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cessiteux, et que n’arrétent aucune considéralion nationale ou privée, ont, pour ainsi dire, le monopole de ce commerce,.
Le commerce des fourrures qui se fait sur la côte nordouest de l’Amérique a opéré une étonnante révolution dans les îles Sandwich, dont la situation offre un abri avantageux aux bâtiments engagés dans ce commerce. Les marchands avaient l'habitude d'hiverner , de réparer et de ravitailler leurs vaisseaux dans ces îles; l’été venu, ils retour:naient sur la côte d'Amérique pour compléter leur cargaison. Les outils de fer, mais par-dessus tout les fusils, étaient demandés par les insulaires en échange de leurs provisions ; et, sans songer aux conséquences de leur conduite, les trafiquants mercenaires s’empressaient de satisfaire à ces désirs. Les armes à feu et les munitions, étant le meilleur moyen d’échange, furent transportées en abondance dans les îles Sandwich. Aussi les insulaires devinrent-ils bientôt formidables à leurs hôtes; ils s’emparèrent de plusieurs petits navires et déployèrent une énergie mélée d’abord de férocité,
mais qui indiquait chez eux une propension puissante |
vers les améliorations sociales. A cette époque, un de ces hommes extraordinaires, qui manquent rarement à se produire lorsque le destin prépare de grands événements, compléta la révolution commencée par les Européens. Tame-Tamé-Hah, chef qui s'était déjà fait remarquer dans ces Îles durant la dernière et fatale visite de Cook, usurpa l'autorité royale , soumit les îles voisines , à la tête d’une armée de seize mille hommes, et voulut faire servir ses conquétes aux vastes plans de progrès qu’il avait conçus. Il connaissait la supériorité des Européens et mettait tout son orgueil à les imiter. Déjà en 1796, lorsque le capitaine Broughton visita ces îles, l’usurpateur lui envoya demander s’il lui devait les saluts de son artillerie. Il avait toujours auprès de lui des Anglais en qualité de ministres et de conseillers. Dès l’année 14847 on a dit qu'il possédait une armée de sept mille hommes munis de fusils, et parmi lesquels se trouvaient au moins cinquante Européens. Tame-Tamé-Hah , après avoir commencé sa carrière par le massacre et l'usurpation, a fini par mériter l'amour sincère et l’admiration de ses sujets:
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qui Île regardèrent comme’ nn être surhumain, et qui pleurèrent sa mort avec des larmes plus vraies que celles que l’on verse ordinairement sur les cendres d’un monarque.
L'influence britannique peut être regardée comme prédominante dans les iles Sandwich et dans les îles de la Société ; mais l'Angieterre ne prétend aucun droit de souveraineté sur les iles que fréquentent ses navires. La royauté des îles Sandwich, formellement cédée à Vancouver pour le souverain de la Grande-Bretagne, n’est considérée que comme un titre honoraire, qu’il n’aurait pas le pouvoir d'interpréter littéralement en sa faveur.
De plus grandes révolutions s’effectueront encore par la propagation du christianisme dans les îles de la merdu Sud. En 1799, des missionnaires commencèrent à résider à Otahiïti ; ils y séjournèrent dix années sans opérer aucune conversion, et malheureusement sans s’attirer l’estime du peuple. Durant les commotions politiques qui bouleversèrent l'ile, ils furent réduits à chercher un asile à Eiméo et dans les autres îles de la Société, où leurs efforts obtinrent, à quelques égards, plus de succès. Enfin, en 14817, Pomaré, souverain d'Otahiti, se trouvant disposé à embrasser le christianisme, les missionnaires furent invités à retourner dans cette île. Une pièce de terre, ou pour mieux dire un petit domaine, leur fut cédé dans la baie de Matavai, et tous les sujets de Pomaré les traitèrent avec le respect auquel le ait droit la protection royale. En cette occasion ils offr roi un cheval qu’ils avaient amené; la plupart des n S avaient entendu parler de celui que Cook avait naguère descendu dans l’île, mais bien
peu’ étaient assez vieux pour se rappeler perso hént
cette circonstance. Rien n'égala le plaisir prendre lorsqu'ils virent l'animal lancé au galé et monté par le capitaine. Ils l'appelèrent b ct buaa-afai-taata, ce qui signifie porc cout porc portant un homme (1).
Les missionnaires avaient apporté avec eux t comme ils avaient , immédiatement après leur affl
(1) Ellis’s Polynesian researches, v. 1,
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paré l'impression de l'Évangileale saint Luce dans le langage des naturels, les premières feuilles de cet ouvrage furent tirées par le roi lui-même, le 45 juin 1817. Lorsqu'il entra pour cela dans l'habitation des missionnaires, on ferma soigneusement la porte et les volets, afin qu’il ne fût point apercu par la foule qui se pressait au dehors comme dans l'attente d'un grand événement. Il examina les préparatifs avec attention avant de se mettre à l’œuvre. Aussitôt que le papier fut retiré de la presse et que le chassis fut levé, les chefs qui l’accompagnaient se précipitèrent autour de la machine pour voir le travail du monarque, et lorsqu'ils cqntemplèrent les lettres parfaitement noires, grandes et régulières, ily eut parmi eux un murmure simultané de plaisir et de “sdprise. De même, quand la première feuille lui fut montrée , la foule du dehors poussa un cri d’étonnement et de joie. La docilité des Otahïtiens et leur avidité d'apprendre font présumer que l'imprimerie, maintenant introduite parmi eux, produira tous les effets qu'on peut en attendre. Des instituteurs indigènes se dispersent maintenant dans les autres îles de la mer du Sud, et l’on doit espérer que leur éloquence supérieure dans leur propre langue leur fera obtenir des succès plus décisifs que ceux des “missionnaires européens.
En 1814, une mission fut établie à Wangéroa, dans la Nouvelle-Zélande. Les dissensions des chefs indigènes, la violence et la redoutable cru es peuplades qu’ils gouvernent semblent opposer d ontables obstacles à la propagation de la doctrine nne daus ce pays: Les missionnaires durent endurer pour eux-mêmes et voir s’ac-
us leurs A les plus révoltantes atrocités ; is
lors ils y sont revenus en plus grand MN commencent à obtenir qu:lques premiers Miveaux-Zélandais, doués d'une grande énergie Brdispositions généreuses mais iundomptables, } premiers pas vers les améliorations sociales
civiliéés. Ils ont des rapports soutenus avec les établissements anglais dans la Nouvelle-Galles dn Sud, et la navi-