‹ Histoire générale du 4e siècle à nos jours (volume 3)Chapitre 127 sur 192 · Se7tafus Populus Que Rotnanus · texte numérisé non relu

Se7tafus Populus Que Rotnanus

L'EMPIRE DANS LA MAISON DE SAXE So5

de fer, rappelle que Pompée, César, Auguste, Trajan ont soumis le monde; une autre, d'or et de gemmes, porte cette ambitieuse légende : Roma caput mundi régit orbis frena rotundi, « Rome, tête du monde, tient les rênes du gouvernement du globe ». Cortèges, triomphes, tout est soigneusement déterminé : « Personne, est-il dit, pas même l'empereur, ne peut monter au Capitole de Saturne sinon vêtu de blanc. Quand l'empereur veut monter au Capitole, il doit d'abord revêtir des vêtements blancs au vestiaire de Jules César, puis, entouré de musiciens, il gravit le Capitole doré, tandis qu'on l'acclame en langue hébraïque, en grec et en latin. Là, tous les assistants doivent le saluer trois fois en s'inclinant jusqu'au sol, puis, pour le salut de l'empereur, adresser leurs prières à Dieu qui l'a établi maître du monde. » L'empereur résidera à Rome, sur l'Aventin, entouré d'une cour nombreuse de fonctionnaires aux noms tantôt romains, tantôt byzantins (patrices, comtes de la milice impériale, comtes du palais, préfet de la flotte, protospathaires, protovestiaires), qu'un historien allemand de l'Empire ne peut se défendre de comparer à une mascarade. Plusieurs magistrats sont communs à l'empereur et au pape, et c'est par cette combinaison puérile qu'Otto songe sans doute à rapprocher les deux pouvoirs : tels sont, par exemple, le préfet de la Ville, qui a la juridiction générale sur le territoire romain et qui relève de l'empereur en même temps qu'il est l'avoué de l'église romaine; les sept juges palatins, dont une formule définit les attributions. Cependant Otto lui-même n'entendait pas faire au pape de trop larges concessions : dans un diplôme dont on a quelquefois contesté l'authenticité, mais sans raisons décisives, il allait jusqu'à affirmer que la donation de Constantin était un document apocryphe, inventé par un diacre de l'église romaine, et auquel il ne reconnaissait aucune valeur.

Otto m et le monde slave, magyar et lithuanien'. — La dévotion, qui le poussait parfois à s'enfermer dans les couvents et à y vivre en moine, tournait encore vers d'autres préoccupations l'esprit de l'empereur. De grands événements

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