Voir ci-dessus, p. 334 et
3. En 1890, Guillaume II a exempté de nouveau les étudiants en théologie catholique du service militaire en temps de paix; en 1891, restitué les traitements confisqués pendant le Kiillurkampf; en 189i, laissé rentrer les Rédemptoristes et autres ordres « afniiés » aux Jésuites.
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l)itMi qu'à la niorl du i)rél.it (1877), il fui impossible de lui donner un successeur avant 1886. En 1887, la liesse, imitant une fois de plus la Prusse, abrogea les lois de comliat. — Dans le grand-duch('' <le Bade, où depuis 1808 le sicg^e de Fi-iboui'ir restait vacant, une loi du '■) mai 1874 avait aggravé la siluatioji en soumettant le clergé à des examens « de culture >^. Vn*' détente se produisit peu après l'avcnement de Léon XUl. dont l'intervention personnelle, jointe à celle du grand-duc Frédéric, finit par obtenir la suppression des examens, cause principale du litige, et la possibilité pour l'évêque élu par le chapitre de reprendre la direction de son diocèse.
Le Kulturkampf en Autriche et en Suisse. — En Autriche, où l'esprit joséphiste anime encore les fonctionnaires supérieurs, les derniers restes du Concordat furent dénoncés dès. 1870. En 1874, l'empereur se laissa arracher de véritables « lois de mai ' » ; mais ces lois, q^ii d'ailleurs ne prononçaient pas la peine delà déposition contre les évoques et les prêtres, furent interprétées avec modération et n'apportèrent à l'Eglise qu'un trouble passager. — La Hongrie resta en dehors des luttes religieuses jusqu'à 1890, époque où le parti « libéral » entreprit la campagne (jui triompha en 1894 -.
Le Kulturkampf suisse fut plus A'iolent, surtout à Genève et à Bàle. C'est, comme en Prusse, le décret sur l'infaillibilité et le mouvement « vieux-catholique » qui servirent de prétexte. Les causes réelles furent, d'une part, le désir des radicaux de compléter leur victoire du Sonderbund, qu'ils estimaient insuffisante ; d'autre part, le désir des protestants et des francs-maçons, presque tous alliés des radicaux, d'arriver à annihiler l'influence des Cantons catholiques et au liesoin le catholicisme. C'est dans ce but que le « vieux-catholicisme » fut encouragé par certains gouvernemenls cantonaux et par le gouvernement fédéral, dévoué au radicalisme. En 1873, l'évêque de Bàle, Mgr Lâchât, qui avait déposé le curé d'Olten, fut déclaré déchu de son siège et exilé, ainsi que le vicaire apostolique de Genève, Mgr Mermillod. Soixante-dix curés catholiques du Jura Ijernois