‹ Histoire générale des voyages de découvertes maritimes et continentales [microforme]Chapitre 48 sur 178 · CHAP. VIL LES COTES DE L’AUSTRALIE · texte numérisé non relu

CHAP. VIL LES COTES DE L’AUSTRALIE

ronnait, ainsi que sur les avantages commerciaux que l'on pouvait tirer du voisinage de la Nouvelle-Zélande, avaient produit toute l'impression désirable sur le gouvernement anglais ; en 1788, le capitaine Philip partit. avec un nombreux convoi dans le but d'établir une colonie à Botany-Bay. On s’aperçut bientôt que Port-Jackson, à quelques milles au nord, offrait une situation beaucoup plus avantageuse pour le nouvel établissement qui dès lors y fut transporté. La colonie, bien que composée en grande partie de condamnés, se développa tout d’abord avec succès; la connaissance de la vaste région où elle s’était établie s’étendit graduellement par une série de ces événements que crée toujours l'esprit des entreprises commerciales. «

Sept ans après l'établissement de la colonie, le capitaine Hunter en fut nommé gouverneur. Sur l’un des vaisseaux qui l'escortèrent dans la Nouvelle-Galles du Sud, se trouvaient deux jeunes gens, MM. Flinders et Bass, le premier midshipman, le second chirurgien dans la marine royale, tous les deux avides d'explorer des pays inconnus. En préparant une expédition dans ce but, ils furent complètement abandonnés à leurs propres ressources, et ils durent se contenter d'une petite barque de huit pieds, à laquelle ils donnèrent le nomsignificatif de Zom-Thumb (1). Nostémérairesaventuriers s'y embarquèrent avec un mousse pour tout équipage. Gouvernant d’abord au sud, ils examinèrent minutieusement toutes les petites criques le long de la rive, et explorèrent la rivière Georges environ vingt milles au-delà de la partie que le gouvernement connaissait. Les renseignements qu'ils fournirent sur le pays firent établir une colonie près des bords de cette rivière. L'année suivante ( 1796), ils s'embarquèrent de nouveau dans le 7om- T'humb ; et, après avoir surmonté des difficultés et des dangers innombrables, résultant de leur manque de provisions et de la fragilité de leur navire , ils revinrent, ne rapportant pour tout profit de leur voyage que la connaissance parfaite d’une longue ligne de côtes. Ils avaient aussi donné de telles preuves de courage, d'habileté, de persévérance , qu’ils se recommandaient-comme les in-

(1) Tom-Thumb est le petit poucet des contes anglais.

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