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leurs sièges. La lui délinilive, sanclionnée le 3 avril 1873, ne se horiia pas à transforincr en règle l'éleclion directe : elle porta de 203 à 353 le nombre des sièges et les redislrihua. L;i part des villes et des chambres de commerce, fiefs du [)iirli libéral, fut accrue de G p. 100, celle des campagnes diminuée de 2, celle des grands propriétaires de 4. Les inégalités et les injustices de la représentation des intérêts restèrent intactes.
Autant que centralistes, les libéraux allemands sont par tradition anticléricaux. La dénonciation du Concordat, qui rendait nécessaire une organisation nouvelle des rapports de l'Eglise et de l'Etat, leur fournit l'occasion d'appliquer leurs principes. A l'ouverture de la session de 1874, Stremayr présenta quatre projets de lois : sur la haute surveillance de l'Etat sur les Eglises, sur les ordres religieux, sur les revenus ecclésiastiques, sur la reconnaissance des associations religieuses (en faveur des vieux catholiques). Avec l'esprit qui règne à la cour d'Autriche, c'est déjà pour un ministère une victoire que d'être autorisé à aborder ces questions brûlantes. Auersperg et Stremayr, ne dissimulèrent pas qu'il n'y avait rien à espérer de l'empereur au delà de leurs projets, et la }»reuve en fut bientôt faite. Les lois adoptées d'accord avec le gouvernement reçurent la sanction ; elle fut refusée à la loi sur les ordres monastiques, à cause d'un amendement dirigé contre l'établissement d'ordres nouveaux.
A peine l'Exposition universelle, dont on attendait de grands résultats pour l'essor industriel de l'Autriche, venait-elle d'être inaugurée, qu'éclata à Vienne, le 9 mai 1873, une terrible crise financière. Une période de spéculation effrénée aboutit au grand « krach )^ de Vienne. Pendant un mois, les faillites se succédèrent sans interruption : toutes les classes de la société en furent atteintes, le contre-coup s'en fit sentir dans les provinces les plus reculées. Le ministre des finances, par son énergie, sauva l'Etat d'une catastrophe plus grande, en résistant aux sollicitations des spéculateurs, qui, au nom du salut public, en réalité pour se sauver eux-mêmes, réclamaient la réouverture de la planche aux assignats. Longtemps les conséquences de cette crise pesèrent sur l'Autriche. Elle paralysa Depretis dans son
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œuvre de réorganisation financière, et assura pour longtemps encore le règne du déficit.
Le ministère Auersperg- dura sept ans : ce fut son plus grand mérite. Il lassa ainsi ses adversaires, et leur ôta l'espoir, justifié jusqu'alors, d'un changement brusque et radical de la Constitution. Résolutionnisles et déclarants' apprirent la modestie. Les Polonais peu à peu devinrent un parti de gouvernement. Contre Lasser, qui voulait les traiter sans ménagements, Andrâssy les avait protégés, à litre d'ennemis assurés de la lUissie : ils firent leur profit de la leçon, apprécièrent l'avantage d'èlre un parti « d'Etat ». Lentement, ils se départirent de leurs prétentions exagérées, chaque fois contre une concession plus modeste d'apparence, mais positive. A peine la réforme électorale votée malgré eux, ils obtinrent un représentant dans le cabinet. En octobre 1876, les élections pour la Diète de Galicie donnèrent, grâce à la pression administrative, une forte majorité au parti clérical et féodal de Cracovie, grand partisan dune politique d'échanges fructueux avec le ministère : dans les derniers temps du cabinet Auersperg, l'appoint des voix polonaises plusieurs fois décida la victoire en sa faveur. Les Tchèques, moins habiles, s'obstinèrent dans l'abstention, devenue sans objet : ils s'y énervèrent et s'y divisèrent : les députés de la Moravie, sous la pression de la nécessité, se décidèrent dès 1874 à occujier leurs sièges au Reichsrath ; en Bohème, les Jeunes Tchèques, qui auraient voulu suivre cet exemple, étaient violemment combattus par les Vieux. En septembre 1878 seulement, ceux-ci se décidèrent à reprendre leurs places dans la Diète de Bohème, et dès lors leur rentrée au Ueichsralh ne fut plus qu'une question de temps. C'était un succès capital dû à l'énergie et à la fermeté du ministère Auersperg- : l'honneur et le bénéfice en revinrent à son successeur, le comte Taaffe.
La fusion en Hongrie. Le ministère Tisza. — M le cabinet hongrois ni le parti dedkisle n'acceptèrent sans résistance le successeur d'Andrassy, Lônyay, ministre des finances en Hongrie depuis 1867, pour la monarchie depuis 1870. Ses