‹ Histoire générale du 4e siècle à nos jours (volume 4)Chapitre 121 sur 202 · Voir ci-desSus, t. XI, p. r)2i · texte numérisé non relu

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locaux, suscités par un essai piénialuié d'imposer le service militaire aux indigènes, il n'y a pas eu d'insurrection à réprimer. Les seuls faits d'armes à uKMitionner sont ceux accomplis pendaiil la i:urrro île 1S"~-18~8, el ddiil la conséquence a été l'annexion du Lazistan et d'une partie de l'Arménie turque, avec le port de Batoum et la forteresse de Kars. A la vérité, ces acquisitions étaient grevées de charges : Batoum, déclaré port franc par le Congrès de Berlin, ne devait jamais être fortifié. Par un oukaze de 1885, l'empereur Alexandre III a déchiré l'eniiagement pris à Berlin : aujourd'hui Batoum, entouré de forts, serait le point d'appui d'une nouvelle marche en avant des Russes dans l'Asie Mineure.

L'histoire des provinces caucasiennes, pour ces trente dernières années, se réduit donc à celle de leur administration, do leur développement économique et de la russification des populations indigènes.

Administration et russification. — La principale modification des cadres administratifs a été la suppression, après l'avènement d'Alexandre III, de la Lieutenance générale du Caucase. Les provinces caucasiennes, jusqu'alors espèce de pachalik autonome, sont devenues des gouvernements analogues aux provinces d'Europe. Il va sans dire, d'ailleurs, que dans les détails d'administration, elles continuent à en différer beaucoup.

A l'égard des populations musulmanes, l'attitude du gouvernement n'a pas changé. Elles ont continué à jouir de la même tolérance. D'une façon générale, on peut dire que la Russie est infiniment plus siire de ses sujets musulmans du Caucase que nous ne le sommes, nous, Français, des musulmans algériens. Les musulmans sujets russes, les uns chiites, les autres sunnites, sont moins unis, moins fanatiques que les nôtres. D'autre part, il existe parmi eux une aristocratie cà laquelle les cadres de l'armée et de l'administration russe s'ouvrent largement. Beaucoup de ïatars, de Lesghiens, etc., élevés à Pétersbourg et passés par la Garde, sont devenus des prislaf (commissaires de police), ou même de brillants officiers. Le colonel Alikhanof (Ali-Khan), un des conquérants du Turkestan, descend d'un des compeignons de Schamyl.

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