‹ Histoire générale du 4e siècle à nos jours (volume 4)Chapitre 132 sur 202 · LA CHINE · texte numérisé non relu

LA CHINE

KeoLi sur le Kianp, à rembouchure du llan, à Pékinii-, et doit èlie construit par un syndicat franco-belge; ce Grand Central Joit être continué de Han-Keou à Canton par les Américains (contrat du 14 avril 1898). Une autre grande ligne sera celle qui doit relier Tien-tsin à Tchen-Kiang, sur le Kiang, en longeant la roule du Canal Impérial, cédée aux Anglais, mais avec des avantages accordés aux Allemands, dans la traversée du Chantoung. Les Allemands, qui ne restent pas indifférents à la liffne précédente, ont obtenu dans le Chan-toun<i" les lianes de Kiao-tcheou à Wei-h'ien et Tsi-nan avec retour au même point par Yi-tcheou. Depuis le mois daoùt 1898, le chemin de fer marche à nouveau de Chang-Haï à Wou-soni:. Les chemins de fer mandchouriens reviennent à la Russie et le transsibérien, au lieu de suivre la rive gauche du fleuve Amour, en coupera la boucle sur la rive droite, et une de ses branches passera à Moukden pour aller à Port-Arthur. La France avait obtenu (20 juin 489o) que les voies ferrées entre l'Annam et la Chine lui seraient concédées, c'est-à-dire celle de Hanoï à la porte de Chine, prolongée jusqu'à Long-tcheou, Xan-ning et Pesé, sur l'une des branches du Si-Kiang- (juin 1896 et 1897); celle de Pakhoï au Si-Kiang, les villes de Wou-lcheou et Xanning- pourront être choisies comme points d'arrivée sur ce fleuve (mai 1898); enfin, en avril 1898, nous obtenions le droit de construire un chemin de fer à partir de notre frontière du Tong- King- à Lao-Kay, à travers le Yun-nan jusqu'à la capitale de cette province. Les Anglais cherchent à nous faire concurrence dans cette région par un projet qui permettrait de rejoindre Mandalay, capitale de la Birmanie, par Koun-loung-ferry, frontière chinoise, à Tching-tou, capitale du Se-tchouen.

Coup d'État de sept. 1898. — Les velléités de libéralisme de l'empereur, lappui qu'il donnait aux idées progressives venues de l'Occident, des projets qui semblaient prématurés, permirent à l'impératrice douairière Tse-hi de reprendre, le 21 septembre 1898, les rênes du gouvernement. Voulant montrer en même temps que son attitude n'était pas hostile aux étrangers, le lo décembre 1898, Tse-hi recevait en audience officielle les femmes des ministres accrédités à la Cour de

Péking-. Tout récemment, nous avons entendu des bruits que l'empereur avait abdiqué ou même s'était suicidé; en réalité, coutume qui n'a rien d'extrordinaire dans l'Empire du Milieu, on a choisi comme héritier présomptif le prince Pou-tsiun, àiié de neuf ans. Ce ne serait, d'après quelques rigoristes chinois, que la réparation de l'usurpation qu'elle commit pour avoir la régence, en faisant choisir comme empereur Kouang-Siu au détriment d'un autre prince Pou. Li Iloung-tchang-, pour lequel elle avait créé un ministère du Commerce, a été envoyé à Canton comme vice-roi des deux Kouang. Il serait prématuré de vouloir dire, dans les circonstances actuelles (1900), ce que réservent de surprises à la politique européenne les mystères de l'administration chinoise. Il nous est toutefois permis de penser actuellement — nous disons « acluellement » — que ni les intérêts de la France, s'ils sont bien conduits, ni surtout ceux de la Russie ne seront lésés.

//. — La Corée

Le Narwal. — La côte coréenne a souvent été funeste aux bateaux étrangers, témoin le naufrage de VEpervievoM xmf siècle et celui de la Gloire ei de la Victorieuse en 1847; une catastrophe de ce genre a donné l'occasion à nos fonctionnaires de se distinguer d'une façon trop remarquable pour que nous la passions sous silence. Dans la nuit du 2 au 3 avril 1851, un baleinier français, le Narwal, s'échouait sur les îles de la côte S.-E. de Corée et se perdait. L'équipage, sauf un homme, échappait au naufrage; le second, monté dans une chaloupe, vint à Chang Haï prévenir M. de Montigny, consul français, de ce désastre. Equipant un lortcha, et se faisant accompagner par le comte Kleczkowski, son interprète, M. de Montigny se rendit luimême auprès des naufragés et les rapatria.

Massacres de 1866. — Mgr Ferréol était mort le 3 février 1853; il fut remplacé comme vicaire apostolique par

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