‹ Histoire générale du 4e siècle à nos jours (volume 3)Chapitre 88 sur 192 · Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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Service militaire. — A l'origine, il y avait, pour tout propriétaire, une sorte d'obligation de service militaire. Au temps de Charlemagne, l'obligation repose sur la liberté et sur la propriété. La liberté seule ne suffit pas; parmi les libres, Charlemagne distingue ceux qui doivent faire campagne *. D'un autre côté, le lite, le serf n'avaient que des devoirs irréguliers, dans des circonstances exceptionnelles, le long des côtes, en Saxe, où la condition des lites est supérieure. On verra d'ailleurs que les non libres figuraient à l'armée dans la suite de leur seigneur. C'est que le soldat s'équipait et s'entretenait luimême, sans autre compensation que le butin de guerre et les réquisitions. L'habitant doit seulement : feu, eau, fourrage, bois; le guerrier ne peut requérir logement ni nourriture. On emportait des vivres pour trois mois, des armes et des vêtements pour six. Il devait, sur ce dernier point, y avoir des accommodements, car le service (en Saxe et en Italie, par exemple) durait souvent plus d'un an.

Le capitulaire de 813 règle l'armement : lance et bouclier, ou bien l'arc avec deux cordes et dix flèches. Le bâton n'était pas admis. Au cavalier, on donnait lance, bouclier, épée ou poignard, arc et flèches; casque et cuirasse (galeœ, loricse) aux hommes que les comtes, évêques ou abbés préparent aux levées, à moins qu'il ne s'agisse des comtes et évêques euxmêmes. Le propriétaire de douze inanses ^ doit avoir la cuirasse (brunea). Il semble que le nombre des soldats lourdement armés dût être considérable.

Tout ce qu'on sait par les sources sur les combats du temps (et il est vrai qu'on en sait peu de chose), permet de dire qu'il y avait dans cette armée un grand nombre de cavaliers.

On était convoqué par le ban royal (hostis bannit us). Le roi détermine le lieu ou les lieux de réunion. Des messagers portent la nouvelle. Tous doivent être prêts à partir de suite. Le comte surveille l'opération dans son ensemble.

On pense bien qu'un tel service militaire a été une lourde

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