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IV. — L'art en Allemagne, Angleterre

Espagne.

L'Art en Allemagne. — Dès la fin du xvi* siècle, toute trace d'art national tend à disparaître de l'Allemagne; les malheurs de la guerre de Trente ans achevèrent de l'épuiser. C'est dans l'architecture civile, et dans la forme la plus populaire de cette architecture, que l'esprit national continue à se manifester avec originalité et saveur (par exemple, quelques maisons de bois de Brunswick, Heidelberg, Hildesheim, Liibeck, Brème, Dantzig, etc.). Mais les motifs d'ornementation et les formes classiques s'imposent bientôt, même dans ce domaine, à l'imitation plus ou moins habile des ouvriers. On y voit paraître des médaillons d'empereurs romains. Les portes

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OU hôtels de ville qui s élèvent à Brunswick, Uberling-en, Dantzig, Cologne, Rothenbourg, Augsbourg, et les hôtels, palais épiscopaux, châteaux de Nuremberg, Mayence, Wismar, Stuttgart, etc., surtout le château de Heidelberg, — où le Palatin Frédéric fait élever (1601-1607), à côté des constructions d'Ottoflenri, un corps de bâtiments nouveaux, lourd de consoles à enroulements et recroquevillements, de saillies et de bossages exagérés, de statues massives et maniérées, — témoignent des progrès de lesthétique ultramontaine. Des artistes italiens et flamands en sont les principaux propagateurs. A Cologne et à Munich (1597) s'élèvent des églises jésuites. Les tombeaux sont peut-être, de tous les monuments du temps, ceux où les transformations du goût s'accusent de la manière la plus expressive. A Mayence, à Pforzheim, à Stuttgart, à Goar, à Sigmaringen, à Magdebourg, à Wittenberg, à Wûrzburg, à Tûbingen, etc., un grand nombre de statues tombales et de monuments funéraires de la seconde moitié du xvi° siècle ou du commencement du xvu% permettraient d'en suivre nettement l'évolution.

Dans la peinture, les noms de Johannes Rothennammei (fl622), imitateur fervent et fade des Italiens, d'Adam Elsheimer (fl620), paysagiste sec, mais avec un sentiment souvent intéressant du pittoresque, et de Joachim Sandrart de Francfort, plus connu comme écrivain que comme peintre, doivent seulement être cités. — C'est encore à la cour de Christian de Danemark, devenu l'asile d'un grand nombre d'artistes allemands et hollandais, que l'art germanique, sous sa forme italianisante, fut peut-être le plus fécond, sinon le plus original.

L'art en Angleterre. — On peut suivre en Angleterre, dans les études théoriques et le développement des importations esthétiques qui la précèdent et la rendent possible, la lente conversion des classes supérieures aux doctrines de la Renaissance. Après Torrigiano, Giovanni da Padua est appelé (1567-79). Lord Dudley envoie John Shute en Italie pour y étudier < l'antique » et l'emploie à son service en 1563. Au retour de son voyage d'études, Shute publie le premier ouvrage paru en anglais, sur les c Ordres j>. Des traductions de Lomazzo et de Philibert de l'Orme ne tardent pas à se répandre. Le style Êli*

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