‹ Histoire générale du 4e siècle à nos joursChapitre 68 sur 125 · IV. — Le mouvement intellectuel · texte numérisé non relu

IV. — Le mouvement intellectuel

Li'ensei£^ement. — L'éclat que jetèrent les lettres et les arts * atténuèrent cette décadence. Dans les 35 Universités du royaume (y compris celles du Portugal) se pressaient encore les maîtres et les étudiants. Salamanque, avec ses 75 chaires richement dotées, ses 25 collèges, ses 15 000 étudiants, dont le nombre ne descendit jamais au-dessous de 7000; Alcala, avec ses 42 chaires, ses 6000 élèves; Coïmbre, avec ses 50 chaires, ses 4 000 étudiants, Valladolid, Oviedo, sont toujours les rivales de Paris, d'Oxford et de Bologne. Les collèges, dont les plus florissants sont ceux des Jésuites, pullulent : on en compte jusqu'à 4000. Mais, placées entièrement sous la direction du clergé, les études supérieures ou secondaires manquent d'indépendance. L'enseignement se vicie par la routine; il n'a, même dans les Universités, qu'un caractère scolastique. Les études classiques, les sciences y sont négligées, et on y vient chercher uniquement les titres qui ouvrent l'accès des carrières publiques, ou

Page 1