Voir ci-dessus, p
nlaïs que son fils laisse aux abbés de Corvey; revenus de juslit-o, confiscation; butin, ce qui est beaucoup (le riche trésor jcs Lombards, celui des Avars, qui, de pauvres, a rendu les pranos riches, au dire d'Eginhard); tributs des vaincus; dons faits au roi, dons annuels (obligatoires et règles); dons dans les occasions spéciales (mariage, avènement, etc.). Parmi le* revenus, l'essentiel demeurait le domaine royal. II comprend tout ce qui n'a pas de maître; les forêts; les marchés; Vaurien domaine des rois lombards; celui des ducs bavarois; les lerres prises en Saxe par confiscation; les terres confisquées en général; plus le propre domaine des Carolingiens. Enfin il faut presque compter les biens de l'Eglise parmi les biens royaux. Il est difficile de distinguer des biens royaux les biens des monastères, royaux aussi soit par fondation, soit par recommandation '. De même pour les évèchés, en théorie du moins.
Quant aux contributions publiques, transmises par l'Empire aux Mérovingiens, elles ont péri dans le désordre du vnc et du vmf siècle, ou, du moins, il n'en reste que les fragments que Ton a indiqués *. Il y avait certes, au temps de Charlemagne, suffisante abondance des finances carolingiennes; mais il y avait aussi possibilité, même probabilité de pénurie. Les tributs des vaincus supposaient la continuité de la force; les conquêtes de trésors, la continuité de la conquête; les dons faits au roi, la continuité de la fidélité ; les douanes, sur lesquelles veille Charlemagne, la continuité d'un gouvernement ordonné; les revenus du domaine, la continuité d'une administration vigilante; l'usage des biens de l'Eglise, la continuité de la docilité de l'Eglise. Tout cela disparaîtra dans le désordre du ix° siècle. Mais les troubles n'ont pas tout fait. Il y avait une raison primordiale pour que toutes les ressources fussent taries. Comme les Mérovingiens, les Carolingiens sont réduits à donner toujours, parce que le système de leur gouvernement, considéré dans son ensemble, repose sur des relations personnelles.