitude. Après pitaine Bernard ; comme il vient d’être

personne une grande rivière navigable qu'il'ié Reyes, et qui coulait | ci près au nord-est.

une lettre de Bernardo , datée du 17 juin 4640, dans laquelle celui-ci l'informait qu'il avait laissé son navire dans lé lie Velasco, entre l’ile Bernardo et la péninsule Conihasset; qu'ensuite, partant du lac ; il avait remgnté la rivière d’envirort quatre-vingts lieues, franchi heur exftrois chutes , et 1 Je Go de latitude. Il avait trouvé la terre’s’itélinant au nord-est ; le pays abondait en venaison , et la fier #c0fbme les rivières , étaient remplies dé poissons excellents. Dans le même temps, de Fonte luimême était arrivé dans une ville indienne appelée Conosset , sur le bord méridional du lac Belle , lequel bien qu’on y entrât par une rivière, était néanmoins, suivant cette narration, sujet au flux et au reflux des marées. Les mulets du lac Belle sont les plus beaux du monde.

Le 4e juillet 4640, il sortit de ce lac par une riviére qu’il nomma Parmentier, en l'honneur de son ami l'inspecteur de la flotte. 11 franchit huit pentes formant ensémble une chute de trente-deux pieds, et arriva le 6 juillet dans un grand lac qu'il appela le lac de Fonte ; de Mg 08 à l'est-nordest ce lac avait cent soixante lieues de eur et soixante dé large , il abondait en merluches et en mo "vertes ; circonstance fort équivoque , ces de: x asons et Surtout le dernier appartenant exclusivement aux mers ouvertes et profondes. Les bois environnants étaient remplis de daims mores, et la végétation, telle que ia décrit de Fonte, convient

“à une latitude septentrionale. S'avançant ensuite vers l’estnord-est, il traversa un autre lac qu'il nomma £strecho de Ronquillo, long de trente-quatre qi. Vs seuleménit de deux of trois et d’une très-grande profondeur. Le pays devenait sensiblement plus stérile et le climat plus rigoureux ;

ainsi du reste que l'on pouvait s’y attendre sur le continent

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