I. Voir ci-dessus, t. X, p. lL
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Spirok, était tombée entre les mains des Hollandais. Ils avaient, en 1840, chassé lespcns d'Atjeli de Singkelet de Baros;lc traité de 1871 avec rAnglelerre leur permit de faire la conquête du reste du territoire. Atjeh était une ancienne dépendance du royaume de Pedir; en 1507, le fils du gouverneur s'était déclaré indépendant et, sous le nom d'Ali Mogliayat (Io07-lo22), était devenu le premier souverain d'une dynastie qui dura jusqu'à la g-uerre entreprise par les Pays-Bas pour châtier les indigènes. « Jamais, dit C.-M. Kan, ils n'ont eu à soutenir dans l'archipel de ffuerre aussi sanglante et aussi coûteuse contre un adversaire aussi obstiné ». Le sultan Ala ed-din Mahmoud III, qui régnait à Atjeh depuis 1870, fut déposé en 1874 par les Hollandais, et son territoire annexé.
Bail et Lombok. — Ces îles, placées entre Java et Soumbawa, étaient des dépendances du Madjapahit javanais; à la chute de ce royaume (1478), Dewa Agung Ketut, qui s'empara aussi de Lombok, créa un Etat indépendant à Bali. Le prince de Mataram s'empara de Lombok en 1839, et lorsque le souverain de Karang-asem eut été déposé par les Hollandais en 1849, il prit aussi Bali avec l'assentiment de ces derniers. La dynastie de Mataram à Lombok n'a eu d'ailleurs que deux princes, Anak Ag-ung Ngurah Ketut Karang-asem (1839- 1870) et Batu Agung Gedé Karang-asem. Lombok, qui possède la plus haute montagne de l'archipel, le Gaunoung Bindjani (3 800 m.), s'appelle aussi Sassak et Salaparang. Ses chefs, qui soufTraient du joug des gens de Bali qui les opprimaient, écrivirent, le 9 décembre 1891, une lettre de plaintes contre eux au résident hollandais de Bali et Lombok. En 1813, le prince de Mataram, qui se proclamait seul prince de Salaparang (Lombok), avait signé (7 juin) un arrangement avec H.-J.-H. Koopman, agent du gouvernement des Indes néerlandaises, par lequel il reconnaissait la suzeraineté du roi des Pays-Bas représenté par le gouverneur général des Pays-Bas. Malgré ce traité, un envoyé hollandais en 1892 ne fut pas reçu par le gouvernement de Lombok. La guerre fut décidée. Les troupes hollandaises débarquèrent à Lombok le o juillet 1894; elles s'emparèrent successivement de Mataram (28-29 sep-
lembre) et de Tjakra-Nagara (18 novembre); le Rajah s'enfuit au nord-est de cette dernière ville, à Sasari, où il tomba entre les mains des Hollandais; transporté à Batavia, il y mourut en mai 1895; sa dynastie flnit avec lui.
Bornéo. — Successivement les Hollandais avaient signé des traités avec les princes indigènes de Pontianak et Sambas, de Mampawa et Landak (1818-1819) chez lesquels ils installèrent des agents. Les colons chinois, qui étaient turbulents, furent définitivement réduits en 1853-1856. Dans le sud-est, des traités en 1817, 1823 et 1826 réduisirent le sultan de Banjarmasin aux bassins de la Nagara et de la Marlapoura. En un mot les Hollandais annexèrent tous les Etats de la côte orientale jusqu'aux possessions de la North Bornéo Company. — Le sultan de Bruneï, au nord-ouest de l'île, qui est encore indépendant, céda en 1841, moyennant une rente annuelle, la partie méridionale de ses Etats àl'Anglais James Brooke, qui en fit la principauté indépendante de Sarawak et prit le titre de Uajah; il eut pour successeur en 1868 son neveu sir Charles Johnson Brooke, qui se plaça, le 14juin 1888, sous la protection du gouvernement britannique; en 1817 et 1878 les sultans de Bruneï et de Soulou (Soloh) cédèrent un grand territoire dans le nord de l'île à sir Alfred Dent, qui constitua pour l'exploiter la British Norlh Bornéo Company, laquelle reçut une charte royale le 1" novembre 1881 et est placée depuis 1888 sous le protectorat britannique. — Enfin le sultan de Bruneï a cédé à l'Angleterre, au large de la côte, l'île de Labuan (1846), qui est administrée par un gouverneur.
Timor. — Par le traité de Lisbonne (20 avril 1849), le Portugal ne conserve que le nord-est de l'île; il abandonne également à la Hollande ses droits sur la pointe orientale de Florès.
Ce magnifique domaine colonial verrait sa prospérité s'accroître encore, si la crainte de créer d'importants intérêts étrangers et de servir par suite de prétexte aux convoitises de grandes puissances ne modérait pas outre mesure l'afflux de capitaux.
Presqu'île Malaise. — Par suite des conquêtes de 1795, puis par le traité de 1824 avec la Hollande, la Grande-Bretagne
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a acquis dans la péninsule malaise des territoires ([u'cile a augmentés depuis et dont nous allons retracer l'histoire brièvement. On peut diviser ces possessions {Strails Setllements, établissements du Détroit) en : 1" Colonies britanniques; 2" Etats protégés; 3° Etat indépendant.
V Colonies britanniques. — Ces colonies comprennent : Pinang, la province Wellesley, les Dindings, Malacca et Singapore.
Pinang. Cette île fut l'établissement principal jusqu'en 1837, époque à laquelle le siège du gouvernement fut transféré à Singapore ; elle devint colonie de la Couronne en 1867, et était administrée par un lieutenant-gouverneur; depuis 1880 elle est, ainsi que Malacca, gouvernée par un « Résident Councillor ». — Province Wellesley. Un traité avec le Siam en 1831, une cession de territoire par ce même pays en 1867 et par l'État de Perak en 1874 (Trans-Krian) ont complété les limites de cet établissement; il est administrativement sous la dépendance de Pinang. — Dindings. Ce groupe d'îles dont les principales sont Poulo Pangkor, la plus grande, et Little Dindings, est passé en 1886 de l'administration de Perak à celle des StraitsSettlements. — Malacca. Annexé définitivement en 1824, ce territoire a été augmenté depuis de Naning et de Jelli. La question de Naning fut réglée à la suite de deux guerres (1831 et 1832) et d'un traité (1833). — Singapore. Cette île, devenue, avec les établissements précédents, colonie de la Couronne en avril 1867, est administrée par un gouverneur dont le premier (avril 1867) a été le colonel Sir H. Saint- George Ord.
2°Étatsprotégés. — Ces États indigènes comprennentPerak, Selangor, Sungei Ujong, les Negri Sembilan, Jelebu et Pahang. — Perak, soumis par les Siamois en 1818, fut par ces derniers, par un traité (1822) passé avec la Compagnie des Indes orientales, reconnu indépendant sous protectorat britannique. En 1874 des actes de piraterie amenèrent l'intervention de Sir Andrew Clarke, gouverneur des Straits Settlements, et par le traité de Pangkor (20 janvier 1874) un résident anglais fut nommé sur la demande du sultan Abdullah. — Selangor. En 1867, le
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frère du suîlan de Kedah, Tunku Dia Udin, gendre du sultan de Selangor, nommé par celui-ci son vice-roi, fut attaqué par Raja Mahdi (petit-fils du sultan de Selangor); la guerre dura de 1867 à 18"3, époque à laquelle le bandaharah de Pahang intervint sur la demande du gouverneur desStraits Settlemenls, et un résident anglais (J.-G. Davidson) fut nommé. — Sungel Ujong. Des querelles entre cet Etat et celui voisin de Rambow (Rembau) amenèrent en 1873 l'intervention anglaise et la nomination d'un résident. — Negri Sembilan. Ces « neuf Etats » avaient accepté en mars 1881 l'arbitrage du gouverneur, alors Sir Frederick Weld; ils se sont placés en 1887 sous le protectorat britannique. — Jelebu. Jadis un des Negri Sembilan, reçut en juin 1885 un percepteur, puis un résident anglais en 1880. — Pahang. Pendant longtemps cet Etat a été considéré comme dépendant de Djobore; les limites furent fixées entre les deux Etats en 18G8. Après des arrangements en 1886 et en 1887, un résident anglais a été nommé en 1888; il a eu à réprimer une insurrection en 1892.
3" État indépendant. — Djohore. Le chef de Djobore porta le titre, inconnu en Malaisie, de Maharaja, de 1868 à 1887, époque à laquelle l'Angleterre lui reconnut celui de sultan. L'indépendance de cet Etat, le plus méridional de la péninsule malaise, est naturellement à la merci de son puissant voisin, créancier de son souverain.
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Caractère de la dernière période de l'histoire de l'Afrique. — L'histoire de l'Afrique est entrée depuis une vingtaine d'années dans une phase toute nouvelle : celle du partage. D'ailleurs elle est en elle-même fort récente et singulièrement vide. Au XV'' siècle les Portug-ais découvrirent le pourtour de ce continent et poussèrent même à l'intérieur des explorations dont ils gardèrent jalousement le secret. Et l'Europe, occupée de l'Amérique, de l'Asie, présentant une richesse plus immédiate et plus éclatante, et encore plus de ses interminables querelles intestines, n'eut guère le temps de song-er à l'Afrique, située cependant presque en vue de ses rivages, que pour acheter aux roitelets du littoral des millions d'esclaves. L'Afrique ne l'attirait pas; ses contrées du nord, occupées par des musulmans belliqueux, presque aussi bien armés et org'anisés que les Européens de l'époque, repoussaient ces derniers par la force. Quantau reste du continent, il ne présentait ni des villes comme Delhi ou Bénarès, ni des eldorados tels que le Pérou ou le Mexique, étonne le considérait guère que comme apte à fournir le « bois d'ébène » nécessaire au travail des plantations d'Amérique. Aussi les stations des Portugais, puis des Français, des Hollandais et des Anglais sur les côtes ne furent-elles que des postes de traite, n'ayant pas d'influence directe sur les immen-
DP^UNIKllK PKllIODH 1)1-: L'ilISTOlUE 1)K L'A FltiniH 8i;{
silés de rinlérieur. L'Europe se coiilenlait de prendre à l'Afrirjiie ce que sa demande faisait arriver naturellement à la côte, par l'intermédiaire des traitants indigènes, c'est-à-dire un peu d'ivoire et surtout des convois d'esclaves.
Cependant le mystère immense de rAfritjue, si voisin, inquiéta la curiosité européenne à partir du moment où la fin des guerres de la Révolution et de l'Empire et aussi le grand mouvement de la science moderne eurent donné à ses énergies des loisirs et des stimulants. Vers la fin du premier tiers de ce siècle commença la période de la grande exploration scientifique, et aussi humanitaire, de l'Afrique. On vit partir pour l'intérieur, désintéressés et héroïques, des découvreurs passionnés comme René Caillé, Cameron, Speke, Grant, des savants comme Barth, Nachtigal, ou des philanthropes comme Livingstone, le plus grand de tous. Et peu à peu le hlanc qui couvrait presque toute la carte d'Afrique commença à être sillonné de rivières, dont l'origine et la destination restaient encore le plus souvent douteuses; de lacs retrouvés depuis les Portugais qui les avaient connus, mais sans les révéler au monde. L'ardeur scientifique et la haine des chasseurs d'esclaves soulevaient les voiles de l'intérieur du continent africain.
Le partage de l'Afrique. — Aux alentours de 1880, une transformation radicale se fit : les successeurs de ces savants ou de ces philanthropes allaient devenir des conquérants d'empires pour leurs patries respectives. L'Europe était sortie d'un long travail de concentration nationale. De jeunes nationalités s'étaient unifiées, elles n'avaient donc plus à lutter pour la vie même, mais pour l'expansion au dehors. Les autres, celles dont l'unification était plus ancienne, ne trouvaient plus sur le vieux continent, partagé désormais en hlocs solides et nets, les occasions, les obligations même de guerres. La situation européenne avait perdu toute élasticité, tout imprévu; toute tentative d'expansion y aurait provoqué dès la première minute une prise d'armes générale. En outre, l'Europe était remise des fatigues des dernières guerres d'où était sortie la concentration des grandes nationalités. Elle avait donc retrouvé son activité, son désir d'expansion et elle ne pouvait plus les satisfaire qu'au
dehors. Tous les continents étaient occupés; restait l'Afrique, dédaignée jusque-là : les puissances de l'Europe s'y précipitèrent, et ce continent si longtemps méprisé entra tout à coup dans la période du partage. L'émulation, la hâte des concurrents fut telle qu'on devrait même parler d'une curée africaine. Après vingt ans seulement, presque tout est pris en Afrique et, lorsque les co-parlageants voudront s'étendre encore, ce ne pourra plus être qu'aux dépens des plus faibles d'entre eux : mais déjà, à quelques signes précurseurs, on peut voir poindre cette nouvelle période de l'histoire.
Les annales de l'Afrique depuis vingt années doivent donc se borner à raconter sa prise de possession, jusqu'au cœur même du continent, par les puissances de l'Europe. La mise en valeur de l'Afrique européenne est encore à peine commencée, son état économique n'est pas sorti jusqu'ici du degré rudimentaire, et son développement, dont il ne saurait être question ici, ne pourra servir d'objet d'étude qu'aux historiens de l'avenir. D'autre part, le monde indigène de l'Afrique, sauf sur de rares points, n'offre aucun événement qui présente un intérêt universel. On ne pourrait dire cependant des innombrables peuplades africaines qu'elles ont été heureuses parce qu'elles n'ont pas eu d'histoire : elles en ont eu une, mais si dispersive, si confuse qu'elle ne saurait être relatée : les flots de sang qui n'ont cessé de couler sur l'Afrique ont été déchaînés par les milliers d'exploits des chasseurs d'esclaves, par les pillages entre voisins, résultats dune anarchie immense dans son ensemble, mais microscopique dans ses détails et qu'il faut donc passer sous silence après lui avoir fait cette allusion générale. L'objet de cette étude ne saurait par conséquent être autre que le partage de l'Afrique par les nations civilisées. Il se borne à l'évolution politique qui a amené l'Europe à dépecer tout un continent à grands coups de traités hâtifs, poussant les frontières en plein inconnu, et amenant les successeurs des explorateurs scientifiques ou humanitaires comme Barth ou Livingstone à devenir des conquérants, des coureurs de protectorats, à remplacer la découverte scientifique désintéressée par l'inventaire approfondi de l'acquéreur et le tour du propriétaire.
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Un homme résume à lui seul celte évolution africaine : Stanley. 11 commence en découvreur de terres et il continue en conquérant et en organisateur. Ses révélations géographiques inattendues attirent l'attention, [)uis les convoitises encore hésitantes de l'Europe, prédisposée par ses dernières modifications intimes à se ruer sur l'Afrique, mais jusque-là indifférente à ce continent. Le grand voyage de Stanley, le « banquisme » efTréné avec lequel il en a publié les résultats ont été la cause immédiate de la curée africaine.
La passion qu'ils ont soulevée a inspiré une grande tentative, celle du Congrès de Berlin de 1885, pour instituer un droit public africain. De la rencontre des découvertes de Stanley et de la ténacité entreprenante du roi des Belges, puis du Congrès de Berlin est né un Etat dont la création a amené indirectement celle de deux grandes colonies européennes : le Congo français et l'Afrique orientale allemande. Cet Etat, le Congo indépendant, est à l'heure actuelle le modèle le plus avancé de l'exploration méthodique, de l'occupation, et de la mise en valeur d'un grand territoire de l'Afrique intertropicale. Ses origines et son caractère nous imposent donc de commencer par son étude ce chapitre d'histoire. . . -
/. — L'État Indépendant du Congo.
Les origines de l'État du Congo. — Le Bail y Telegraph du 12 novembre 1877 publiait, avec des cartes qui mirent en émoi le monde géographique, le compte-rendu des voyages du reporter qu'il avait envoyé, de concert avec le Neio York Herald, à la recherche de Livingstone, etqui, après trois ans d'épreuves, revenait avec le dernier mot de l'exploration générale de l'Afrique : il avait découvert le Congo. Jusque-là personne presque n'avait su pressentir, à l'énormité du volume des eaux qu'il déverse dans la mer, l'importance du « Rio Poderoso » des Portugais. La région des cataractes avait arrêté, à peu de distance de la côte, toutes les tentatives de pénétration. D'autre part une sorte de fétichisme géographique faisait attribuer au
bassin du Xil, malgré les différences d'allilude et de débit, les rivières entrevues entre le lac Bangouélo et Nyangoué par Cameron et Living-stone. Stanley révéla qu'elles se déversaient toutes dans l'Atlantique par le Congo; il apprit au monde l'existence d'un immense bief navig-able au cœur de l'Afrique équatoriale. Mais aucune puissance coloniale, pas même l'Ang-leterre,à laquelle Stanley s'adressa néanmoins, n'en sut faire son profit, et ce furent deux envoyés du roi des Belg-es qui, au mois de janvier 1878, « cueillirent » l'explorateur au moment où il remettait le pied sur la terre d'Europe, à Marseille.
Dès le 14 septembre 1876, à la suite de la réunion dune conférence de géog'raphes à Bruxelles, Léopold II avait fondé, dans un but anti-esclavagiste, ï Association internationale africaine. Elle lança nombre d'expéditions : celle du Comité français, confiée à M, de Brazza, eut pour conséquence finale la fondation de la colonie du Cong-o français ; celle de Bôhni et Reicliard, organisée par le Comité allemand, fut le prélude de la prise de possession de l'Est Africain par l'Allemagne. Mais le succès des expéditions belges envoyées par la voie traditionnelle de Zanzibar était maigre. La découverte de Stanley fut un trait de lumière pour Léopold II. 11 proposa à l'explorateur d'attaquer l'Afrique non plus par l'est, mais par l'ouest, par le Congo; de compléter les efforts humanitaires de Y Association internationale africaine par une entreprise à la fois économique et politique. Stanley accepta et, le 25 novembre 1878, le Comité d'études du Haut-Congo était fondé, au capital d'un million de francs, pour réaliser l'idée du roi. Le 14 août 1879, l'expédilion belge arrivait à l'embouchure du Congo; au mois de décembre 4881, après de terribles efforts pour surmonter la région des cataractes, elle commençait à rassembler les pièces de ses vapeurs au bord du Stanley-Pool, à l'orée du grand bief navigable du fleuve. L'expédilion du roi des Belges, après le temps qu'il lui avait fallu [jour percer jusque-là, avait une chance inespérée : M. de Brazza, arrivé dès septembre 188U au Stanley-Pool, n'avait pas vu arriver sur la rive sud les explorateurs portugais Capello et Ivens, qui ne descendirent pas le Kouango, affluent méridional du fleuve : les drapeaux de la France et du Portugal ne s'étaient