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d’une importance majeure dans les parages de la mer du Sud: résul à la vérité, plusieurs iles jadis inconnues ont été visitées, dans mais ce sont des additions peu essentielles à la grande fa- Tout mille polynésienne que nous connaissions déjà. Il y apro- dura bablement encore dans le grand Océan un assez grand nom- quell bre d'îles qui ont jusqu'ici échappé à nos recherches , mais la pide multitude de celles que nous y avons visitées Ôte beaucoup naire de leur intérêt aux. découvertes que l’on pourra y faire ratio désormais. exp L'état social, moral et politique des îles de la mer du Sud Socié a subi d'importantes modifiçations durant les cinquante an- péen nées qui viennent de s'écouler, Le séjour passager des Euro- l'amc péens a opéré dans les mœurs de ces enfants de la nature un avaie changement plus profond qu’on ne pouvait l'espérer en aussi capit: peu de temps. Lorsque Vancouver visita Otahiti (4791), il mene trouva que le fer, nonobstant la quantité qu’en avait accu- { nœur mulé dans l'ile le séjour répété des navires anglais, était d’aut “néanmoins d’un prix beaucoup plus élevé; les provisions par | échangées contre cet utile métal se trouvant ainsi de deux laien cents pour cent meilleur marché que lors des voyages de occas 200k. I attribua fort justement ce résultat à l'accroissement À rend de valeur obtenu par le fer, et non point à la surabondance unh des provisions nécessaires à la vie. Les outils d'os et de corail étran avec lesquels les insulaires construisaient jadis leurs canots volor et faconnaient des sculptures qui attestaient leur patience et génél leur adresse, étaient devenus complètement hors d'usage, en | les re sorte que , si le commerce du fer cessait tout-à-coup , les in- tous sulaires rétrograderaient nécessairement dans la voie des La arts et de la civilisation. Le nombre de leurs canots était ohjet aussi diminué, les naturels ayant la conscience de leur imper - fourr. fection sansgètre capables d'en construire de meilleurs, tropi Le bétail laissé sur l'ile par Cr- t ses successeurs n'avait globe point multiplié comme on aura .u s'y attendre. Les habi- de l4
tants préféraient le lait de coco à celui des vaches, et ces utiles l'ho
animaux se trouvaient conséquemment négligés. Les chèvres, gées trop maigres à leur gré, n'étaient l’objet d'aucun soin. Ainsi ment les besoins des insulaires avaient notablement augmenté, îles ] tandis qu’on avait fort peu ajouté à leurs ressources ; on pou- mém vait d’ailleurs observer une triste dégénérescence physique, De p
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résultat des maladies que les Européens avaient introduites dans l’île, et qui en diminuaient chaque année la population. Toutefois, il faut le reconnaitre, ce sombre tableau fut tracé durant une de ces périodes agitées de transition par lesquelles s’annoncent dans les sociétés humaines les progrès rapides et permanents. Le besoin et l'affliction précèdent ordinairement chez les peuples l’époque des efforts et des améliorations. Durant les années qui suivirent immédiatement les explorations de Cook dans l'Océan Pacifique , les iles de la Société et des Amis étaient chaque année visitées par des Européens qu'y conduisaient rarement des motifs étrangers à l'amour du gain, Si les vaisseaux qui touchaient à ces iles avaient quelques vides à remplir dans leur équipage, les capitaines ne se faisaient aucun scrupule d'enlever et d’emmener avec eux le nombre d’indigènes nécessaire aux manœuvres, Ces actes de violence amenaient des représailles d'autant plus aisément provoquées qu’une victoire remportée par les insulaires avait pour eux des avantages que n’égalaient pas les inconvénients de leurs défaites. En plusieurs occasions ils réussirent à s'emparer de petits navires et à se rendre maîtres de l'artillerie des Européens. Ils estimaient à un haut prix les Européens eux-mêmes, et quoique les marins étrangers, qui par amour pour la vie sauvage demeuraient volontairement dans les îles de la mer du Sud fussent en général des hommes sans foi ni loi , les naturels cependant les regardaient avec indulgence et faveur , leur accordant tous les priviléges dus à leur supériorité pratique.
La navigation européenne dans la mer du Sud a pour ohjets principaux la pêche de la baleine, le commerce des fourrures, et celui du bois de sandal et des autres productions tropicales. Les baleines, déjà poursuivies partout autour du globe, ne trouvent pas dans les extrémités les plus lointaines de l'Océan un abri contre la persévérance et la cupidité de l'homme. Les excursions des baleiniers sont cependant dirigées pour la plupart vers les îles de la mer du Sud proprement dite. Le trafic du bois de sandal qui se fait avec les iles Fééjéé et celles des Amis est peut-être, par la nature méme des vaisseaux qu'on y emploie, le plus funeste de tous. De petits navires coloniaux montés par des aventuriers né-