‹ Histoire générale du 4e siècle à nos jours (volume 3)Chapitre 38 sur 192 · Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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Grésroire de Tours lui fait dire : « Je supporte avec peine que ces ariens occupent une partie des Gaules; marchons avec laide de Dieu, et après les avoir vaincus, réduisons le pavs en notre pouvoir. » Une lettre de Clovis aux évêqucs montre (ju'il a fait jiroclamer une paix pour les serviteurs de rÉi;lise, les viergres consacrées à Dieu, les veuves, les clercs, fils de clercs, etc. Le commentaire de cette lettre est le respect de Clovis pour saint Martin de Tours : défense de rien prendre sur son loiritoire, sauf l'eau et l'herbe. La rencontre eut lieu à Vouillé. non loin de Poitiers. Les Wisigoths furent vaincus, Alaric II périt (o07).

Clovis hiverna à Bordeaux, prit possession des trésors du roi wisigoth à Toulouse et s'empara d'Anpoulème qui avait résisté. Son fils Théodoric soumit l'Arvernie et les pays jusqu'aux frontières des Burg-ondes. Partout le clergé et le peuple accueillaient avec faveur les Francs. Toutefois le comte Ihhas.. à la tète des Ostrogoths. défit à Arles le fils de Clovis malgré l'aide des Burg-ondes (508): il conserva aux Goths les rivages de la Méditerranée, la Provence et la Narbonnaise, qui devait g-arder le nom de Gothie. Le bâtard Gésalic qui avait voulu succéder à Alaric mourut deux ans après, et le jeune fils d'Alaric, Amalaric, pelit-fils de Théodoric, rég-na sous la tutelle de celui-ci. Les Wisigoths étaient presque refoulés en Espagne et Clovis avait étendu la domination des Francs de la Somme aux Pyrénées. Ses succès furent consacrés par une démarche de l'empereur Anastase qui lui envova le titre de consul. Le roi des Francs se revêtit de la pourpre et de la chlamyde.

Les derniers épisodes de son histoire sont moins g-lorieux. Ce sont les meurtres par lesquels il se débarrassa des petits rois francs de manière à rester le seul chef de la nation entière. Il fit tuer Sigebert de Cologrne par son fils, puis assassiner ce dernier, et fut alors reconnu roi par les Ripuaires. Il déposséda Chararic, le fit tondre ainsi que son fils, puis mettre à mort pour plus de sûreté. Il marcha contre llagnacaire, roi de Cambrai, le fit prisonnier et le tua de sa main ainsi que son frère Richard. Puis il fit périr un autre frère, Rigomer, qui était au Mans. Grég-oire de Tours ajoute qu'outre ces meurtres il en

commit d'autres, même sur ses parents. Il se peut que ces récits aient été exagérés et soient, pour une part, légendaires. Mais ils n'ont rien d'étonnant et personne à coup sûr n'a reproché ses crimes à Clovis ; les Francs les ont mis en chanson; et Grégoire de Tours après le récit du meurtre de Sigebert ajoute naïvement : « Chaque jour Dieu faisait ainsi tomber les ennemis de Clovis sous sa main et augmentait son royaume, parce qu'il marchait avec un cœur droit devant le Seigneur et faisait ce qui était agréable à ses yeux. »

Clovis, qui avait fixé sa résidence à Paris, y présida un concile (511) et mourut bientôt après, dans la quarante-sixième année de son âge. Il fut enterré dans l'église des Saints-Apôtres qu'il y avait fait bâtir.

Les fils de Clovis. — Ses quatre fils : Thierry, Clodomir, Childcbert et Clotaire (ces trois derniers fils de Clotilde), se partagèrent son royaume. Thierry l'aîné eut les pays germaniques de l'Est, la région ripuaire et alamaniquc, la portion orientale du royaume de Syagrius (Champagne) et la moitié orientale de l'Aquitaine (Clermont, Cahors, Rodez, Albi). Le royaume des Burgondes, non encore détruit, s'interposait donc entre les deux parties du royaume de Thierry et celui-ci confinait à la fois, au delà du Rhin, aux Germains, en deçà, aux Bur- -gondes, aux Wisigoths et aux Oslrogoths. Clodomir eut l'Aquitaine orientale (Orléans, Tours, Poitiers, Bordeaux); Childebert, le pays entre Seine et Loire (Paris, Chartres, le Mans, etc.) ; •Clotaire, le pays entre la Seine, l'Oise et le Rhin inférieur avec l'ancienne terre salienne.

Sur ces partages on a fait plusieurs théories. On a supposé un partage du pays sans celui de l'autorité royale, ou bien un partage des biens et revenus; mais la vérité est qu'il y eut partage tout à la fois du territoire et de l'autorité royale. Les partages entre fils de rois, conséquence du droit héréditaire de toute une famille, se retrouvent ailleurs que chez les Francs. Pour être devenu roi de toute la Gaule, Clovis n'a pas eu l'idée d'une magistrature suprême, la royauté une et indivise, s'exerçant sur un Etat un et indivis, la Francie. Clovis n'aurait pas compris cette Francie; il ne la voyait pas; elle n'existait pas

plus dans les idées des hommes que dans la réalité. Cette faculté que nous avons de voir dans notre esprit la carte d'un pays avec ses frontières, de mettre dans ce cadre une vie nationale, vient de ce que nous savons l'histoire et la géog-raphie, choses inconnues aux Mérovingiens. Clovis savait d'où il était parti, et (jue parti de là il avait conquis le royaume de Syagrius, l'Armorique ou pays entre Seine et Loire, qu'il avait annexé le pavs ripuaire et conquis le pays alamanique, conquis le pays des Wisigoths, et que sur tout cela il était roi. Il ne concevait certainement pas plus que ses fils que cela ferait une unité.

Le seul fait clair, qui sans doute n'est pas dû au hasard, c'est que les quatre capitales : Reims, Orléans, Paris, Soissons, sont dans l'ancienne terre de Syagrius. Remarquons en outre que les pays de l'Est forment un g^roupe compact qui durera. Dansrhistoire obscure de ces partages il faut avant tout suivre la formation des régions hisloricjues : la première bien apparente c'est ce royaume de Thierry, qu'on appellera plus tard VAnstrasie.

Les frères, après le partage, vécurent absolument indépendants les uns des autres. Pas d'idée commune générale, pas de pouvoir commun. Dans la famille royale la barbarie est encore très grande. En 531, pendant une expédition faite en commun contre la Thuringe, Thierry essaie d'attirer son frère Clotaire dans un guet-apens pour le faire assassiner; Clotaire ajjcrçoit les pieds des hommes cachés derrière un rideau et fait entrer son escorte. Deux ans plus tard, afin de s'approprier l'héritage de Clodomir, Childebert et Clotaire égorgent ses fils, leurs neveux. 11 est aussi question d'une tentative de Théodberl, lils de Thierry, et de Childebert pour faire tuer Clotaire. Quand Childebert et Clotaire restent seuls en présence, Childebert appuie la révolte de Chramn contre son père Clotaire (557). Il y a là des commencements de ces guerres civiles qui caractérisent la période suivante. A la fin du règne de Clotaire, une nouvelle révolte de Chramn exaspère le vieux roi, qui le poursuit jusqu'en Bretagne et fait brûler son fils dans une maison avec sa femme et ses enfants.

Mais ces querelles de famille ne passent pas encore au pre-

mier plan; les Francs n'épuisent pas leurs forces dans des luttes intestines; ils ont encore une i::rande énerj?ie et achèvent laconqu(M,e et l'œuvre de Clovis. Les trois fils de Glotilde opèrent en Gaule contre les Burgondes et attaquent les Wisigoths en Espagne; Thierry et ses fils opèrent en Germanie, puis en Italie.

Les trois fils de Glotilde commencèrent en 523 la guerre de Buro-ondie. Gondebaud était mort en 51 G. Son fils Sigismond lui avait succédé; il était catholique, faible de caractère, se laissait conduire par Avitus; à côté de lui était son frère Gondomar. Ils furent battus, Sigismond fut livré à Clodomir et emmené à Orléans. La conquête n'était pas achevée. Gondomar, après le départ des rois francs, reprit possession du royaume des Burgondes. En 524, Clodomir fit une nouvelle expédition. Avant de partir il fit périr Sigismond et sa famille malgré les objurgations de l'abbé de Mici, qui lui dit : « Si tu fais périr Sigismond et ses enfants, il sera fait à toi et à tes enfants ce que tu leur auras fait. » Clodomir fut battu à Yéséronce et périt. Gondomar reconquit tout son royaume. En 532 Clotaire et Childebert revinrent à la charge. Vainqueurs près d'Autun, qu'ils prirent après un siège, ils mirent fin au royaume des Burgondes (534). On ne sait ce (jue devint Gondomar.

Thierry avait refusé de prendre part à cette expédition. Les Francs qui l'entouraient en furent très irrités, et le menacèrent de le quitter. En dédommagement, il les conduisit au pillage de l'Arvernie. Grégoire de Tours nous a relaté ces brigandages; seuls quelques châteaux et Clermont résistèrent; une révolte provoqua une seconde guerre d'Auvergne. Les Vies de saints de cette époque montrent que la dévastation fut systémati(jue et que l'Auvergne a été longue à s'en remettre. Thierry avait tenu parole aux siens.

Les Francs allèrent plus loin du côté du sud. Ils continuèrent à combattre les Wisigolhs. En 531, Childebert fit une expédition jjour venger sa sœur Clotilde, épouse d'Amalaric qui la maltraitait. Amalaric, battu près de Narbonne, fut tué par les siens à Barcelone. Childebert revint chargé de trésors mais sans avoir conquis la Septimanio wisigothique; le pays entre Garonne et Pyrénées sera encore longtemps disputé. En 542,

nouvelle expédition de Childebert et Clotaire; ils assiègent Saragosse, mais sont obligés de se replier sans avoir obtenu aucun résultat sérieux.

Guerres en Germanie et en Italie. — Les guerres faites par les Francs de l'Est eurent plus de retentissement. Ils firent d'abord la conquête de la Thuringe. Ce royaume de ïhuringe, dont les limites précises sont matière à contestations sans fin, était situé sur les deux revers de la chaîne médiane de l'AUemasrne. Au sud il atteignait le Danube à Ratisbonnc; à l'est il avait pour limites la Saale, puis l'Elbe, sans aller jusqu'à l'embouchure qui était en pays saxon; le Harz y était compris. Au nord-ouest étaient les Saxons; à l'ouest les Ripuaires (Hesse actuelle); au sud-ouest les Alamans. En 516, Thierry commença l'attaque. Trois princes se partageaient le pays : Baderic, Hermanfried, Berlhaire. Hermanfried fait périr Berthaire, puis s'adresse à Thierry, lui ofTrant de partager la part de Baderic. Thierry accepte; Baderic est tué. Mais Hermanfried refuse de tenir sa promesse, ce qui crée une vive inimitié entre les deux rois. En 531, Thierry, avec le concours de son frère Clotaire, se venge. Les rois francs battent les Thuringiens; Hermanfried s'échappe, mais aux bords de l'Unstrut un sanglant désastre est infligé à son peuple. Hermanfried se laissa attirer par les promesses de Thierry et vint chez lui; le roi franc le combla de présents et, un jour qu'ils se promenaient sur les remparts do Tolbiac, le jeta en bas. Il ne restait personne pour régner sur les Thuringiens. Les enfants de Berthaire avaient été emmenés en captivité par Clotaire, qui épousa sa fille Radegonde. Elle ne se plut jamais dans la compagnie du roi des Francs, et quand il eut fait périr ses frères, elle obtint l'autorisation de se retirer dans un monastère. Fortunat a raconté sa vie et chanté la fin tragique du royaume de Thuringe. Il ne s'agit pas d'ailleurs d'une soumission radicale des Thuringiens; ce n'était pas ainsi que 1 on procédait; le royaume des Thuringiens est une agglomération de populations germaniques qui ne sont liées que parce qu'elles ont un chef commun; celui-ci disparu, c'est le vainqueur qui devient le chef.

Théodbert (538-548), fils de Thierry, paraissait homme à

pousser à fond les guerres contre les Germains. On entrevoit par Grégoire de Tours qu'il a été un personnage historique intéressant. Il s'est montré généreux, juste, faisant des libéralités aux églises.. Ce qu'il y a de plus marquant dans son histoire, ce sont ses relations avec l'Italie et l'Orient. Elles ont commencé avec la lutte des Byzantins et des Ostrogoths en Italie et se sont continuées pendant toute cette lutte. A partir de 53o, les Francs sont sollicités par Justinien et par les rois goths. Ils prennent ce qui leur est ofTert des deux côtés, et gagnent ainsi la Provence. Ghildebert, Glotaire et Théodbert ont marché jusque-là d'accord : la Provence a été partagée entre les deux premiers. Théodbert, pour ne pas paraître rompre le traité avec Justinien, a d'abord envoyé aux Goths comme auxiliaires des Burgondes et des Alamans, supposés agir pour leur compte. Puis il descend en Italie en 539. Il bat successivement les Goths et les Byzantins. Il est arrêté par la peste. Jusqu'à sa mort (548) il maintient ses généraux en Italie. Grégoire lui attribue de grandes conquêtes, et il ressort clairement des récits de Procope que les Francs ont occupé plusieurs années la province des Alpes Cottiennes, la Vénétie et des parties de la Ligurie. Il y a des épisodes curieux dans les relations de Théodbert avec Justinien. Par exemple, une lettre où Théodbert répond à Byzance qui lui a demandé en quoi consistait son empire. Il fait une énumération de peuples où figurent les Wisigoths (sans doute ceux de la Septimanie), les Saxons Euciens (sans doute aux embouchures du Rhin). Il dit que sa domination s'étend depuis le Danube et la Pannonie (ce qui comprendrait la Bavière) jusqu'à l'Océan. Il se donne comme un serviteur de l'Eglise, parle du chef des catholiques {prasfectus catholicorum) . Le même Théodbert a voulu punir Justinien d'avoir mis dans, ses titres celui de Francicus. Au dire d'Agathias, il projetait de s'allier aux Gépides, aux Lombards et de marcher sur Byzance. Il est le premier des rois barbares qui ait mis son nom sur les monnaies. Il est le seul qui, avant Charlemagne, se soit titré a Auguste ». C'est encore un envahisseur de l'Est, qui a la plus grande réserve d'hommes, mais un envahisseur chrétien qui se préoccupe du chef des catholiques et qui vil entouré de

conseillers romains : comme ce Parlhenius qui lui conseilla de lever un impôt sur les Francs.

Après lui, sous Théodbald, qui rèarne jusqu'en ooo, les combats en Italie continuent, les Francs étant toujours sollicités par les Goths et les Byzantins, mais faisant toujours leurs propres affaires. Ce sont surtout les ducs alamans, Leutharis et Buccelin, qui airissent. Pendant deux ans ils dévastent Fllalie avec une armée de 75 000 hommes. ^lais cette armée fond peu à peu; Leutharis meurt de la peste; Buccelin est vaincu et tué par Xarsès à Casilinum, sur les Lords du Yulturne. Il s'est fait là une énorme consommation d'hommes. Finalement les Francs ne gardent rien en Italie ; il ne leur reste que l'acquisition de la Provence et la tradition des guerres lucratives dans la péninsule.

En 000, meurt Théodbald, dont Glotaire recueille la succession. Il a fait la guerre aux Thuringiens et, à deux reprises, aux Saxons; la seconde fois ses hommes livrent bataille malgré lui et se font battre (ooG). Déjà les Bavarois sont entamés. C'est à cette date qu'ils apparaissent dans l'histoire; on les aperçoit au milieu du vi'' siècle établis entre le Lech, le Danube et les Alpes. On ne sait d'où vient leur nom '; mais ce n'est pas un peuple nouveau. Ils sont subordonnés aux Francs sous Théodbert, peut-être même sous Thierry; mais ils gardent leurs ducs. L'un d'eux, Garibald, épouse la veuve de Théodbald que l'Eglise n'a pas permis à Clolaire de prendre pour femme.

Depuis plusieurs siècles un grand mouvement s'est fait de l'est à l'ouest, la Germanie se déversant sur l'Empire. Clovis arrête le mouvement et en commence un autre en sens contraire. A la fin du règne de Glotaire on touche à l'Elbe et au Lech, c'est-à-dire à l'extrémité du monde germanique. De la Yistule à l'Elbe se sont avancés les Slaves, qui ont même passé l'Elbe, atteint la Saale et les sources du Main. Au sud plus de Goths, de Vandales, de Gépides, en Dacie et Pannonie; plus de Lombards à la fin du vi*" siècle; mais des Avars jusqu'à lEnns,

1. Peut-être des Boïes, peuple gaulois qui aurait donné son nom à la Boïovaria (Bavière) et au Boïoheniuin (Bohème), et qui aurait disparu dès le temps des premières migrations germaniques.

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des Slaves dans les vallées orientales des Alpes. C'est le second ban de la barbarie. La tâche historique des Francs sera de le contenir, puis de lui transmettre la civilisation qu'ils auront reçue. Ils ne s'en doutent pas, mais l'Eg-lise s'en doute pour eux. Elle leur a fait détruire les royaumes barbares ariens, où il v avait vie séparée, nalionale et religieuse. Elle les a poussés à la conquête. Il lui faut un peuple universel pour son œuvre universelle.

Les fils de Clotaire. — Clotaire s'était ag-randi successivement par le partage de la Burgondie, celui du royaume de Clodomir, celui de la Provence, l'héritage de ïhéodbald. En 558 la mort de Childebert réunit entre ses mains tout le royaume des Francs. Après avoir comprimé la révolte de Ghramne, peutêtre appuyé par les Gallo-Romains d'Aquitaine, et avoir fait la première expédition des Francs contre les Bretons (560), il mourut (561).

Clotaire ayant laissé quatre fils, le partage se fit comme en 511, mais il ne fut pas complètement le môme. Il y avait de nouveaux territoires à partager : la Burgondie et la Provence. Gontran (561-593) eut la résidence d'Orléans avec la Burgondie; Charibert (561-567), la résidence de Paris avec rA(|uitaine; Sigebert (561-575), Reims avec les pays germaniques et la Champagne; Chilpéric (561-584), Soissons et les pays de l'Ouest '. Les quatre royaumes se touchaient dans la partie centrale de la Gaule; les capitales étaient sur cette frontière.

La nouvelle période commence par un événement qui annonce ce qu'elle sera. Le }»lus jeune des quatre rois, Chilpéric, aussitôt après la mort de son père, met la main sur les trésors qui étaient à Braine (près de Soissons) et s'en sert pour gagner les principaux Francs. Après quoi il entre à Paris qu'il occupe. Voilà qui annonce les guerres civiles et les trahisons de ces principaux Francs, les leudes^^, qui passeront sans cesse d'un frère à l'autre, pour de l'argent, pour des terres, pour des

\. La Loire lui sert de limite au sud, au-dessous de Tours; sa frontière orientale est nianiuée par une ligne qui laisse h l'est Chartres et Étampes, coupe la Seine vers Mantes, englobe Soissons et Cambrai, mais non Laon, puis s'inflcchit à l'est vers l'Ardenne et suit la Meuse jusqu'à son embouchure.

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