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chule du royaume musulman Je Ta-li ^8 janvier 1873) avaient fait désirer aux Anglais d'étudier à nouveau les voies de communication entre la Birmanie et le Yunnan. Le colonel Horace Browne fut charoé par Lord Salisbury, de concert avec la légation de Grande-Bretagne à Peking et le gouvernement indien, d'une mission pareille à celle du capitaine Sladen. Augustus- Raymond Margary, interprète, venu de Chang-Haï, par terre, le 23 août 1874, le rejoignait à Bhamo le 17 janvier 187o. La frontière birmane fut traversée par la mission le 17 février; mais, sur des bruits sinistres qui couraient, Margary repassa la frontière pour se rendre compte de l'état des esprits; le 21, le colonel Browne était attaqué par les Célestes, et Margary, de son côté, était assassiné à Manwyne. Browne, soutenu par ses troupes birmanes et sikh, parvint à opérer sa retraite.
Convention de Tche-fou. — Les négociations relatives à cet incident furent la plus grande difficulté du nouveau règne et elles traînèrent en longueur pendant plus d'une année; la liuerre faillit même éclater. Toutefois Sir Thomas-F. AVade, ministre de Grande-Bretaane, et Li Houniî-tchana', çrouverneur du ïche-li, parvinrent à signer une convention le 13 septembre 1876, à Tche-fou, que l'empereur ratifia le 17 du même mois. Celle convention, divisée en trois sections, était extrêmement importante; la première réglait l'afTaire Margary avec excuses et indemnité de 200 000 taëls; la seconde avait trait aux relations diplomatiques et consulaires, et la dernière, toute commerciale, était relative à l'ouverture des ports de I-tchang et Wou-hou sur le Kiang, de Wen-tcheou, dans le Tche-Kiang et de Pak-hoi dans le Kouang-toung. L'Angleterre était autorisée à envover des fonctionnaires dans le Se-tchouen, à Tchounii- King, Un article additionnel stipulait l'envoi, l'année suivante, d'une mission d'exploration anglaise de Peking au Tibet et aux Indes, soit par le Se-tchouen, soit par le Kan-sou et le Kokonor. T. Grosvenor , secrétaire de la lés ation anglaise à Pékinsr, Arthur Davenport et E. Colborne Baber, consuls, partirent pour le Yun-nan, afln d'assister au jugement des assassins de Margary. Ils firent un rapport fort intéressant sur les débouchés commerciaux du sud-ouest de la Chine. De la convention de
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Tche-foQ tlatc l'envoi de légalions chinoises en l^iu(>[ie : le premier minisire chinois à Londres et à Paris, en 187G, fui Kouo Sonii-lao, avec Lieou comme second minisire. Le marquis Tseng succéda à Kouo.
Une autre question fort importante allait surgir : c'était la question russe dans l'Asie centrale.
Débuts des Russes. — Le 2;j juillet I80I, le colonel au corps des ingénieurs des mines Kovalevski, au nom de la Russie, et I Chanel Bouyanlai pour la Chine, signaient, à Kouldja, « un traité de commerce qui élahlit un trafic dans les villes d'ili (Kouldja) et de Tarhagataï (Tchougoulchak); je note dans ce traité en 1" articles que « des emplacements pour leurs factoreries seront assignés aux Russes à Ili et à Tarhagalaï ». Plus tard, par l'article G du traité de Péking du 2 novemhre 1860, il était convenu que, à titre d'essai, le commerce est ouvert à Kachgar, sur les mêmes hases qu'à Ili et à Tarhagalaï. A Kachgar, le gouvernement chinois cède un terrain suffisant pour la construction d'une factorerie avec tous les édifices nécessaires, tels que maisons d'hahitalion, magasins pour le déjiùt des marchandises, église, etc., etc., ainsi qu'un terrain pour le cimetière et le pâturage comme à Ili et à Tarhagataï. a Les ordres seront donnés immédiatement au gouverneur du pays de Kachgar pour la concession desdils terrains. Le gouvernement chinois ne répond pas du pillage des marchands russes commerçant à Kachgar, dans le cas oia ce pillage aurait été commis par des g-ens venus d'au delà des lignes des postes de garde chinois ».
Rébellions '. — La mort de Djihanghir n'avait donné que quelques années de répit aux gouverneurs chinois; en 181 G, un des Khodja, Kalti Torah, avec ses frères, s'empara de Kachgar, mais fut hienlôl haltu et chassé par les Chinois à Kok Uohal; en 1857, révolte d'un autre Khodja, Wali Khan, et de Kichik Khan, son frère, mais ce n'est que deux ans plus lard qu'il réussit à quitter Khokand ; il s'empara successivement de Kachgar, d'Arlosh et de Yangi-IIissar. Profilant de la réhellion