‹ Histoire générale du IV siècle á nos joursChapitre 141 sur 167 · I. Voir ri^lessu<, l. V, p. 369 el · texte numérisé non relu

I. Voir ri^lessu<, l. V, p. 369 el

2. (»n sait que ce nom leur vint de la façon dont ils préparaient les chair? et les peaux des bêtes tuées à la chasse.

L'AMEUIQUE FHANÇAISE 061

«le Normandie el d'Anjou. Façonnés au métier de tanneur, ils se louaient pour trois années, ensuite boucanaient pour leur compte. Les aventuriers qui avaient un passé à oublier «ifnuaient de toutes parts : pas de lois, pas de gouvernement, une société entièrement libre, une vie nouvelle et, la plupart même, des noms nouveaux. Ils pratiquaient la coutume du inatelotdfje , s'appariant : d'où le nom de Frères de In Côte,

Les Espagnols, établis daijs la partie orientale de Saint- Domingue où subsiste aujourd'hui leur langue, tentèrent en 16i3 d'expulser les Français de la Tortue. Levasseur avait fortifié l'île, et 1 ennenû se retira après avoir perdu une centaine d'hommes. Le poste devenait un marché important de denrées européennes, les boucaniers s'enrichissant par le commerce des peaux avec la Hollande. Comme Levasseur, gâté par le succès, agissait en tyran, vivant dans un grand luxe, écrasant de taxes et d'exactions ses administrés, il fut assassiné en 1651. L'ile passa sous le gouvernement de Fontenay, qui dut capituler devant une nouvelle attaque des Espagnols en IGoi. Les Fran<;ais se dispersènuitdans Saint-Domingue, fondant au nord Samana, Cap-Français, Port-de-Paix, à l'ouest Angiport, Léoi;ane, Petit-Goave. Les animaux se faisant plus rares, l'industrie des boucaniers commença à <lécliner. La plupart se firent agriculteurs, d'autres « flibustiers » (16G0).

Les flibustiers. — Cependant la cour de France avait nommé en 1657 gouverneur de l'île de la Tortue Jérémie Deschamps, seigneur du Uausset, un ami de T'ontenay. Il arriva à la Tortue en 1659, reprit l'île aux Espagnols, et y resta jusqu'en 166i, gouvernant en même temps Saint-Domingue, où h^s colons défrichaient le sol, plantaient le tabac, achetaient des machines pour fabriquer le sucre.

Colbert donna en 1664 la Tortue et Saint-Domingue à la (Compagnie des Indes Occidentales. La période de 1660 à 1675 fut le beau temps de la tlibusterie dans les Antilles, où l'étal de guerre était permanent, tous les Européens s'y liguant contre les Espagnols, attaquant b^urs flottes de commerce (»t leurs ports. Les gouverneurs français et anglais de la Tortue

lIlRTOIHG GÉNéRALE. VI. Gi

cl de la Jamaïque * donnaient aux corsaires des h^lln-s di' man|ue, et recevaient leur part de hulin. Les plus ndèliros des flibusliers furent Pierre Lepraud, Pierre Franc, le Portugais Barlhéleiny, Alexandre Bras de Fer, Michael (lanlalur, Monthars TExterminateur, TOIonnais Morjran, (îramnionl. Après H)";), le prouverneur d'Ogeron ayanl fait venir de Framr des femmes, dont la colonie étail dép<Mirvue, nombre de» rorsaires se marièrent et inaugurèrent une vie régulière, comnir cultivaleurs ou rabaretiers.

D'Ogrron rêvait de conciuérir toute» File de Saint-Domingue. Il se reiiilil en France (1676) pour y lever îles lron[»es, mais il mourut à Paris, à son arrivée. Son neveu, Pouancav, le remplaça à Saint-Domingue. 11 fit une expédilion malheureuse ccmtre les Ihdiandais de Curaçao, (pii se vengèrent en pillant Pelil-Cioave. Un des derniers corsaires, Grammont, prit Maracaïbo en H'mî), échoua contre Carlhagène et se vengea sur (iuayra (1680). Il avait des lettres crinstruction de Pouançay, et ses hommes prirent la ville d'assîuit au cri de IVr^ (o Uoil Fne campagne de .'WO flibustiers contre Panama et la cote du I^acificpie (1680-82) finit misérablement.

Pouanray appliqua aver sévérité les règlements royaux |>our le commerce du tabac et des nègres. Sous Cussy, successeur île Pouaiicay eu l()S2, b's llibiisli(M's, se rangeant de plus v\\ plus. <l(»vinrenl une sorte d(» milirc royale. Avec leur aide, il atla<|ii.i et |»rit (Ifiî)O) Sanliagn. une d(»s vilb^s |»rinripal(VN de la partit' espignob' de Sainl-l)omingu(\ Les Espagnols, en n'présailb's. s'emparèrent de (iap-Francais et «lévastèrent l<\s envirous. La n)èm(;année, nous perdions Saiiit-dliristophe. IVndanI la iiuern' de la liiiue d'Auj'sliourii, Ducasse, successeur de (iussv, mnrl en d(''fen<lanl le (!ap-Français, prit la Jamaïque ;l()î>i.i, lnai^ ne put s'y maintenir. Le diMuier exploit des flibustiers fut la pri>e de (larliiaiiène (16*J"\ où Ducasse les emmena poui* assister Pointis qui commandait les forces royales. La guerre de la Suecessinn «l'Kspai^iie faisant des Espagnols et di^s Franeaisilcs

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alliés, il n'y eut plus d'occasion pour exercer la llibiislerie. Sainl-Doming^ne se développa lenlemenl. De (llioiseiil y suc- <HMla comme ffoiivernenr, en 1109, à Ducasse.

BIBLIOGRAPHIE

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Ain4^i*lc|iie anuclaliiM^. — On suivra le développement des diverses colonies déjà établies pendant la péninle précédente et la création de cellesdont rétablissement appartient à la période de 16*8 à 1715, dans les Histoires générales déjà citées de Bancroft, Hildreth, "Winsor. — Lodge. A Short Histonj of the Knffhah Colonirs. est un bon {;'nide pour les condition^ sociales pendant la période coloniale. — Parmi les bistoires courtes, à cilrr Ridpath, Higginson.

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