‹ Histoire générale des voyages de découvertes maritimes et continentales [microforme] (volume 2)Chapitre 8 sur 94 · CHRISTOPHE COLOMB ET AMÉRIGO VESPUCCI · texte numérisé non relu

CHRISTOPHE COLOMB ET AMÉRIGO VESPUCCI

Quatrième voyage de Cofomb, — Événements à Hispaniola, — Mort de Bobadilla. — Colomb atteint le Honduras. — 1l recueille des renseignements concernant le lexique. — 1l reconnait la côte de la Veragua. — Souffrances de l'expédition.

— Naufrage sur la côte de la Jamaïque. — Voyage herdi à Hispaniola dans un canot. — Détresse de Colomb. — Conduite inbumaine d'Ovando. — L'amiral est enfin secouru, — 11 retourne en Espagne. — Sa mort. — Honneurs rendus à ses restes. — Mérite de sa découverte. — Expressions des écrivains classiques que l'on suppose

k orter à l'Amérique. — Les Dieppois prétendent avoir découvert le Nou-

— Spies semblables des Basques et des Bretons. — Alonzo de “nos marche sa traces de l'amiral. — Amérigo Vespucci revendique injus-

ent l'honn avoir découvert le Nouveau Continent, — T nage des es. — Cau ui l'engagèrent à imposer son nom au Nouveaus e.

“Tandis que Colomb voyait ainsi son ambition"fravérsée et

sonMbtorité légitime méconnue dans ces pays qu'il avait découverts , son esprit ne restait pas inactif, et il n’avait nullement renoncé à son premier projet de pénétrer par l'Occident dans ces riches contrées de l'Inde, dont les relations de Marco Polo et d’autres vo#igeurs contenaient de si brillantes descriptions. Il supplia le roi de lui confier le commandement d'une nouvelle expédition, et les événements qui avaient eu lieu tout récemment devaient plus que jamais faire prendre une pareille demande en considération. Une année environ avant que Colomb revint d'Hispaniola, Vasco de Gama é’ait arrivé à Lisbonne après avoir accompli son premier voyage aux Indes par le cap de Bonne-

Espérance , et il avait rapporté de telles descriptions de ces

riches et populeuses contrées que tous les peuples de l'Europe éprouvaient les plus vifs désirs d'y aller établir des relations commerciales, La réputation dont jouissait Colomb, de cosmographe aussi instruit que sagace, n'était plus alors contestée , et il offrit de conduire une flntte aux Indes par une route plus courte que celle qu'avait suivie Vasco de Gama. Il s'était assuré que la côte de Caraccas s’étendait fort loin à l'ouest ; il avait reconnu aussi dans la même direction les côtes méridionales de Cuba qu'il supposait appartenir au continent; il en conclut que l'Océan remplissait l'espace compris entre ces limites , et que.le détroit conduisant au milieu

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