‹ Histoire générale du 4e siècle à nos jours (volume 4)Chapitre 64 sur 202 · L INDE · texte numérisé non relu

L INDE

volume «le vers [Zemzémi, les Murmures) imprimé à Gonslanlinople en 1882.

Ce mouvement des esprits se concentre dans la capitale et dans quelques rares villes de province, Salonique, Smyrne, Alep, Bagdad. Il n'y a pas de vie provinciale turque en Turquie. La vie provinciale à Alep, à Jiagdad, est arabe, antiturque; en Albanie, oii elle clierche à naître, à Elbassan, à Bérat, elle est albanaise. Le mouvement intellectuel, en Turquie, a bien été créé par des provinciaux jusqu'à 1870 et après (Zia, d'Amasia, d'origine circassienne; Tahsin, Kémal, Albanais; Kbaïali, de Bagdad, d'origine arabe; Midhat Pomak, Bulgare musulman; Ali-Suavi, Tatare Turcoman; actuellement, Nedjib Acem, d'Alep; Bessim Omer, Albanais), mais ce mouvement s'est produit à Gonstantinople, et il ne pouvait se produire que là.

//. — L'Inde.

La société musulmane. — On peut estimer actuellement le nombre des musulmans dans l'Inde à plus de 50 millions; il était, au recensement de 1881', de 40 867 145, et en 1871, de 30 millions en nombre rond. Dans l'Inde, c'est la population qui s'accroît le plus rapidement. En dehors de leur accroissement naturel, les musulmans font des prosélytes : « L'islamisme continue à faire des progrès dans l'Inde. On s'imagine généralement que les femmes y sont opposées, et que ce sont plutôt les hommes qui l'adoptent. Le contraire est récemment arrivé dans le Sind, car nous apprenons que dans cette province, la plupart des femmes ont adopté l'islamisme- ». C'est d'ailleurs du prosélytisme que provient la majeure partie des musulmans de l'Inde, qui sont des rayas indigènes convertis; les immigrés d'origine turque, persane, afghane, ou s'attribuant une origine arabe sont en minorité, et de sang très mêlé. « Sur toute cette longue bande de pays, presque partout médiocrement peuplée,

Page 1