‹ Histoire générale des voyages de découvertes maritimes et continentales [microforme]Chapitre 2 sur 178 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Jeunesse de Cook. — Sa première promotion daus la marine. — 11 visite le Saint- Laurent. — Il est nommé pour examiner Terre-Neuve. — Ses progrès dans les mathématiques. — Passage de Vénus. — Humeur intraitable de Dalrymple. — Cook est choisi pour le remplacer. — Ignorance des Portugais. — On essaie d'explorer la Terre de Feu.— Arrivée à Otahiti. — Le passage est observé. — Caractère des habitants, — Tupia s'embarque avec Cook. — Les îles de la Société. — Traditions concernant les vaisseaux européens. — Géographie des indigè”"s.— Ohétéros. — On découvre les côtes orientales'de la Nouvelle-Zélande. — Quui;v:8 indigènes sont faits prisonniers. — On les reconnaît pour cannibales. — Leurs es. — Exploration d'une grande rivière. — Le détroit de la Reine-Charlotte. — Découverte du détroit de Cook. — On fait le tour de la Nouvelle-Zélande. — Côte orientale de la Nouvelle-Hollande. — Botany-Bay.— Naufrage imminent.— Découverte du détroit

de l'Entreprise, — On prend possession de la Nouvelle-Galles du sud. — Mort de Tupia. — Retour de Cook.

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L'intérêt de la science et l'accroissement des connaissances géographiques comptaient pour beaucoup dans les dernières navigations dont nous avons rendu compte. Mais la première expédition tout-à-fait importante, et dont l’objet fut exclusivement scientifique , est celle que l’on plaça sous les ordres du célèbre capitaine James Cook. Ce grand navigateur était LEUR 4

d'humble origine ; son père, simple laboure par sa bonne conduite que son maitre lui c

chez un petit marchand de Straiths, petite ville de péche, auprès de Whitby ; mais la prédilection du jeune Cook pour l’état de marin se manifesta bientôt avec cette force et cette obstination qui révèlent presque toujours une aptitude particulière. Il s’engagea pour sept ans au service de quelques armateuts dont les bâtiments étaient employés au commerce du charbon; et, lorsque son engagement fut expiré, il reçut de ses patrons le grade de second sur un de leurs navires. Le commerce du-charbon, en Angleterre, se traitant sur une côte excessivement dangereuse ;, et demandant aux marins une vigilance incessante , est par cela même une excellente école de marine pratique. Cook, entré dans sa profession par un acte tout-à-fait volontaire, profita, sans aucun doute, de toutes les occasions qui lui furent offertes pour acquérir cette expérience positive , la plus sûre des qualités chez un navigateur. Enfin, en 1755, se trouvant sur la Tamise, daës‘un moment où la presse s’exerçait avec une extrême rigueur, il résolut d'aller au-devant de la nécessité qui le menaçait , et se présenta pour servir à bord de l'aigle, bâtiment de guerre de soixante canons. Bientôt après les amis et les patrons de sa famille, dans le Yorkshire, ayant chaudement recommandé ses intérêts aux soins de M. Osbaldiston, membre du Parlement pour la ville de Scarborough , et le capitaine Palliser, qui commandait l'Aigle, ayant favorablement témoigné de sa conduite et de sa capacité, il fut nommé patron du Mereure, petit navire qui rejoignit bientôt après la flotte de sir Charles Saunders dans le golfe de Saint-Laurent. Là ressortirent bientôt les talents et le courage de Cook.

On jugea nécessaire que la flotte, afin de coopérer avec l’armée du général Wolfe, prit position le long du rivage, vis-à-vis le camp français ; mais, avant d’exécuter cette manœuvre, il fallait sonder le lit de la rivière. Cette tâche difficile demandait une intelligence et une intrépidité hors

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