‹ Histoire générale du 4e siècle à nos jours (volume 3)Chapitre 140 sur 192 · Voir ci-dessus, chapitre vi · texte numérisé non relu

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signer avec le khalife Haroun-al-Raschid une paix par laquelle l'Empire s'eng-ageait à payer un tribut annuel de 70 000 pièces d'or ("83). A l'intérieur, les iconoclastes furent dépouillés des grandes charges publiques. Tarasius, nommé patriarche de Constantinople, eut mission de convoquer un concile œcuménique dans la capitale. Ce qui se passa prouve bien que les idées de Léon et de Constantin comptaient de nombreux partisans. Beaucoup, parmi les évoques qui se trouvèrent réunis, condamnaient les imag-es; il en était de même des soldats de la garde impériale qui, la veille de la première séance, s'ameutèrent en s'écriant : « Point d'images! Point de concile! Mort à quiconque osera porter atteinte au concile célébré par l'ordre de notre défunt empereur! » Le jour suivant, ils entrèrent dans la salle des séances et dispersèrent les évêques. Il fallut qu'Irène licenciât la grarde impériale et convoquât le concile à Nicée (septembre, octobre 78"). Cette fois elle atteignit son but : des évêques iconoclastes abjurèrent la cause qu'ils avaient soutenue; les images furent rétablies, mais on en défendit l'adoration. Les événements montrèrent cependant que l'autorité d'Irène n'était point aimée. On s'indignait de la sujétion où elle maintenait son fils, de la faveur qu'elle accordait à l'eunuque Staurace, qui avait assuré la tenue du concile de Nicée. En 790, les troupes se soulevèrent contre elle et la dépouillèrent du pouvoir. Rétablie par son fils (janvier 792), qui avait échoué dans deux expéditions contre les Bulgares et les Avars, elle vit se former contre elle de nouvelles émeutes, jusqu'au jour où cette femme intelligente, mais chez qui l'amiiilion seml)le avoir éteint tout autre sentiment, ressaisit la plénitude du pouvoir en faisant aveugler le malheureux Constantin (août 797). Son nouveau règne fut court, troublé par les factions. Elle fut détrônée par le grand-logothète Nicéphore, qui devint Nicéphore I"' (octobre 802).

Le nouvel empereur paraît avoir représenté un parti modéré (jui, tout en répudiant les violences des iconoclastes, voulait maintenir leurs réformes politiques et civiles. Les biens de l'Eglise, qui jusqu'alors ne payaient que l'impôt foncier, furent par lui soumis aux mêmes charges que les autres propriétés;

quelques-uns furent confisqués. A diverses reprises il s'attaqua aux moines, qui voulaient reprendre leur ancienne influence, notamment quand il nomma patriarche Nicéphore, partisan des images, mais qui n'avait point pour lui le parti monastique. Ni ce règne, ni celui de ses successeurs Staurace (811) et Michel I" Rhangahé (811-813) n'ont une grande importance dans l'histoire de l'iconoclasme. Michel était favorable aux images : il se réconcilia avec Rome, mais on voit par des faits précis que le parti adverse ne renonçait pas à la lutte. L'empereur dut sévir contre les Pauliciens. dont les doctrines se propageaient; la Thrace et la Macédoine étaient pleines d'iconoclastes qui complotaient contre lui. A Constantinople même, ils s'agitaient : il fallut les chasser, agir par persuasion sur l'armée, qui leur était favorable. Ils allèrent jusqu'à organiser une émeute autour du tombeau de Constantin IV, affectant de croire qu'il en sortait pour sauver l'Empire contre une invasion bulgare (813).

Du côté de l'Occident, l'alliance des papes et des Francs se fortifiait encore aux dépens de l'Empire. Vainement l'orthodoxe Irène avait prodigué au pape Adrien les marques de déférence, vainement elle avait songé quelque temps à marier son fils Constantin à la fille de Charlemagne, Rothrude (781). En 800, à Rome, le pape Léon III couronnait Charlemagne empereur. Charlemagne, dit-on, afin de consolider sa situation nouvelle, aurait songé à épouser Irène. Les chroniqueurs francs, toutefois, ne parlent point de ce projet, et avant que l'ambassade franque qui avait été envoyée à Constantinople eût pu aboutir à aucun résultat, Irène était détrônée.

En 803, des négociations avec Nicéphore échouèrent également. Charlemagne prit alors une attitude hostile'; il protégea Venise, les villes de Dalmatie qui se dérobaient à l'autorité de Constantinople. Venise s'étant ensuite retournée vers l'Orient, un des fils de Charlemagne, Pépin, la contraignit à la soumission; mais une flotte grecque l'empêcha de poursuivre ses succès (809-810). Enfin, en 812, la paix fut conclue avec Michel Rhangabé; la cour de Constantinople reconnaissait à Charlemagne le titre d'empereur, Dasileus, et lui abandonnait la

Dalmatie intérieure ; Venise , quoique rattachée à Tcmpire d'Orient, devait payer un tribut annuel au roi d'Italie. Arsafius et deux autres ambassadeurs grecs vinrent à Aix-la-Chapelle, où Charlemagne signa le traité. Amalhar, archevêque de Trêves, et l'abbé Pierre furent envoyés à Constantinople pour recevoir la copie signée par l'empereur grec. L'avènement d'un nouveau souverain à Constantinople amena encore des complications, et le traité ne fut définitivement confirmé que sous Louis le Débonnaire. Dans le sud de l'Italie, les ducs lombards de Bénévent, qui avaient plusieurs fois noué des intrigues avec la cour de Constantinople, durent se reconnaître triliutaires de Charlemagne.

Dans la lettre qu'il écrivit à Michel I", Charlemagne employait les expressions d'Empire d'Occident et d'Empire d'Orient. Les Grecs n'acceptèrent jamais sans retour cette humiliation. Basile I", plus tard, contesta le titre impérial à Louis II, Xicéphore Phocas le contesta à Otto P"". Quand la chancellerie impériale n'était point contrainte de se faire humble, elle appelait l'empereur d'Occident, non point Basileus, mais Rex.

Fin de la querelle des iconoclastes. — Avec Léon V l'Arménien (813-820), la lutte recommença en Orient. Le patriarche Nicéphore, qui refusa de céder, fut déposé; Théodore, abbé de Studium, le chef de la résistance aux iconoclastes, fut exilé ; défense fut faite aux évoques partisans des images de se réunir entre eux, et un nouveau concile, convoqué en 816, adopta les décisions de celui de 7;)i. Il serait sans intérêt d'entrer dans le détail d'événements dont le caractère général ne varie pas. Léon V est assassiné (820). Après lui, Michel II le Bègue cherche à suspendre la lutte. Son fils Théophile (829-842) la reprend. Cette fois, aucun ménagement ne fut gardé, et Théophile exaspéré décréta la fermeture de tous les couvents dans les centres habités (836). La persécution fut violente, mais, comme il arrive souvent, ces excès, ne triomphant point de la résistance, amenèrent une sorte de lassitude. A la mort de Théophile, sa femme Théodora, maîtresse du pouvoir, rétablit les images. Au commencement de 8i2, une grande fête marqua le terme de la lutte et la défaite des

iconoclastes; du mont Olympe, du mont Ida, du mont Athos, les moines accoururent à Gonstantinople; on célébra l'office dans Sainte-Sophie magnifiquement ornée, et un grand banquet réunit les évoques auprès de l'impératrice. La secte iconoclaste subsista encore après 842, ainsi qu'on le voit par les actes du huitième concile œcuménique de Gonstantinople (869- 870), mais sans force et à l'état de persécutée.

Cependant l'œuvre des iconoclastes ne disparut pas entièrement. Leurs réformes civiles ne furent pas toutes supprimées; le parti monastique, bien que victorieux, ne reconquit pas d'abord une domination exclusive. Les secousses même qui avaient agité l'Empire contribuèrent dans une certaine mesure à y faire pénétrer une vie nouvelle, et l'époque qui suivit fut signalée par une véritable renaissance politique, militaire, littéraire, artistique.

//. — Les empereurs de la maison macédonienne.

La transmission du pouvoir tend à se régulariser.

— Parmi les causes qui contribuèrent à fortifier, au ix' siècle, au x° et au commencement du xi'' siècle, la vitalité de l'Empire byzantin, il faut compter la transmission plus régulière du pouvoir impérial. Jusque-là, le principe d'hérédité, bien que consacré par de nombreux exemples, n'avait jamais pu s'établir d'une façon durable. La couronne avait été à la merci de toutes les aventures; personne n'était obligé de se croire écarté du pouvoir par sa naissance ou sa condition : n'y avait-on pas vu arriver des bouchers, des pâtres, des porchers? De là une perpétuelle éclosion d'ambitions romanesques et superstitieuses, qui donnaient beau jeu aux faiseurs d'horoscopes. On ne voit dans les chroniques que gens à qui des moines, des juifs, des diseuses de bonne aventure ont prédit l'empire; ni les lois, ni les supplices ne peuvent détruire cette manie. Léon YI, qui édicté la peine de mort contre les devins, compose lui-même un livre d'oracles. Tel, qui vivait obscur et tranquille, troublé

tout à coup par ces prédictions, ne rêve plus que du pouvoir et se jette dans les complots et les émeutes. On a calculé que, depuis le rèerne d'Arcadius jusqu'à la prise de Constanlinople en 1453, sur 107 personnages qui ont été empereurs ou associés à l'empire, 12 ont abdiqué de gré ou de force; 12 sont morts au couvent ou en prison; 3 sont morts de faim; 18 ont été mutilés, aveuglés; 20 ont été assassinés d'une façon ou de l'autre: 8 sont morts à la guerre ou de quelque accident; 34 seulement sont morts dans leur lit.

Au vi" siècle, on avait essayé le système de V association ou de Y adoption, déjà mis en usage par les empereurs romains; au vni® siècle, le pouvoir s'était, pendant quatre règnes, transmis régulièrement dans la maison isaurienne; dans la première moitié du ix^ siècle, la maison phrygienne, fondée par Michel II, avait compté trois empereurs. En septembre 86". Basile le Macédonien arriva au pouvoir par l'assassinat de Michel III, qui l'avait nommé César. Bien que, plus lard, les biographes officiels aient voulu faire descendre le fondateur de la maison macédonienne de Constantin le Grand et d'Alexandre le Grand, il était de basse origine et ne dut le trône qu'à son habileté et à son audace. Plus heureuse que toutes celles qui avaient précédé, la dynastie dont il fut l'auteur conserva le pouvoir de 867 à 1057, pendant 190 ans *. Ce n'est pas qu'elle en ait eu toujours la possession tranquille : les révoltes, les usurpations, les tragédies de palais , comme l'assassinat de Nicéphore Phocas par Jean Zimiscès (969), ne sont point rares. Néanmoins domine l'idée que le pouvoir est attaché à une famille déterminée et que. d'une façon ou de l'autre, par hérédité ou

1 . La dynastie macédonienne comprend les règnes suivants : Basile I" (861-S8C) ; Constantin VI et Léon VI (886-912), ses fils; Constantin Vil Porphyrogénète (912- 959), a qui furent associés son beau-père Romain Lécapène (920-944) et les trois fils de celui-ci; Romain II (939-963), fils de Constantin VII; Nicéphore Phocas (963-969, qui épousa Théophano, veuve de Romain II; Jean Zimiscès (909-975), <|ui épousa Théodora, sœur de Romain H; Basile II (91o-102.j), fils de Romain II; Constantin IX (975-1028) : Romain Argyre (102S-1034), qui épousa Zoé, fille de Constantin IX; Michel IV le Paiddagonien (1034-1041), second mari de Zoé; .Michel V le Calfat 1011-1042), adopté par Zoé; Constantin IX Monomaque ;1042-10IJ5), troisième mari de Zoé; Théodora (105o-10o6), suuur de Zoé; Michel VI Stratioti(jue (1056-I0o7), désigné comme empereur par Théodora. Tous ces souverains se rattachaient donc à la dynastie macédonienne par filiation, adoption, tutelle ou mariage; presque tous succédèrent léqilimemenl.

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alliance, il ne doit pas en sortir. Les femmes même sont aptes à succéder, car ceux qu'elles épousent ou adoptent deviennent empereurs. Les premiers princes de la maison macédonienne ne se contentent pas, comme on l'avait fait auparavant, d'associer leur fils aîné à l'empire : ils y associent successivement tous leurs enfants, presque aussitôt après leur naissance. Un d'eux, Constantin Porphyrogénète, a écrit lui-même que, si Basile P"" avait adopté ce système, « c'était pour enfoncer dans l'empire des racines plus puissantes et plus nombreuses ». Ces associés ne partagent pas le pouvoir, comme à l'époque de Dioctétien; ils sont simplement désignés pour en hériter à la mort de l'empereur. Basile voulut aussi instituer comme une marque de naissance réservée aux enfants impériaux : le titre de Porphyrogénète attesta qu'ils étaient nés au Palais, dans la chambre de jporphyre . Cependant, à côté de la tradition de l'hérédité, subsiste, dans une certaine mesure, celle de l'élection : le nouvel empereur est reconnu par le sénat et le peuple.

On vit le progrès de ces idées de légitimité, au ix® siècle, par l'histoire de Romain Lécapène, beau-père de Constantin VII, qui usurpa le pouvoir, se nomma empereur, nomma empereurs ses fils. Il n'osa pas supprimer l'héritier de la maison macédonienne ni lui retirer la dignité impériale; tous ses envahissements se heurtèrent à l'opposition populaire, et il tomba enfin du pouvoir. Lorsque Romain II meurt en laissant deux fils en bas âge, le général Nicéphore Phocas s'empare du gouvernement, mais il épouse la mère des deux enfants, Théophano, et se déclare leur tuteur. Plus tard, Jean Zimiscès assassine Nicéphore; mais, pour légitimer son pouvoir, il s'unit, lui aussi, à une princesse porphyrogénète, Théodora, et se garde bien de contester les droits des jeunes fils de Romain II qui, à sa mort, deviennent empereurs (975). Ces mêmes idées s'affirmèrent encore au siècle suivant par l'histoire de Zoé, fille de Constantin YIII. Quatre empereurs successivement, Romain Argyre, Michel le Paphlagonien, Michel le Calfat, Constantin Monomaque, tinrent d'elle leur légitimité par le mariage ou par l'adoption. Le peuple acceptait les maîtres que lui imposaient les caprices dévergondés de la vieille porphyrogénète, et, si un de

ces indignes empereurs essayait do se débarrasser de Zoé, une révolution éclatait en faveur de l'impératrice.

La maison macédonienne dut au mérite de quelques-uns de ses empereurs l'autorité dont elle jouit. Basile l\ qui la fonda, fut célèbre par ses victoires sur les Arabes et par ses lois; Constantin VII s'illustra par son amour des lettres et des arts; Nicéphore Phocas lutta vaillamment contre les Arabes et leur enleva quelques-unes de leurs plus belles conquêtes ; Jean Zimiscès, victorieux en Asie, refoula en Europe une invasion russe; Basile II détruisit l'empire bulgare. Ces victoires répétées rendaient la dynastie populaire : il semblait que le salut et la prospérité de l'Empire fussent attachés à ses destinées.

Luttes contre les invasions. — En Orient, si les efforts de Léon III et de Constantin IV avaient, au vui^ siècle, contenu l'invasion, les dangers n'étaient pas moins incessants. Aussi la lutte n'est-elle pour ainsi dire jamais interrompue. Basile I" enlève Samosate aux Arabes (873); après deux campagnes heureuses en Cappadoce et en Gilicie (877-878). il rentre triomphant à Constantinople. Les incursions des flottes arabes contre l'Eubée, le Péloponèse, les îles Ioniennes, sont repoussées par les amiraux Xasar et Nicétas (880-881). Le règne de Léon VI est marqué par des revers : si le général Nicéphore Phocas arrête une invasion en Cappadoce, dans la suite les Arabes s'emparent de Séleucic en Cilicie, de Lemnos. Une flotte partie de Tripoli menace Constantinople, puis se jette sur Salonique, pille la ville et se retire avec 22 000 prisonniers (904). Une flotte grecque est détruite par les Sarrasins, près de Samos (911). La situation se modifie sous les règnes de Romain Lécapène et de Constantin Porphyrogénète : tandis que le khalifat de Bagdad est ébranlé par les dissensions politiques et religieuses, l'Empire, quelque temps en paix avec les Bulgares, reprend l'avantage en Asie. D'habiles généraux dirigent les armées, tels que Jean Curcuas ou Gourgen, qui, en 22 ans (920-9i2), s'empara de plus de mille forteresses et reporta la lutte sur les bords de l'Euphrate et du Tigre. La destruction de la flotte arabe à Lemnos (923), la prise de Théodosiopolis (Erzeroum) (928),

Histoire génébale. I. 41

de Mélitène (934), de Dara, de Nisibis (942), d'Amida sur le Tigre (957), de Samosate sur TEuphrate (9o8), sig-nalent ces guerres acharnées dont il serait fastidieux de suivre ici les incidents. La Crète, où les Sarrasins d'Espagne s'étaient établis vers 824, était devenue le grand arsenal des flottes arabes, le grand marché pour les captifs et le butin. Six fois déjà l'Empire avait en vain essayé de la reconquérir. Sous Romain II, le plus brillant général de ce temps, Nicéphore Phocas, y parvient (9G1). Puis, passant en Asie, il prend, dit-on, soixante villes dans une seule campagne, conquiert Alep. Devenu empereur, en 964, il s'empare d'Adana, d'Anazarbe, de Mopsueste; en 965, de Tarse. Chypre est rattachée à l'Empire, et cette belle série de victoires est couronnée par la rentrée des Grecs dans Antioche (969). Pour surexciter les courages, Nicéphore eût voulu qu'on vénérât comme martyrs les soldats du Christ tombés en combattant l'Islam. L'Eglise s'y refusa. Les conquêtes continuèrent sous Jean Zimiscès. Après lui, Basile II achève de soumettre la Syrie, sauf Tyr et Damas (99o). Alep échappe aux Grecs après son départ. Cependant la carte de l'Asie était transformée : l'Empire byzantin semblait à la veille d'atteindre les anciennes limites de l'Empire romain; ses flottes dominaient dans le bassin oriental de la Méditerranée, et le peuple de Constantinople s'habituait à voir défiler dans le cirque les prisonniers arabes, tandis Cjue les chœurs célébraient la gloire divine et la défaite des Agarènes '. Cette situation se maintint jusqu'au jour où l'invasion turque, qui commença sous Constantin Monomaque, vint ruiner l'œuvre des empereurs du x^ siècle.

En Europe, point d'ennemi plus terrible que les Bulgares *. Depuis le vn" siècle, ces nomades, de race finnoise, n'ont pas cessé leur marche victorieuse vers le sud; ville par ville, ils dévorent l'Empire qui, en Thrace, en Macédoine, ne garde plus guère qu'une étroite bande de terrain le long de la côte ; plus bas encore, ils s'étendent jusqu'à la Thessalie et possèdent Janina. L'empire bulgare pousse l'empire grec à la mer. En 811 ,

1. Nom que les Byzantins donnaient aux Arabes, comme descendants d'Agar, servante d'Abraham, et de son fils Ismaël.

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