Aujourd'hui la Haute et Bas;^e-Auli idiL
Histoire géxébale. I. 27
royaumo jusqu'à la Yistulo ot soumit les Tchèques de Bohême.
Guerres civiles et partages. — Les ravages des Slaves et même des Normands n'intéressaient que les frontières de Louis le Germanique; mais son royaume fut troublé, comme les autres, par l'ambition des fils du roi.
A la diète de Ratisbonne d'avril 862, Louis le Germanique dépouilla de leurs charges le margrave Ernest de Bavière et tous ses parents. Ceux-ci, d'accord avec Adalard, négocièrent avec le roi des Francs occidentaux et poussèrent Garloman, gendre du margrave Ernest et préposé depuis cinq ans à la Marche orientale, à se soulever contre son père. Il changea les comtes de Garinthie et Pannonie; mais ses créatures passèrent au parti de son père, qui vint le relancer en Garinthie et le força à se soumettre (862). En 865, Louis le Germanique partagea ses Etats entre ses trois fils : l'aîné, Garloman, eut la Bavière avec la Garinthie et la suzeraineté sur les Slaves de Pannonie et Moravie ; le second, Louis, dut commander aux Francs orientaux, aux Thuringiens, aux Saxons; le troisième, Charles le Gros, aux Alamans. Le père se réservait, sa vie durant, l'autorité et ne donnait pas à ses fils la couronne royale. Chose curieuse, c'est le second fils, Louis, qui fat mécontent de son lot ; poussé par des parents du comte Adalard, il se souleva (866); la réconciliation eut bientôt lieu. Après l'agrandissement obtenu au congrès de Mersen (870). Louis le Germanique fit un nouveau partage, tout au bénéfice de Garloman; les deux autres frères se soulevèrent. Au bout d'un an, le père se décida à céder et partagea ses nouvelles acquisitions entre ses trois fils (diète de Forchheim, 872). En 873, Charles et Louis le Jeune complotèrent de se rendre maîtres de la personne de leur père, pour le foi'cer à abdiquer. Charles le Gros, faible d'esprit, fut pris de terreur avant l'exécution et son attitude révéla tout. Louis le Germanique pardonna; il abandonna à ses lîls toute l'administration de leurs futurs royaumes, se réservant seulement la décision des ilTaires les plus graves.
Le royaume d'Italie : état politique, religieux et social. — La situation d<' l'Italie n'était pas meilleure que celle de la Gaule ou ds' l;i (iermanie.