‹ Histoire générale du 4e siècle à nos jours (volume 2)Chapitre 17 sur 206 · V. — Tentatives de fédération impériale · texte numérisé non relu

V. — Tentatives de fédération impériale

On a vu que l'exemple du Dominion a donné l'idée de plusieurs autres fédérations, celle de l'Australie, celle de l'Afrique australe» celle des Indes occidentales. On a enfin proposé de fédérer toutes les parties de l'empire britannique. Il ne s'agit pas de revenir au despotisme administratif du commencement de ce siècle, alors que les gouverneurs étaient absolus et qu'aucune colonie n'avait d'institutions représentatives. Les impérialistes ou partisans de la fédération entendent respecter et même augmenter l'autonomie coloniale. Mais ils pensent qu*il serait profitable à la fois pour les colonies et pour la métropole de resserrer les liens politiques et économiques qui les rattachent. Les uns proposent un zollvereiny les autres voudraient simplement une entente pour la défense commune, analogue à celle qui a été conclue avec le Canada et l'Australie. Pour administrer les affaires communes, on propose soit

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renvoi de députés coloniaux au Parlement métropolitain, suivant le système français, soit simplement Tinstitution dua corps spécial de délégués analogue au Fédéral Council d'Australie et réduit à des attributions précises, les tarifs douaniers et la défense.

Le nom d'empire britannique appliqué à l'ensemble des possessions anglaises remonte au milieu, peut-être au commencement du XIX* siècle. L'impérialisme s'est développé surtout depuis le ministère Disraeli, qui fît proclamer la reine impératrice des Indes et qui reprit la politique d'expansion coloniale. Le mouvement avait commencé vers 1868, par réaction contre Tabandon des colonies à elles-mêmes, pratiqué par les iibéraux manchestériens alors au pouvoir. En 1869, lorsque le ministre des colonies Granville retira les dernières troupes d'Australasie et déclara que les colonies autonomes devraient à l'avenir se défendre à leurs frais, les adversaires de cette politique essayèrent de réunir à Londres, pendant la session du Parlement et pour protester contre la mesure, une conférence de délégués envoyés par les parlements australasiens. Le ministre invita les colonies à ne pas suivre ce conseil et la manifestation échoua. A cette époque, les idées des partisans de l'expansion coloniale sont encore vagues. Elles s'expriment dans le programme du Royal Colonial InsHtute, fondé en 1868 et présidé par le prince de Galles. C'est une société de propagande qui possède une bibliothèque coloniale, encourage les explorations, organise des conférences et publie des brochures pour intéresser le public aux différentes parties de l'empire colonial et créer des relations entre elles et la métropole. Quand le gouvernement eut supprimé les commissaires et la caisse de l'émigration (1873), il se fit un mouvement de protestation. Vers 1882-85, après une nouvelle famine irlandaise et pendant une crise économique, plusieurs sociétés se fondèrent pour favoriser l'émigration. Une ancienne société organisée en 1833 pour répandre les idées de Wakefîeld sur la colonisation avec l'aide de l'État {Stade aided), se transforma en société pour réclamer l'émigration dirigée par l'État {State directed). Des démarches furent faites en ce sens auprès des différents

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