‹ Histoire générale du 4e siècle à nos jours (volume 4)Chapitre 65 sur 202 · Hunter's Gazelteer · texte numérisé non relu

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2. Garcin de Tassy, La langue et la Ulléralure hindonstanies en 1876.

qui s'élend dans la vallée de l'Indus, au pied des montagnes de l'Afghanistan et du Belouchistan qui forment la frontière occidentale de rinde, la majorité de la population est musulmane depuis de longs siècles. Cette région, d'une largeur variable, mais ne dépassant pas 643 kilomètres, et d'une longueur de 1286 kilomètres, va de Peshawer au nord, à travers les plaines du Pendjab occidental et du Sind, jusquà la mer. Quoique comprise dans les limites géographiques de l'Inde, elle ne ressemble pas aux autres pays indiens. Sa population est de 9 à 10 millions d'habitants, dont 6 à 7 millions de musulmans. Les races dominantes, les Pathans et les Beloutchis, sont d'origine étrangère; mais la majorité des habitants est formée de descendants d'Hindous de tribus aborigènes, qui ont plus ou moins accepté depuis longtemps la religion de leurs conquérants.

« Dans les parties orientales du Pendjab, les plus riches et les plus peuplées, les mahométans, réels ou supposés, sont également nombreux, sans que leur foi ait jamais réussi à se faire généralement adopter. Ils sont au nombre de 6 à 7 millions, et descendent presque tous d'Hindous convertis.

« A l'exception de ce pays voisin des frontières nord et ouest de l'Inde, la seule grande province où une importante portion de la population ait embrassé l'islam est le Bas-Bengale. Sur les 36 millions d'habitants du Bengale proprement dit, près de 18 millions sont musulmans. Dans les districts orientaux au delà du Gange, et entre le Bralimapoutra et les limites orientales de l'Inde, les musulmans constituent la grande masse de la population agricole.

« C'est à peine si la majorité des musulmans de l'Inde méritent cette dénomination. Leur religion et leurs coutumes difTèrent peu de celles de leurs voisins hindous, et ils pratiquent les mêmes distinctions de castes '. »

Quelle que soit l'opinion de M. Strachey sur les superstitions hindoues de la majorité des musulmans — il est exact que l'islamisme n'est qu'un voile léger sous lequel on découvre aisément l'ancien culte — , il n'en est pas moins vrai que ces

I. Sir John Slrachey, /'7/u/c, préface el traduclion de J. Harmand, 1892.

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