‹ Histoire générale du 4e siècle à nos jours (volume 4)Chapitre 140 sur 202 · Voir ci-ilrssus, p. 133-1 i · texte numérisé non relu

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la (juostion du Transvaal. Et, comme ils cslimaicnl sans doiile qu'ils n'avaienlplus de ménagemcnls à ,i>arder, leurs demandes, d'économiques qu'elles étaient restées jus(|uc-là, devinrent im-mé- (iialemenl politiijues. Le 1'' juin une conférence réiiiiil ;\ Hlœmfontein le haut commissaire britannique dans l'Afrique du Sud, Sir Alfred Milner, et le président Krûiier, qui devaient chercher ensemble une solution aux difficultés. Sir A. Milner ne dit pas un mot des griefs de l'industrie minière et demanda seulement la naturalisation au bout de cinq années pour les Uitlanders ou étraniiers établis au Transvaal. C'était un cheval de bataille, car les étrangers ne vont guère sur le plateau aride de la Hépublique Sud-Africaine que pour y faire fortune et revenir ensuite le plus vite possible dans des pays plus habitables. Quoi qu'il en soit, le président Krui^er commit la faute de refuser cette demande : il aurait singulièrement embarrassé, en s'y conformant, la politique belliqueuse de M. Chamberlain, qui ne cherchait qu'un prétexte. La naturalisation au bout de cinq années eût été sans doute une faveur excessive accordée aux individus d'une population en grande partie flottante, mais aussi une faveur peu dangereuse pour les Boers puisque bien peu d'étrangers s'en seraient prévalus.

Cependant le président Kriïger se contenta de faire voter par le Volksraad une loi abaissant de 9 à 7 années le séjour exigé pour l'obtention de la nationalité transvaalienne. Le 2 août M. Chamberlain adressait au Transvaal une note dans laquelle il déclarait ne pas considérer à priori la nouvelle loi comme insuffisante, pourvu que le gouvernement de Pretoria consentît à laisser faire une enquête sur son efficacité par une commission mixte anglo-lransvaalienne, qui aurait le droit de suggérer des amendements. Le Transvaal vit dans cette proposition une tentative pour créer un précédent permettant à l'Angleterre de s'immiscer dans ses affaires intérieures et, le 19 août, il concédait, pour l'éluder, cela même que Sir A. IMilner avait demandé à Blœmfontein : la franchise pour les étrangers après cinq années de séjour. xVvec toute puissance réellement désireuse d'une solution amiable une telle otîre eût été la paix. Mais l'Angleterre voulait la guerre pour détruire, avec le Transvaal,

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le centre du nationalisme hollandais clans l'Afrique du Sud, et le 28 août, M. Chamberlain déclarait accepter l'ofTre du Transvaal, tout en refusant de donner aucune des garanties d'indépendance de la République Sud-Africaine que le président Kriiger avait demandées en retour. Il en résulta que, le 2 septembre, le Transvaal retira ses offres du 19 août. Mais il consentait à l'enquête demandée par M. Chamberlain sur la franchise au bout de cinq années, pourvu, disait la note transvaalienne, « qu'elle n'ait pas pour but une intervention dans les affaires du pays ». Le gouvernement britannique satisfait dans ses demandes semblait acculé à la paix. Cependant, le 12 septembre, M. Chamberlain, bien qu'il déclarât accepter l'ofTre du Transvaal relative à la commision d'enquête, ne manquait pas de laisser entendre que ses travaux n'empêcheraient aucune intervention ultérieure. Alors le président Kriiger, lassé de s'efîorcer de remplir ce tonneau des Danaïdes diplomatique, écrivit une dépèche dans laquelle il maintenait ses ofîres antérieures, mais en faisant d'une manière assez nette le procès de la politique décevante de M. Chamberlain. Ce dernier répondit le 22 que, comme on ne pouvait s'entendre, l'Angleterre se réservait de formuler ses propositions déiinilives. Mais elle ne se hâtait pas de les produire, n'ayant pas assez de troupes dans l'Afrique du Sud pour les appuyer par la force. Et comme il était visible qu'elle ne cherchait qu'Èugagner du temps pour permettre à ses préparatifs militaires de rattraper l'ardente diplomatie de M. Chamberlain qui avait pris trop d'avance, le gouvernement de Pretoria lui adressa, le 9 octobre, une note demandant la présentation immédiate des propositions britanniques ou la cessation de l'envoi des renforts, sous peine d'une entrée des Boers en campagne. L'Angleterre était arrivée à ses fins, un peu plus tôt cependant que l'état de ses préparatifs militaires ne l'aurait conseillé : la note du 9 octobre était Y ultimatum qui a été la cause immédiate de la guerre actuelle.

La guerre avec l'Angleterre. — Les événements se sont vite chargés de montrer que les Anglais avaient eu tort de rendre la guerre inévitable après une préparation si hâtive, et de mépriser la force de leurs adversaires. Dès le début

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les burglici's dos doux llo[)iil)li(|ues priroul siniullanôinoiit r<)ITonsive — l'Oraiii^c avait conclu avec le Transvaal un Irailc d'allianco immédialenient après le Raid de Jameson. Ils mirent le siège devant Mafeking- et Kimberley. Au Psalal ils forcèrent les troupes britanniques à évacuer précipitamment Newcastle, Dundee, et, après doux combats assez sérieux à Glencoe et à Elandslaagio, les bloquèrent dans Ladysmith. Le 31 octobre, ils firent prisonniers 2000 Anglais à Nicholson's Nek, tout [irès de cette ville. A cette époque les répulili('ains comptaient si bien sur le succès qu'ils annexèrent officiellement le Griqualand, le Betchouanaland et autres portions des colonies britanniques. Et do fait ils rosioront victorieux pendant toute la première partie de la guerre.

Les plans des Anglais se trouvèrent modifiés par ces mauvais débuts. On avait annoncé qu'ils débarqueraient des troupes au Gap, à Port-Elisabeth et à East-London, pour prendre, en se servant de ces trois bases, points de départ de chemins de fer de pénétration, la République d'Orange par le sud.

C'était aborder l'ennemi dans la région la plus facile, celle dos hauts plateaux. Mais l'offensive des Boers vint imposer à l'Etat-Major britannique un double objectif : délivrer Ladysmith et aussi Kimberley, tout en menaçant, par cotte dernière opération, la route de Blœmfontein. Il importait, en effet, au plus haut point, aux Anglais, de ne pas laisser tomber Kimberley et surtout Ladysmilh : la chute de ces places aurait eu dans toute l'Afrique du Sud un dangereux retentissement. Tous les Hollandais du Gap é (aient de cœur avec leurs frères de race des Flépubliques ; ceux des districts du nord avaient même pris les armes avec les Boers. La capilulalion de Ladysmith aurait peut-être généralisé cette insurrection.

Les Anglais ne furent d'ailleurs pas heureux dans leurs marches sur Kimberley et sur Ladysmith. Lord Methuen dirigeait la première; Sir Redvers Buller, le généralissime, crut bientôt nécessaire de prendre lui-même la direction de la seconde, tant les Boers avaient accumulé d'obstacles surlaroute de Ladysmith.

Lord iAIelhuen remporta d'abord de coûteuses victoires à Belmontet àGraspau. Le 28 novembre, il forçait encore, au

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prix (le grandes pertes, le chef boer Cronje à évacuer ses positions de la Modder-River. A ce moment les Anglais communiquaient par héliographe avec Kimberley et Ladysmith, pardessus la tête de leurs adversaires : la délivrance des deux villes paraissait imminente; mais alors commença pour leurs troupes une série noire. Le 9 décembre, le général Gatacre, chargé avec le général French de contenir les Boers au centre, de les empêcher d'envaliir plus avant les districts de la colonie du Gap bornés par la rive méridionale du fleuve Orange, perdait 600 hommes et 3 canons à Stormberg. Le 12 décembre, Methuen subissait une sanglante défaite en essayant une attaque de nuit contre les positions de Gronje à Maggersfontein. Les highlanders perdaient 702 hommes sur 832. A la suite de cette bataille, Lord Methuen, fort occupé à garder ses communications contre les Afrikanders révoltés, était pour ainsi dire cerné par les lignes admirablement organisées de Gronje. Enfin, le to décembre, le général Buller essuyait une défaite encore pire sur l'autre théâtre de la guerre, au Natal : il essayait vainement de forcer le passage de la ïugela pour débloquer Ladysmith, perdant plus de loOO hommes et 11 canons aventurés dans des conditions ridicules.

Gelle série désastreuse amena une période d'accalmie. Les Anglais comprirent qu'il leur fallait faire un efîort beaucoup plus considérable (ju'ils ne l'avaient d'abord cru. Ils s'arrangèrent pour avoir 120 000 hommes dans l'Afrique Australe à la fin de décembre. Ge chilTre fut plus lard porté à 220 000. Les Boers, eux, n'ont jamais mis en ligne que ooOOO combattants. Mais ils avaient une supériorité qui compensait l'infériorité du nombre et aussi celle de la cohésion et de la discipline, qui leur a fait perdre les plus belles occasions : ils possédaient tous un cheval au moins, et formaient une infanterie montée. Gela leur permettait de se déplacer très rapidement et de faire face à un très grand ncmbre d'ennemis. Les Ang-lais n'ont jamais pu les égaler à cet égard : ils ont importé, dit-on, 60 000 chevaux dans l'Afrique du Sud; mais les maladies spéciales au pays, la mauvaise pâture du Vehlt ont fait périr la plupart avant qu'ils fussent « salés », comme on dit dans l'Afrique Australe.

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Cependant les Boers avaient, de leur cùlé, commis une faute capitale. Ils portèrent leur cfTort principal sur le Natal, s'ol)stinèrent à prendre Ladysmitli au lieu de masquer simplement cette place. S'ils s'étaient lancés avec la même énergie sur le Cap, ils auraient envahi la plus grande partie de cette colonie, à peine défendue au début, et soulevé partout les Afrikanders. C'eut été faire reculer presque jusqu'à la côte la base d'opération des Anglais, pour le jour où ces derniers, renforcés, auraient voulu prendre l'oiTensive.

Au commencement de janvier 1900, les x\nglais subissent un nouvel échec, essuyé cette fois par le général French, chargé de garderies districts de la colonie du Cap situés au sud du lleuve Orange. Le 9, plusieurs compagnies du régiment de SuITolk sont surprises et capturées devant Colesberg-.

Mais à ce moment tout l'intérêt se portait sur le N'atal. La question était de savoir si le général Buller parviendrait à délivrer Ladysmith avant que la garnison de cette ville, forte de 10 000 hommes, ne fût contrainte par la famine à capituler. Pendant plusieurs semaines, toutes les craintes furent permises. Le 23 janvier, le général Warren avait occupé Spion-Kop, montagne qui dominait les lignes des Boers, interposées entre Ladysmith et l'armée de secours. Mais les Républicains avaient organisé leurs tranchées de telle manière que, le 25, les Anglais durent évacuer Spion-Kop, malgré une opiniâtreté héroïque et après avoir perdu un grand nombre d'hommes. Le 27, le général Buller ramenait même toutes ses troupes au sud de la Tugela, la position au nord étant intenable. Le 5 février, il était de nouveau repoussé.

Mais les mouvements des Anglais sur l'autre partie du théâtre de la guerre allaient faire tourner la fortune et amener indirectement la délivrance de la garnison de Ladysmith, absolument à bout de forces. Lord Roberls, qui avait bien compris que le point faible des Républiques était les plaines de l'Orange, avait achevé de concentrer ses forces du côté de De Aar, au sud de Kimberley. Le généralissime anglais disposait alors d'une grande armée. Une partie tourna le commando de Cronje, toujours retranché à Maggersfontein et, passant sur ses der-

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rières, entra dans [vimberley le 15 février. Bientôt après, Gronje, qui était resté immobile trop longtemps, résistant avec un inexplicable entêtement aux avis de ses conseillers étrangers, essaya de battre en retraite. Mais il fut arrêté et cerné à Paardeberg, où il capitula, le 27 février, après une résistance héroïque. Il ne lui restait plus à ce moment que 4000 hommes : les 9000 autres avaient pu s'échapper en détail.

Cet incident amena un mouvement général de retraite des burghers. Ils quittèrent les environs de Ladysmith, où les Ang-lais entrèrent sans coup férir, le 1" mars. La ville avait subi un siège de 109 jours. Les Boers n'ont plus défendu à partir de ce moment dans le Natal que les passes du Biggarsberg- et du Drakensberii.

Il était clair que les rôles se trouvaient renversés, que l'invasion des Républiques allait commencer : l'État libre d'Orange était même déjà entamé. C'est alors que les deux présidents Krûger et Steyn firent une dernière tentative de paix : ils écrivirent à Lord Salisbury que l'Angleterre pouvait écouter des ouvertures pacifiques maintenant qu'elle était victorieuse. Mais le Premier répondit catégoriquement qu'il n'était pas « disposé à consentir à l'indépendance, soit de la République Sud-x\fricaine, soit de l'Etat libre d'Orange ».

La marche en avant des Anglais continua et, le 14 mars, après un vif engagement à Rietfontein, ils faisaient leur entrée à Blœmfontein. Le président Steyn transporta le siège de son gouvernement à Kroonstadt, dans le nord. Lord Roberts fut obligé d'entreprendre de longues opérations pour nettoyer de tous commandos le sud et l'est de l'Etat libre. Les Anglais subirent même des échecs, comme à Bushmanndorp, à l'est de Blœmfontein, où ils perdirent 300 hommes et 1 canons. « L'insaisissable )) Dewet entrait en scène, et le général Botha, que la mort du général Joubert avait appelé au commandement suprême des burghers, adoptait une tactique beaucoup plus mobile que celle de son prédécesseur. Les Anglais s'en aperçurent vile : ils durent lancer cinq colonnes convergentes, comptant ensemble 40 000 hommes, pour dégager la petite garnison anglaise de Wepcner, bloquée par GOOO Boers; et ils ne parvinrent pas

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à prendre un seul des assiégeants ni un seul de leurs canons. C'est pendant celte période de laj^uerre que le colonel de Villebois-Marcuil fut tué à IJosliof, au cours d'une reconnaissance d'une audace inouïe, dirigée vers Kiniberley.

Cependant Lord Roberts avilit réuni à Blœmfontein ses ^a-os bataillons et refait sa cavalerie. 11 se mit en marche vers le Transvaal et lit tomber, par des mouvements tournants que lui permettait l'écrasante supériorité de ses efTectifs, toutes les lignes de défense préparées par les Boers. Le 3 mai, Brandfort était occupé, le 12 Kroonstadt, le 30 Johannesburg- et le o juin Pretoria. Les Boers n'avaient pu s'arrêter nulle part devant cette formidable armée. Les combats les plus sérieux furent livrés en avant de Pretoria, non pour préparer la résistance de cette place forte, mais au contraire pour donner le temps de la désarmer et d'envoyer son artillerie dans les montagnes de Lydenburg-, à l'est du Transvaal, qui paraissaient devoir être le dernier réduit de la défense des républicains. Bientôt les commandos qui défendaient la passe de Laing's Nek abandonnèrent ce col au général Butler qui remontait du Natal, et g-agnèrent à leur tour, avec tous leurs canons, la région montueuse de Lydenburg- et de Barberton.

Dans l'intervalle une colonne légère avait délivré, le 18 mai, Mafeking- assiégée depuis le début des hostilités et admirablement défendue par le colonel Baden-Powel. Cet heureux événement a soulevé un enthousiasme délirant par toute l'Angleterre.

Le mois de septembre a montré que la résistance des Boers dans les montagnes de Lydenburg ne devait pas être ce qu'on en attendait. Les républicains, vaincus d'abord à Machadodorp, sur le chemin de fer de Pretoria à Lourenço-Marquès, ont très vite été chassés de Barberton, de Lydenburg- et de la très forte position de Spitzkop : le président Kriiger, incapable, vu son grand âge, de suivre des commandos qui ne devaient plus se livrer qu'à la guerre fugace des guérillas, s'est réfugié à Lourenço- Marquès d'oîi un croiseur hollandais l'a transporté en Europe. Pendant ce temps, Botha allait au nord chercher une nouvelle base de résistance dans les montagnes du Zoutpansberg.

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Mais la fin de la résistance en ligne des Boers n'a pas été celle de la lutte. Cette dernière se poursuit sur toute l'étendue des deux Républiques envahies. Ces pays sont appelés dans la terminologie politique ang-laise « colonie du Fleuve Orange » et « colonie du Transvaal », mais, en dépit de toutes les proclamations d'annexion, les Boers ne se résignent pas. Les o-uérillas parcaurent tout le territoire, attaquent les postes anglais isolés, coupent les chemins de fer. Partout les Boers retrouvent des fusils, des munitions et même des canons qu'ils ont cachés. C est une immense chouannerie qui couvre tout le pays, une résistance spontanée, générale, de toute la population. Aussi peu à peu les Anglais arrivent-ils à chercher à détruire cette dernière. Ils concentrent les paysans dans les villes, quelquefois même ils les déportent; ils brûlent les fermes.

Reste à savoir s'ils parviendront à faire disparaître la seule population européenne qui soit adaptée à la vie sur les maigres campagnes sud-africaines, et s'ils pourront jamais la remplacer par des immigrants britannifjues. Le problème est grave, caries Boers forment, avec les Hollandais du Cap et du Natal, la majorité des habitants blancs de l'Afrique Australe, et il ne semble ]tas (|u"on puisse rallier sincèrement à l'impérialisme britannique tous ces Afrikanders des colonies et des Républiques vaincues. On leur a trop montré que la guerre était une guerre de race; dans un moment de sincérité brutale, le Haut Commissaire britannique. Sir Alfred Milner, s'est écrié devant un des principaux Hollandais du Cap : « Ma fonction est de détruire la domination de l'afrikandérisme ». On peut se demander si l'afrikandérisme, si le nationalisme des Hollandais d'Afrique pourra être apaisé, ou si les Anglais pourront submerger la race rivale, ce que le passé de l'Afrique Australe ne rend guère probable. C'est là une des plus grosses questions africaines que le xx' siècle aura à résoudre.

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