RENE
on bâtiment était un re personnage, major-
ral dela grande colonie de Massachusetts , il enrecnt
-Sracleux accueil ; de Fonte lui dit qu'il avait à la vérité
ssion de. faire prisonniers tous ceux qu'il renéontferait
passage à l’ouest ou au nord-ouest , mais qu'il
consentait à les envisager comme de simples “marckiands
venus pour acheter. des peaux et des fourrures aux naturels
du pays. Cette entrévue s'étant ainsi terminée à l'amiable. , de, Fonte, revenant sûr ses pas, remonta la rivière
jusqu'à quatre-vingt-six lieues de la première chute s"et einq
jours après il se trouvait à bord de son navire « devant la belle
ville de Conosset. » “r Presqu'immédiatement, un Indien apporta une lettre de
Bérnardo, par laquelle celui-ci lui ms “ri qu’il était de re- A
tour de son expédition au nord, et qu'il avait constaté le
manque absolu de communication avec l'Océan occidental par le détroit de Davis; en effet les indigènes avaient €
duit un de ses matelot au fond de ce détroit, qui se à nait par un lac d'eau douce situé par le 80° de latitude nord et qui avait environ quatre-vingts milles de. rca
nord s'élevaient des montagnes d'une hauteur
par surcroît une énorme barrièr de glace défe
rivage. Ici se jarmrinent lés découvertes de de F oi
oficieg 8; mals il est mage qu
é Paueo à la mer du .
Sud par AA l'on sa age du nord-ouest, » Cette rent de dé SS ans à elle l'écrivain a essayé de m | ri né Ments sur l'intérieur de l'Amé-
Me 1 au d'un voyage ‘réellement accompli,
mais dont les détails itaients mal connus, a généralèment passé pour n'avoir à cün fondement réel, “Nous ne croyons pas cependant nous tromper beaucoup en: admettant qu'un amirdl‘espagnol découvrit réellément, en 4640, un vaste archipel' situé par le 55e de latitude, et, dans tt archipel un asde mer ou, rivière navigable qu'il. explors s sans
résultats" d' où il conclut qu'il n’y avait point dé ps age. nord-ouést; à ce compte, l'éditeur anglais aurait placé entre l'itinéraire du navigateur espagnol et les déductior squ'il er e avait tirées cette monstrueuse série de découvertes que no venong. de rapporter ; les navigations sur le lac Ve Isco. et, le lac Belle ; les chutes de fleuve franchies par des bâtiments de guerre ; 1e voyage de Bernardo jusqu’au 770 ‘de latitude nord ; la visite de son matelot à l'extrémité du détroit de Davis ; une expédition de douze cents‘ffêues accomplie en deux mois; enfin une foule d’autres abéurdités sous lesquelles démeure étouffé le faible germe de vérité qui pen se trouver au fond de tout cela.
Sir Francis Drake, quijavait ouvert une seconde fois le dé? troit de Magelläf à la/näYigation européenne, appela aussi
+ 'attention des Espagno “vers la côte nord-ouest de l'Anté-
L. rique, et les contraignit à recommencer les recherches depuis lohg- temps oubliées, afin de protéger les galions espagnols frétés de Manille à Acapulco côhtte'les croiseurs anglais et hôllandais. On résolut d'explorer la côte extérieure de la Californie, et d'y chercher quelque ‘hâvre bien abrité, susceptiblé ‘de récévoir des fortifications. Sébastien Viscayno ft Ne é de’ce’s0in , et il Partit d'Acapulco, le 6 mai 4602, haVires : une frégäte et une barque pontée. En éssivement un grand nombre d’iles et de hâvres éllement à luttéfféontre le Yents de it Sur cette côte. Enfin il réusbit à 6 de latit pe ueux pour lé “Al 0 LUTTE et qui est des nu.
| de l'Amérique. Le port San:Diegc x pr Le 52 40',n n'échappe | point à l'attention de Viscayn0 ; maig il jugea que IE us
terey valait : mieux, à cause de sa facilité d'aëès, ét aussi
CHAP. XVIII. VOYAGES SUR LA MER#PACIFIQUE. 281 comme plus voisin de la parallèle que suivent:Jles navires en revenant des îles Philippines. Les modernes navigateurs cependañt n’ont pas jugé ce port aussi favorablement que Viscayno. Ils le représentent comme une baie spacieuse et ouverte dans laquelle un très-petit nombre de vaisseaux peut trouver un bon ancrage et un abri sûr. Viscayno s’avança ensuite jusqu’à la hauteur du cap Mendocino, qu'il aperçut vers le 44° 50’;gnais les maladies qui se propageaient à bord de sé$ vaisseaux l'obligérent à laisser là.se | recherches et à précipiter son retour vers Acapulco. Ilifisistait chaudement auprès de la cour d'Espagne pour qu'il lui fût permis de tenter de nouvelles découvertes dans le nord-ouest, et de fonder une colonie au port de Monterey ; mais le gouvernement, fidèle à son système de mollesse et d'ingratitude, se montra sour@'aux généreuses importunités. de ce hardi navis’à gateur, et Viscayno mourut ayant que sa demande lui fût accordée. On dit qu’un des capitaines qui l'avaient suivi dans cette expédition, nommé Martin de ,Aguilar, se trouvant séparé de l'escadre par la violence de 8, parvint à dou-
dé-
bler le cap de Mendocino, que jusqu’alôrs on avait seulement Ye ‘vu à distance. A trente lieues plus loin, au nord, il découmié- vrit un second cap ou promontoire qu’il appela le Cap Blanc pus (Cape Blanco). Au-delà la côte s'inclinait à l’est, et il y dénols couvrit un vaste bras de mer parfaitément navigable, qu'il ps ei supposa être l'embouchure d'une grande rivière conduisant > la à la célébre cité de Quivira. La rapidité du courant l'empé- Na cha d'y pénétrer, et cette circonstance , jointe au souvenir uno des instructions données à Viscayno, lesquelles n'avaient 502, pour objet que la découverte maintenant accomplie d'un En hâvre considérable , lui fit juger prudent de ne pas donner MU suite à son entreprise et de revenir sans délai vers Acaent pulco. h ‘ad - Nous avons eu déjà l'occasion de le'faire observer, les 149 recherches les plus récentes n'ont pas fait rett uyer le moinf de dre vestige de la ville de Quivira, et si Aguilar,s'était donné ipal comme l'ayant vu,'on aurait droit de suspectér’la vérité de es
son rapport; mais il faut attribuer les fictions dont il est
IPPà semé aux opinions qui, à cette époque, avaient cours. Du reste,
pne lé mystère dont la nation espagnole avait soin d’envelopper ssi 4.
282 VOYAGES MODERNES DE DÉCOUVERTES. LIV, IV. ses déconvertes-enleva tout.erédit aux navigateurs de cette nation. Le mystère engendre naturellement la méfiance; et les hommes.sont très-disposés à contester l'authentidité. d'une découverte lorsqu'elle n'est. pas environnée de”tous les éclaircissements possibles. Les voyages de Quiros, de Torres et des autres-furent regardés en gégéral comme de pures fictions ; quant à celui de Viscayno i jobtint si peu d'attention. og de confiance, qu'on doutait éncore $ la fin du dixseptième siècle ;si la Californie était une ile ou'une presqu'ile. ES En revanche, les Hollandais , qui ne paraissaient pas disposés à cacher au monde les résultats d'entreprises propres à illustrer leur nation, brillérent d'un vif éclat parmi les explorateurs maritimes durant la première moitié du dix- {septième siècle, Dans la même année (4606) oùüMforres aavi- ‘guait au sud de la Nouvelle -Guinég et signalait également au sud une terre qui, sans auoun doute , faisait partie des côtes de l'Australie , unsmaÿire hollandais arrivait à la même découverte. Un yach£#fibelé le Duyfhen déeouvrit à cette époque les côtes méridionâles et occidentales de la Nouvelle-Guinée sur une longueur d'à peu près mille milles, du 5° au 18° 5/4 da latitude. Cette vaste région était presque généralement déserte ; mais en quelghes endroits ils la trouvèrent habitée par dés peuplades noïtes, sauvages et cruelles , qui tuèrent quelques-uns des-marins et empéchèrent les Hollandais d'examiner le pays. Le défaut de provisions les contraignit à retourner en Hollande, êt ils donnèrent à la pointe de terre 1: plus éloignée qu'ils eussent aperçue le nom de cap Keer Weer ou du Retour, Comme Torres supposait que la terra gisant au sud de sa route faisait partie du grand archipel à travers duquel il naviguait, il n'attacha pasune grande impcrtance à sa découverte; et les résultats deison voyage étant restés assez mal config, il ne se présenta point d'occasion pour rectifier l'epredf dans laquelle il était tombé, De leur côté, les Hollandai maginèrent que la terre côtoyée par eux était la.partié” méridionale de la Nouvelfé.-Guinée, et cette méprise priva leur découverte de son plus grand intérêt. En conséquence, l'honneur-d’avoir le premier reconnu la Nouvelle-Hollande est resté généralement attribué à Théodoric
ette it les ‘une les res ur'es ten-
dix- 'es-
dispres i les dixpavint au côtes > déoque
inée 5/4
ment hitée rent dais mit à erre Keer erra traance estés pour ôté, eux ette . En ouoric
he. xVÉ VOYAGES SUR LA MER PACIFIQUE 285
Hertoge qui, en passant de Hollande aux Indes orientales, sur un petit vaisseau appelé la Coñcorde ( Eendracht), rencontra la côte occidentale de ce graïïd continent près du 259 de latitude sud. Il donna à la portion qu'il aperçut le rom de terre d'Réndracht, qui se trouve enopre sur les cartes mo:
1648, Zeachen reconnut: lés’ côtes nord de l'Australie) à jans ces portions que l'on nomme les terres d'4rnhem et de Diemen. Jan Edels parcourut la côte occidentale en 4649'et légua son nom à ses découvertes. En 4622 on aperçut la partie de côte qu’on appelle les côtes de Leuwin (Zeutwin's Coast). De Nuytzsexamina en 1627 la côte sud, qui prit son nom, et l’année suvante de Witt continua ses recherches. A la même époque un commandant hollandais, nommé Carpenter, reconnut une côte à laquelle fut donné le nom de Carpentaria. C'est ainsi qu'en très-peu de temps les Hollans dais se trouvèrent avoir fait un examen général de tou les côtes à l'ouest et au nord de cette vaste région, aie leurs noms à ces différentes provinces comme un témoignage de leurs efforts et du succès qui les avait coyronnés.
Mais le mérite par lequel les navigateurs hollandais des Indes orientales éclipsèrent le plus vite les Portugais qui les avaient précédés fut bien plutôt les lumières qu'ils répandirent que l'audace elle-même de leurs entreprises. Il y a de fortes raisons de soupçonner que les Portugais avaient qri:1ques notions touchant l'Australie près d'un siècle avr: qu'elle ne fût visitée par les Hollandais. On conserve dans la bibliothèque du Musée Britannique deux cartes qui contribuent puissamment à fortifier cette opinion. Dans l'une d'elles, écrite en français, et que l'on suppose avoir été dei née vers l'année 450, on a placé au sud de l'Asie une grande île dont la position correspond exactement avec celle de l’Australie. Un étroit passage la sépare de Java. Timor est placé au nord est. Cette espèce de continent est appelée le grand Java. Parmi les noms qui sont attribués à ces côtes se trouve cêni de côte des Herbages, en anglais Botany coast, quelque peu au nord de la moderne Botany-Bay. Au
084 “Wbyaces monennes ne écouventès. Liv.
sud nous rencontrons d’autres noms à des distances considérables, comme, par exemple, la côte de Gracal, et un grand promontoire appelé le cap de Fromose. Encore plus loin vers le sud, on a marqué un gouffre, ce qui signifie peut-être une à baie ou bras de mer. Le bord de la carte coupe
tré. portugais, et font näître la:pensée que la De ap
fe de ce langage. Ce soupçbn: est confirmé par l'Hydromie de John Rotz, datée de, 4342, et qui est aussi conservée dans le Musée Britannique. Ce manuscrit curieux est écrit en anglais; mais on conjecture que l’auteur est un de ces Flamands qui passèrent en Angleterre avec Anne de Clèves. L'Australie qui est appelée la Fu. de Java est tracée
presque entièrement comme elle l’était au dix-septième siècle, avant le voyage d'Abel Tasman. En comparant cette carte avec la précédente , on arrive à conjecturer que les cartes de Rotz sont les documents originaux ; car on y trouve beau- Coup de noms portugais, qui dans les autres sont traduits en langue française. Dans les unes comme dans l’autre, Bornéo se trouve placée avec assez d’exactitude; ce qui réfute tout d’abord cette supposition qu’on pourrait confondre avec Bornéo la grande île nommée le grand Java par Marco Polo: Les mêmes indications sont renfermées dans d’autres cartes de la même époque. Quand on réfléchit que, suivant les Portugais, la Nouvelle-Guinée fut découverte par Ménézès en 1527, et, suivant les Espagnols, une année plus tard par Saavedra ; quand on réfléchit à la négligence et à l'ignorance qui ont obscurci toutes les découvertes de ces deux nations, et qu’ensuite on en vient à considérer les indications données cidessus, on ne peut guère s'empêcher de conclure que les Espbnols et les Portugais visitèrent les côtes nord et même les côtes orientales de la Nouvelle-Hollande près d'un siècle avant que les Hollandais n‘y descendissent.
Jusqu’alors aucune limite n’avait été assignée par les Hollandais au développement de la Terre Australe, vers l’est et vers le sud. Mais en 1642, le gouverneur et son conseil séant à Batavia équipèrent deux vaisseaux , afin de ébmpléter les découvertes de la Terre du Midi, ainsi qu’on l’appelait encore
vires lever voyag de coi le nor perdu
De $ 50) mir pee Mon $ TE rer td te A
sidé- alors , principalement dans le but de constater exactement
rand son étendue. Le. commandement de cette expédition fut Ve: KYerA dontiéà mcapitaine A bel Jan$on Tasman, et les résultats de- Ki14
une vaient il Stifier Je choix don el ut r objet : car peu de voyages , cette depuis-celui de Magellan contribüèrent autant que le sien aux At {4 sde progrès de la géographie. Tasman se rendit d'abord à l'ile à
blent Maurice, .et en la quittant. le 8,octobre il dirigea sa course %
u être d'une manière assez indétérmi e vers le sud-est. Le 27,on
ydro- aperçut une grande quantité de entilles sauvages , et l'on ré-
A, con” solut de tenir constamment un homme à la: hune du grand
ux est mjât pour surveiller l'apparition.c a. Lette ; “Celui qui la ver-
un de rait le premier, ou même simple ment les Das- fonds, devait re-
ne de cévoir comme récompense trois Téaux et | un potd’arrack. Des
tracée herbes marines paraissaient en abondance. à la surface de l’eau
siècle, el réveillaient l'espoir des vigies , mais la terre ne fut aperçue
ns que le 24 novembre. Ce jour-là, vers quatre heures de l'après.
midi, 0 qierals une plage élevée, garnie de montagnes, beau- ‘lois environ dix milles, et quiss’étendait du nord-est ults en vers 7. sud. -il fut immédiatement résolu que l'on pourrait
Bornéo coutir des bordées. pendant cinq heures de la nuit, et que l’on te tout s'approcherait énsûité de la côte. Tasman se trouvait alors par c Bor- les 42° 50° de latitud "ét par les 463° 50 de longitude. Il ob- 0: Les serva Aussi qu'auprés à e la côte les variations de la boussole s de la décroissaient subitement, et que l'aiguille marquait vrai nord. tupals, Pour rendre hommage au gouverneur général, qui avait pré- 27, et, paré l'expédition, il baptisa du nom d'Antony Van. Diemen la edra ; terre q@'il venait de découvrir Quelques gens de, soféquiqui ont "page, Iérent à terre, mais ne rencontrèreut pas d'habitants: its an y-virent néanmoins des arbres dans le tronc desquels des des al :° 4 ï és avaient été pratiqués, comme si on avait voulu en facies/Es- iter l'ascension à des chercheurs de nids d'oiseaux. Le pays ire était, dans toutes les directions, parsemé d'arbres assez écar-
tés l'un de l'autre pour ne paggéner la vug. Du, haut des nàvires on apercevait çà et là quelques naturêlé , et l'on vit s'éa nor lever de la fumée au-dessus des bois. Le 2 décembrê, nos
'est. et voyageurs Darvinrent; füsqu'à l'extrémité sud de cette espèce sénnt de continent, etre térent pendant quelque temps ; vers r les le nord ; mais le°5 ils maviguèrent à l’est et l'eurent bientôt
encore .
perdu de vue..*
Ainsi Tasman avait tourné le sud de l'Australie; efapportait la preuve que la Terre du,Midi ne s’étendait pes vers le
pôle autant, qu’on l'avait suppo: 3 489o de longitude, la terre fut de ;nouveau signalée à l'es cl montagnes étaient cachées dans les nuages, et les navires approchèrent si bien lacôte qu’ils pouvaient voir Les flots se briser sur la plage. On n’apercevai tnil ommes ni feux, et le pays présentait l'aspect de la pluscdégolaate stérilité. Les navires longèrent vers le nord set} a 48 ils xinrent jeter l’anere dans une baie parfaitement abmitées-ap Lù le coucher du soleil , on vit des lumières sur. le riv ge et L'approche de quatre embpreätions fut bientôt signal te. Le À hab jants de l’ile appelaient Jes Hollandais d’une voix haute gbrude, accompagnant leurs cris du bruit d'un instramént.qui ressemblait à une trompette more. Les Hollandais leur répondirent par une musique: analogue; et cette espèce de salut se renouvela mp Je prises; mais les naturels se tenaient encore à distance du vaisseau, et, comme la nuït tombait, j | au rivage. Le lendemain matin leur visite se me à A nous mA ER à plusieurs M Tasman, mais leur
laire des îles Salomon
pe: de Batavia. Ces gens, autant Pos en pobvi
juger, étaient à; peu, L près de la stature ordinaire chez nous,
fortement € tés, et doués d'üne voix An +: rau- 16. Le çou eur tient le milieu entre le brun une:
lonahe uses noire, et fixent dans cette espèce de Chi | une grande plume. blanche. Keurs barques *e composent de: is deux canots longs. attachés, sprrenbles et sur lesquels sat” fixées des planches qui servent de siége, Leurs rames ont'plus d'une brasse de longueur, et sont aiguisées à leur extrémité. Leurs vêtements nous parurentêtre de natte ou de coton, ais la plupart d'entré‘eux marchaient la poitrine nue, »
Comme les indigènes paraissaient n'avoir quegd'amicales intentions; les Hollandais se préparèpenf, à jeter l'ancre plus près durivage, mais ils s’aperg on bientôt de leur méprise., Septcanots arrivèront rapidement vers eux et major nérent autour des vaisseailt; puis comme un? grque, chargé
l'es ape briser ys prées lonins une , On vit nbaregient Jes urs cris mpette nusique:
amicales ore plus leur méstationchargée
CHAP. Xvu, YOxAGS SUR LA MER PACIFIQUE, 287
de matelots,” ansportait des ordres d’un navire à l'autre, les naturels dirigèrent leurs canots vers elle de façon à la heurter violemment et.à-la faire chavirer ; enfin ils commencèrent à attaquer l'équi mge à coups de massué et à coups de rame : trois des Hollandais furent tués, un d’eux fut blessé mortellement ; les autres se sauvèrent à lanage. Les naturéls re. vinrent alors à terre ‘avec un de leurs cadavres ; abandonnant les autres en mer ainsi que la chaloupe hollandaise. Toute espérance de bons rapports avec les habitants de l’ile se trouvant ainsi détruite, les Hollandais levèrent l'ancre et se disposèrent à reprendre la mer. Lorsqu'ils furent sous voiles, vingt-deux canots, dont onze étaient ren s’avancèrent rapidement vers eux. Les Hollandais recours à leur artillerie, et forcèrent leurs ennemis à battre précipitamment en retraite, La baie où tout ceci se passa fut appelée par Tasman la baie des meurtriers ( Modrdenaares Bay ). Il fait observer au sujet de cette terre inhospitalière : « c'est la seconde découverte par nous; nous l'appelâmes Staten Land en l'honneur des États Généraux, IFest possible e, nous p issions } joindre l’autre Staten Land (celle de 10 Mfôn et Le Maire, au sud de la Terre de Feu), mais nous 1 L Mmes point certains : celle-ci est un très beau-pays, et nous espérons qu'elle fait partie du continent méridional jusqu’à présent inconnu. » La Staten Land de Tasman a depuis reçu le nom de Nouvelle-Zélande.
Les vaisseaux hollandais continuèrent pendant plusieurs jours à longer la côte vers le nord, etle 5 jañvier ils aperçurent une petite ile dans laquelle ils voulureñt descendre pour chercher de l’eau douce ; mais la violence du ressac les empécha de débarquer. Ils virent sur cette ile plusieurs indigènes armés de bâtons et de massues, et ressemblant du reste aux autres habitants de la Nouvelle-Zélande par la rudesse de leur voix : ils paraissaient de très-hanfte taille, et faisaient en marchant d'énormes enjambées. Cette ile reconnue le jour de l’'Épiphanie fut appelée à cause de ceite circonstance l’ile des Trois-Rois ( Drie Koning Island).
Ses voyageurs résolurent alors de naviguer à l’est jusqu’au 220° de longitude ; puis on se dirigerait vers le nord. Staten Land ou la Nouvelle-Zélande eut bientôt disparu à
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leurs yeux. Ils allèrent ainsi pendant douze jours sans rencontrer de terre; mais, après ce temps, une île couverte de rochers élevés, qui n'avait pas plus de trois milles de circonférence, fut signalée ‘et appelée l’île de 2 faart, à cause de la multitude des oiseaux du tropique , ainsi nommés par les Hollandais, qui paraissaient en avoir fait leur résidence.
Deux jours après, par le 21° 20’ de latitude sud et je 29% 29’ de longitude est, Tasman découvrit deux iles séparées tout au plus par un miile et demi l’une de l'autre. Les Hollandais, ayant trouvé dans celle du nord une grande abondance de provisions, lui donnèrent le nom d'Amsterdam.
C'était l’ile principale du groupe que le capitaine Cook comprit sous le nom général d’iles des Amis (Friendly Islands) et que les naturels appellent Tonga T'abu. La plus au sud des deux iles (l’Æooa des indigènes) reçut des Hollandais le nom de Middléburgh. Bisuiôt après, trois des naturels arrivèrent dans un canot jusqu’au navire ; ils étaient très-bruns et presqu’entièrement nus ; leur stature paraissait plus élevée que celle des ét A Les Hollandais leug jetèrent un morceau
se mit à pra après elle. 11 resta long-temps sous l'eau , mais reparut enfin avec la toile, et à plusieurs reprises il la plaça sur sa tête comme pour manifester sa reconnaissance. On leur offrit alors deux grands clous, un collier de graines et une petite lorgnette chinoise, en échange desquels ils donnèrent aux Hollandais une ligne à pécher et un de leurs harpons ; ce dernier était fait d’écaille et avait la forme d'un petit anchois. Ils placèrent la lunette et le collier sur leur tête, Les Hollandais leur montrèrent alors une vieille noix de coco et une volaille, leur demandant des pourceaux et de l'eau douce, en aussi bons termes que leurs vocabulaires pouvaient leur en fourhir. Mais les sauvages ne parurent pas comprendre. Du reste, les relations amicales qui venaient de commencer ainsi s’accrurent très-rapidement. Dans l’après* midi , on vit arriver le long du rivage un grand nombre de naturels agitant des espèces de pavillons blancs , et les Hollandais, présumant que c'était là un symbole de paix , hissèrent à leur tour un pavillon blanc à la poupe de
rente de rconcause ss par lence.
, 200 Jarées y Holabon- ‘dam.
COMands) id des e nom vérent pres- Je que Dr'ceau
es il la sance.
raines els ils > leurs e d'un r leur e noix et de laires ont pas ent de après ombre s, et ble de pe de
CHAP. XVIII, VOYAGES SUR LA MER PACIFIQUE. 289 c leurs navires; à peine cette manœuvre était-elle:finie que!
quatre hommes jeunes et beaux arrivèrent jusqu'aux vaisseaux et montèrent à bord de celui de Tasman. Ils apportaient une sorte d'étoffe faite en écorce d'arbre, et d’après ce présent, aussi bien qu'à l'extérieur de leurs canots, on jugea que c’étaient les messagers du chef qui régnait sur l’île. Les Hollandais remplirent un verre de vin et.le burent pour montrer que cette boisson n’était point nuisible; puis, le remplissant de nouveau, ils l’offrirent aux sauvages ; mais ceux-ci jetèrent le vin et emportèrent le verre avec eux. Des canots arrivèrent alors de toutes parts chaïgés de noix de cocotiers que les Hollandais purent acheter à très-bon marché. Un vieillard que l’on comprit être un chef vint aussi à bord, et, comme on lui montra une coupe d’eau, il expliqua par signes que l'on pourrait se procurer de l’eau douce en descendant à terre. Au coucher du soleil plus de vingt canots vinrent sta- {itionner en bon ordre autour du navire. Les naturels qui s’y trouvaient firent entendre à plusieurs reprises le cri de #00! 400 ! sur quoi tous ceux qui étaient restés à bord s'assirent ; et l’un des canots, arrivant au plus près du bâtiment. liollandais , apporta de la part du roi unitrès- “ant un rtäii nombre de noix de cocolierstet des ignames. Le messag li était chargé de cette “mission reçut en retour une assiette de- métal et un paquet de fil de laiton. Les Hollandais étaient charmés de voir que ce trafic avantageux florissait à vue d'œil. Le jour suivant, leurs navires furent entourés de canots portant des noix de "cocotiers , des ignames, des bananes, dès pourceaux et de la volaille qu’on échangeait volontiers contre des clous, des graines et de la toile. Plusieurs femmes jeunes ou vieilles vinrent également à bord; les plus âgées avaient aux deux mains le petit doigt coupé. On déchargea un des gros canons, et tout d'abord les sauvages se montrèrent fort effrayés de lé’détonation ; mais, voyant qu'il n'en résultait aucun mal, ils reprirent bientôt courage. On essaya de se procurer de l'eau douce, mais sans y réussir, les sources étant en petit nombre et peu abondantes. Les hommes qui se livrèrent à cette recherche furent conduits par les naturels dans une vallée délicieuse où on les fit asseoir
sur des nattes et où on leur offrit de l’eau douce dans des noix Il, oÿ
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de 4 À RE ; : 4 # @° l L2 Ÿ !
4 ' fi Er 40 1 æ ul L = ï gi +
29Ù VOYAGES MODERNES DE DÉCOUVERTES: Liv. iŸ. dééocotiers. Le chef indigène, dès qu’on lui eut fait connaitre les besoins des nouveau- venus ; ordonna qu'on élargit les sources, et offrit à ses hôtes des fruits, du poisson frais et des noix de cocotiers. « Il se conduisit à notre égard , dit Tasman, avec beaucoup d'affabilité, nous demandant avec intérêt d’où nous venions et où nous comptions aller. Lorsque nous lui dimes que nous étions depuis plus de cent jours en mer, il parut fort surpris , ainsi que les indigènes qui assistaient à notre conférence, Nous leur expliquämes que nous venions chez eux pour avoigide l’eau et des provisions, et ils nous répondirent que nous 6 ‘äürions autant qu'il nous plairait. Ces gens n'ont aucune idée du tabac et ne fument pas. Nous ne vimes point d’armes parmi eux, tant la paix et l’amitié leur semblaient être naturelles. »
Les provisions fraîches arrivaient en quañitité ; l'on attendait de nüuveaüx agréments d'une intimité plus g grande avec les naturels, lorsqu'un des navires hollandais fut entrainé de # son‘ncrage et emporté en pleine mer par la force des vents alisés. Le lendemain, l'autre navire sortit pour le rejoindre, et, comme là violence du vent rendait très-pénible le retour à l'ile, ôn résolüt de continuer le voyage. C’est une satisfaction de penser que les pfemiers rapports des Europé c les habitants des tles des Amis ne furent souillés pâr’aü£un de ces actes de violence et de tyrannie qui, dans d’autrés régions de la mer du Sud, leur ont mérité l’aversion des indigènes. En avançant au nord-est , les vaisseaux de Tasman arrivèrent en peu d'heures à un groupe d'îles dünt la plus grahde leur offrit un ancrage excellent. Les Hollandais descendirent à terre pour y chercher de l’eau douce, et ils y trouvèrent un accueil non moins amical que dans l'ile d'Amsterdäm. Ils y virent plusieurs champs de terre cultivés et des jardins auxquels les plantations, distribuées en carrés et entourées d’avenues de bañäniers régulièrement rangés, donnaient un aspect tout-à-fait agréable ; un doux parfum s’en exhalait. Cette apparence de bonheur et d'industrie fournit à T'asman des réflexions assez peu flatteuses : « Ainsi, s'écriet-il, chez ces peuples qui par leurs formes appartiennent à l'espèce humaine, mais dont les mœurs semblent accuser une nature inférieure, on retrouve encore des traces de raison et
iŸ. CHAP. XVIIL.. VOYAGES SUR LA MER PAGIMIQUE. 991
laitre d'intelligence. Ces ‘hommes n’ont aucune religion, aucun t les culte; ils n’ont ni‘ ‘’e, ni reliques, ni prêtres, et cependant t des ils subissent l'emg .- Pr? diverses superstitions. C'est ainsi T or que j'ai vu chez eux un homme se'saisir d’un serpent d'eau inté- qui nageait près de sa barque, le placer respectueusement rsque sur sa téte'et le remettre ensuite dans la mer. Ils ne tuent rs en point de mouches, bien que ces insectes soient très-nombreux assis- dans l'ile et les tourmentent. à l'extrême. Notre timonier nous tua par hasard une mouche en présence d’un des plus notaet ils ‘habitants, qui ne put s'empêcher de manifester une plai- tôlère de cet événement, » Tasman donnä le nom | pas. de Rofterdam à cette île que les naturels appelaient 4#jaimitié mocka.
LA Les vaisseaux hollandais continuèrent ensuite leur course ar Vouest, et arrivèrent en six jours à un groupe d'îles entourées au loin de bas-fonds et de récifs dangereux ; il nomma les unes îles du prince Guillaume, et les autres Bas-fonds d'Heemskirks. Ce groupe n'avait été que rarement aperçu depuis sa première découverte, les navigateurs prenant grand soin d'éviter les récifs que Tasman signale dans leur voisi-
tttenavec né de # vents ndre, ‘etour
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thona, Java et Marken furentles premières qu’il rencontra ensuite. Son vaisseau fut visité par un canot chargé de naturels appartenant à cette dernière tle ; ilsétaient d'une couleur beaucoup plus foncée que les habitants de l'île d'Amsterdam , et beaucoup moins affables dans leur con 34 Quelques-uns res-
semblaient aux habitants de la Nouvellé:Z se et l’un d’en-
" nage. Les îles auxquelles Le Maire avait donné le nom d'Onu
tre eux avait des anneaux passés dans ri Quatre jours après, nos voyageurs atteignirent les îles Vertes de Le Maire, situées encore plus à l'ouest ; là les habitants étaiénttout-à-fait noirs , mais leurs'éheveux, quoique bouclés , n'étaient point ‘ aussi crépus que’ ceux des nègres, ni leur nez aussi aplati:Ges sauvages marchaïent entièrement nus, mais ils’ portaient des bracelets et anneaux sculptés, .et quelques-uns d'entre eux avaient le visage couvert dites Les’Hollandais se servirent pour leur parler du vocabulaire de la Nouvelle-Zélande, mais leurs interlocuteurs n'en comprenaient qu’un seul mot, lamas , qui signifie noix de cocotiers. À l'ile des Péchéurs, encore plus rapprochée de la Nouvelle-Guinée, un
292 VOYAGES MODÉENES DE Dféouyenrss. LIV. IV.
grand nombre de canots entourèrentle: navire ; ils apportaient aux Hollandais une petite quantité de sagou , la seule substance alimentaire que les habitants parussent avoir à leur disposition. Les Hollandais leur crièrent les mots : 4nieuww, oufi, pouacka, qui, dans le langage des iles Salomon, signifient des cocotiers , des ignames et du porc; ils parurent compris des naturels, car ceux-ci leur montrèrent aussitôt la terre et partirent peu après. Ces sauvages étaient aussi noirs -que des Hottentots; leurs visages étaient peints enr léurs chevelures poudrées avec du plâtre et de l'ocresc dela grosseur du petit doigt étaient passés au travet 1e À ‘ à näfines. EURE
En très-peu de jours Tasman par vint à UE à qrientale de la Nouvelle-Guinée, et suivit sa course le long.dela. à. côte nord de,ge grand pays, presque sur la même ronte"quex Le. Maire avait jadis tenue. Il acheta dans les petites iles Garâha et Moa six mille noix de cocotiers et environ cent régimes de bananes pour l’avitaillement des deux vaisseaux. Afin de faciliter leur trafic avec les nâturels , les Hollandais prenaient des cercles de fer qu'ils brisaient en forme de couteaux, auxquels ils ajustaient des manches et qu’ils limaient jusqu'à ce qu'ils eussent une sorte d'éclat et destranchant: Tasman nous apprend que l'extrémité occidentale de la Nouvelle-Guinée est une terre remarquablement accidentée de collines abruntes. La côte, bordée d'îles, a des sinuosités et dés baies sans nombre. Les deux vaisseaux arrivèrent à Batavia après un’ heüreux voyage de neuf mois et quelques
… jours. en Tasman é k navigateur à la fois habile et favorisé du sort. En‘naviguant autour de la Nouvelle-Hollande, il rédui-
sit de beaucoup les limites assignées à la Terre Australe, et par là débarrassa la géographie de ses erreurs les plus essent Iles. Ji crut à la vérité que #a Staten-Land ou Nouvelle- Zélande pouvait être unie avec: le Staten-Land de Le Maire à l’extrémité de l'Amérique! set qu'une grande terre australe inconnue limitait au id l'Océan Pacifique; mais.il n'insista point sur cette hypothèse que pouvaient difficilement admettre les marins qui avaient doublé le cap Horn. Vers l'année 1662, une nouvelle stadthouse fut bâtie à Am-
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CHAP. XIX, Les MOUcANIERS. 293
sterdam à la suite de l'incendie qui avait dévoré l’ancien édificé. Paëtht les ornements du nouveau palais figura une mappemonde taillée en: relief dans la , ‘*rre et sur laquelle étaient marquées les découvertes de Tasman. Trois ans plus tard le nom de Nova-Hollandia ou Nouvelle-Hollande fut donné à la partie ouest de la terre australe par un décret des États-Généraux.
Quelques années avant, les Hollandais avaient fait partir ‘une flotte considérable composée de onze’ vaisseaux de guerre sous les ordres deJacques l'Hermite pour attaquer les possessions espagnoles dans les mers du Sud; cet armemenñt, le plus formidable'et le -mieux fourni qui eût encore fé dans le grand:( Océan 1 btint aucun succès. Il échoud toutes ses entrepri Scontre les villes espagnoles qui, peu d'années auparavant, livraient leurs trésors à une poignée de boucaniers. Du reste, la géographie ne profita guère de cette expédition, qui, comparée à celle de Le Maire, montre rement la grande supériorité de conduite des entrepr privées sur celles qui se font par les soins d’un gouverné,
ment.
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