Voir ci-dessus, chapitre u
2. Le groupe baltique : Finlandais, Livoniens, Eslhoniens; — le groupe de l'Oural nord : Samoïèdes, Erzes ou Zyrianes, Permiens et, au delà de l'Oural, Iougriens, Votiaks, Vogouls; — le groupe du moyen Volga : Tchérémisses, Tchouvaches, etc.
VOISTSS DES SLAVES 115
nois comptent encore dans la Russie actuelle S à 6 millions de représentants. Les tribus méridionales, IS(i.<hl.i/rs. Mi'rhtc/trrttka, Tchérémisses (gouvernement de Kazan) , Mordves (entre le Volga et l'Oka), Tchouoaches, qui sont peut-être les descendants des anciens Bidf/ares du Volga, sont plus ou niuius croisées de sang turc ou talar. Les Finnois sont restés, au contraire, à peu près purs de tout mélange, dans la région île la Baltique : Suomi de Finlande, h'arêliens, Estlies d'Estlionie, Tchoudcs de Livonie. D'autres ont disparu totalement, absorbés pai la colonisation russe : Fesses, Mêriens, Mouromiens, Tchoudes zavolotchieiis ou de la Dvina seplcnlrionale. Du grand rameau permien il ne subsiste plus ijue les Erzes ou Ztjrianes et ipn-lques Permiens. Les Finnois, en général, n'uni eu dans l'histoire qu'un rôle peu retentissant; dominés partout par défi maîtres étrangers, souples et malléables, ils ont n-ni des nations les plus diverses leur culte et leur langue, et ils se sont réduits en une sorte de poussière do peuples. Les Finlandais seuls, parmi eux, ont une conscience nationale, une littérature, une histoire, une patrie '■ Mais l'action des Finnois, assez peu visible, n'a pas été sans importance. Saint-Pétersbourg, Moscou, Souzdal, Vladimir, Riazan, Tvcr, toutes les capitales des princes russes se sont élevées sur une terre primitivement finnoise; les Finnois ont été refoulés par les nouveaux envahisseurs, mais tous n'ont pas disparu. Il y a eu comme « un courant (ouranien, comme des sources Finnoises qui, se déversant depuis des siècles dans les veines du peuple russe, y augmentent sans cesse la proportion de sang ouralien » '. Les Finnois ne semblent pas doués de qualités créatrices supérieures, mais ils ont do remarquables aptitudes d'adaptation. Les Bulgares et les Russes doivent au mélange du sang finnois la résistance et la vitalité de leur race. L'influence des Finnois a agi surtout sur les Grands-Russes et a beaucoup contribué à créer le type moscovite, très différent du type pelil-russien. Dans l'ancien paganisme des Russes, dans certaines de leurs