CHAPITRE VIII
De 1650 à 1715.
/. — Les dernières années de Ma:^arin.
Le thé&tre : survivants de la période précédente.
On a déjà parlé de Mairel, de Corneille, de Rotrou *, auxqn on peut ajouter, comme auteurs de tragédies, Du Ryer, paii riineur, entassant tragédie sur tragédie (la plus intéressante Scêrole, 1646); Tristan Lhermite, imagination un peu c fuse et déréglée, quelquefois brillante et gracieuse, fais applaudir sa Marianne (1636), dont le succès retentissani Paris et en province, balança presque celui du Cid et se { longea jusqu'à l'époque des débuts de Racine. — Le thé comique avait été moins brillant. Comme le théâtre tragiqu< était le domaine de l'imagination, mais d'une imagination 1 lasque, bouffonne, souvent très grossière, s'accommodant tout ce qui pouvait soulever l'hilarité même la plus lourd vulgaire. On y voyait Scarron, avec son burlesque et par amusant Japhet d'A7*ménie{\&^3); Cyrano de Bergerac, avec lourd, lent, compact Pédant Joué, qui contient pourtant quelf