CHAPITRE PREMIER
BBANCHE TÉBÀGHITK.
(asBRsn.)
Trois périodes dans l'histoire des langaes sémitiques. — Trois régions géographiques dans la même famille. — Restrictions. — Populations du pays de Ghanaan: Refaïm, Chananéens, Térachites. — Vhébreu langue particulière des Beni-Israël; position de Thébreu dans la famille sémitique analogue à celle du sanscrit dans la famille indo-européenne. — La langue chananéenne devait être fort ressemblante à l'hébreu. Explication de cette apparente singularité. — La littérature hébraïque commune , à quelques égards , à tous les Sémites. Existence d'anciennes littératures sémitiques. I — Origine de l'écriture chez les Sémites. L'écriture alphabétique leur f appartient en propre. Elle paraît venir de Babylone , mais ne dérive pas * I de l'écriture conéiforme ••••••••• 107
Trois périodes dans l'histoire de la langue hébraïque. — Période archaïque. I Age des plus anciens monuments hébreux. A quelle époque les Israéh'tes I ont-ils commencé à écrire? Anciens écrits hébreux perdus. — Transformations successives du corps des écritures historiques des Hébreux : analogies prises de l'historiographie arabe. Mode de composition du Pentateuque. — Caractère de la langue du Pentateuque. — Unité grammaticale de la langue hébraïque. — Fragments antiques contenus dans les livres historiques et dans le Livre des Psaumes : dires paraboliques , chanson de Lémek , bénédictions des patriarches, cantique de Débora, paraboles de Balaam, psaume Ex$urgat, etc. — Archaïsmes conservés dans les noms propres; l^endes étymologiques it6
sm.
Siède de Samoel : révolutions qui s'opèrent à cette époque chez les Béni-
Israël. — Le Livre de la loi. — L'écriture prend plus d'importance. — Epoque de David et de Salomon ; commencement de la littérature proprement dite. — Les tribus voisines de la Palestine participent à ce mouvement. — La littérature à laquelle semble présider Salomon est un fait isolé dans l'histoire d'Israël. Epoque classique de l'hébreu : il s'établit une langue des livres. — Les prophètes, style nouveau. — Renaissance du mosaïsme sous Josias. — La langue incline vers l'araméen : de l'âge du Cantique des cantiques, de Job, du Kohéleth tafi
S IV
Perfection absolue de la littérature hébraïque ; son universalité. — Rien de grammatical dans l'hébreu classique ; pas d'orthographe rigoureuse. — Liberté de l'hébreu dans la construction de la phrase; incorrection, constructions prégnantes, phrases inachevées ou doublées. — En quel sens les procédés de l'hébreu sont moins avancés que ceux des autres langues sémitiques. — La langue hébraïque est riche dans l'ordre des choses naturelles et religieuses, pauvre en abstractions. Manière incomplète dont les richesses de cette langue nous sont connues. Ressources des langues sémitiques pour suppléer au nombre des racines. — Des dialectes de l'hébreu : de la langue du royaume d'Israël ; samaritain , galiléen. — De la langue populaire en opposition avec la langue écrite. — ÂQînité des idiotismes provinciaux et populaires avec l'araméen
Époque de l'extinction de l'hébreu comme langue vulgaire : substitution graduelle de l'araméen à l'hébreu. — Ce changement ne se fait pas à Babylone, mais par l'influence de la Syrie sur la Palestine. — La culture de l'hébreu classique se continue à Babylone et reflue de là en Palestine. Purisme des scribes. — Difficulté de préciser l'époque où finit l'usage vulgaire de l'hébreu. — L'hébreu se conserve comme langue écrite : difficidté de discerner, dans l'histoire des langues orientales, les idiomes pariés des idiomes écrits. — Ouvrages hébreux composés entre la captivité et l'avénement du christianisme. Renaissance de l'époque des Macchabées. — btyle des écrits de ce temps ; la littérature tombe entre les mains des savants de profession ; imitation souvent heureuse des anciens. La langue s'empreint fortement de chaldaïsme. Mots nouveaux , emprunts aux langues non sémitiques. — L'hébreu ancien n'est plus bien compris; méprises que commettent les scribes en remaniant les textes classiques ; droit qu'a la philologie nuMleme Aa réfornaer les interpr^'aiîon» «les anciens
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s VL Les Juifs continuent jusqu'à nos jours à écrire en hébreu. — Hébreu rabbinique. — Deux périodes dans son histoire. — Langue de la Mitchna : sa relation avec l'idiome vulgaire. — Mots hébreux anciens conservés dans la Mischna ; mots chaldéens ; mots grecs et latins. — Caractères grammaticaux de la langue de la Mischna : tendance à la décomposition anal-'tique. — Hétérogénéité du langage savant des Juifs : mélange d'hébreu e». de chaldéen; difiicuités de cette langue. — L'arabe devient la langue savante dfes Juife : on ne cesse pas néanmoins d'écrire en hébreu. — Renaissance de l'hébreu au iiii* siècle : style appelé rabbinico-phihsophicum. — Retour à l'hébreu biblique. — En quel sens l'hébreu rabbinique est une langue factice. — Révolution de la langue savante des Karaïtes. — Langues vulgaires adoptées par les Juils depuis la captivité de Babylone t58
S VIL Coup d'oeil snr l'histoire de l'étude et de l'interprétation de l'hébrwi. — Décadence de cette étude, vers l'époque de l'ère chrétienne, par suite de l'influence hellénique. Ignorance de Philon et des premiers chrétiens ea fait d'hébreu. — Exégèse des docteurs mischniques et talmudiques ; édit de Justinien. — Études chrétiennes: Origène, saint Jérôme, les Gnosliques. — Invention d'un système de points-voyelles attribuée aux Masorètes; quelle en est la véritable origine. Travaux critiques des Masorètes. — Fondation de la grammaire hébraïque , au x" siècle , sous l'influence arabe ; Saadîa. D'un enseignement grammatical traditionnel avant Saadia. — École juive du Magreb; excellence de ses premiers travaux. — Les Kimchi. — Études chrétiennes durant le moyen âge. — Renaissance. La science de l'hébreu passe des Juifs aux Chrétiens ; première école toute rabbiuique : Reuchlin, les Buxtorf. — Révolte contre la Masore, école française. — Travaux dans les langues orientales voisines de l'hébreu ; application de ces travaux à l'éclaircissement de l'héftreu : Schultens et l'écsle hollandaise. — L'étude de l'hébreu se détache peu à peu de la Iheoiogie : éo^ allemande 167