‹ Histoire générale du 4e siècle à nos jours (volume 3)Chapitre 8 sur 192 · L EMPIRE ROMAIN JL"8QU"AI: IIP SIÈCLE · texte numérisé non relu

L EMPIRE ROMAIN JL"8QU"AI: IIP SIÈCLE

lion. En tout et partout ils i«>[ir(''sonteiit reinj)Oi'oui", chacun relevant de lui directement, sans hiérarchie intermédiaire.

Les provinciaux étaient hien protéiiés; d'autant plus (|u"ils avaient une institution capahle dans une certaine mesure dempècher les ahus : YassonOlée provinciale. L'antiquité n"a pas complètement iiinoré le système représentatif moderne; il suffit de citer les confédérations des cités comme celle de la Lvcie décrite ' par Strahon et conservées par les Romains: il v en avait d'analoiiues dans TAsie Mineure; en Occident, César et Auguste convo(|uent les députés des provinces de la Gaule, lie l'Espagne. Les assemblées orientales avaient surtout un caractère relitrieux ; les assemblées espagnoles et sauloises, un caractère politique. En Gaule naquit, au temps d'Auguste, une institution ayant ce double caractère poliliijue et religieux : l'assemblée annuelle des députés des soixante cités gauloises autour de l'autel de Uome et d'Auguste, érigé à Lyon.

Ces assemblées provinciales, (|ui fonctionnèrent jusqu'au IV* siècle et qu'Honorius voulut restaurer en Gaule (édit de 418), envoyaient à l'empereur des députations chargées de lui porter les vœux ou les plaintes des provinces, d'accuser au besoin le gouverneur. Les assemblées provinciales sont seulement jtour l'empereur un moyen de contrôle; elles ne peuvent empiéter sur son droit de légiférer, de fixer l'impôt, de faire la paix ou la guerre, sur aucun des attributs de la souveraineté. 11 n'y a pas là de libertés politiques. Remar(|uons aussi (|ue, ces assemblées disparues, les conciles nationaux de l'Eglise semblent s'être formés sur leur modèle.

L'étude de l'adininislralion mène à la même conclusion (]ue l'étude sur le pouvoir impérial. Ce pouvoir dispose d'une administration omnipotente qui laisse subsister une certaine indépendance municipale, ijuelques libertés jtrovinciales, sans (juc celles-ci puissent gêner l'action de l'autocratie impériale. C'est précisément i)our cela que cette autocratie a été un si puissant instrument d'unification.

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