‹ Histoire générale du 4e siècle à nos jours (volume 4)Chapitre 50 sur 202 · IV. — La Gr · texte numérisé non relu

IV. — La Gr

ece.

L'anarchie parlementaire. — En Grèce, jusqu'à 1880, linstabililé ministérielle fut aussi grande que dans la période précédente. Si les mesures de police prises après l'atlentat de Marathon ' assurèrent la sécurité dans le pays, l'anarchie parlementaire demeura à peu près la même que par le passé. Les partis formés non pas autour d'un programme, mais autour d'une personne, continuèrent à se disputer le pouvoir, sans autre objet que la possession du pouvoir et le partage des fonctions publiques entre les tenants du parti. On alla de dissolutions en dissolutions, de crises ministérielles en crises ministérielles. Aucune réforme sérieuse, aucun progrès important ne purent être réalisés. Tandis que le parlement s'occupait à mettre en accusation des ministres pour leur attitude pendant les élections (IS'o), tandis qu'il faisait et défaisait (1876-18"") une loi sur la responsabilité ministérielle, tandis qu'il transformait le svslème électoral (18""), il demeurait impuissant à donner à la Grèce une organisation militaire en rapport avec les rêves d'agrandissement et les aspirations panhelléniques de la nation. Un projet avait été présenté en 18~1 par le cabinet Coumoundouros; rien n'était fait en 1876 quand commencèrent les troubles de Bosnie. On se hâta de voter un règlement provisoire qui, modifié en 1877, complété en 1878, donna une armée nombreuse sur le papier. On vota même un emprunt de 10 millions pour les armements. Mais déjà les linances étaient désorganisées, le budget se trouvait en déficit, on payait à grandpeine les créanciers de l'Etat; il avait fallu décréter le cours forcé du papier, et le quart à peine de l'emprunt était souscrit. La Grèce fut incapable de jouer le moindre rôle dans la grande crise orientale de 1876 à 1878.

Lors du congrès de Berlin, elle n'en prétendit pas moins obtenir sa part des dépouilles de la Turquie. Elle n'eut rien

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