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CHAPITRE IL

LES LAR6C£S SEMITIQUES COMPAREES AUX LANGUES DES AUTRES FAMILLES ST, EN PARTICULIER, AUX LANGUES INDO-EUROPEENNES.

La distinction des langues sémitiques et des langues indo-européennes estelle une distinction absolue? Critérium de la distinction des familles de langues : impossibilité de dériver l'une de l'autre. — Est-on en droit de conclure de la diversité des langues la diversité primitive des races ? — Essais pour résoudre le problème des relations primitives entre la rac« sémitique et la race arienne. Klaproth ; distinction entre les rapports lexicographiques et les rapports grammaticaux. — Bopp, Norberg, Lepsius. — Gesenius : rapprochements entre les radicaux bilitères. — MM. Julius Fùrst et Delitzsch. Critique de leur méthode. Inaltérabilité des racines sémitiques. Réfutation du système de MM. Fûrsl et Delitzsch sur les préfixes des racines sémitiques. — Essais de MM. Wùllner, Dietrich , Meier, Bœtticher. Tentatives plus réservées : hypothèse d'une alSnité antégrammaticale entre les langues sémitiques et les langues ariennes ibh

Comparaison entre la grammaire sémitique et la grammaire indo-enropéenne. — Différence radicale de l'une et de l'autre. Analogies apparentes : explication de ces analogies. — Traits qui établissent une séparation absolue entre les deux systèmes. — Réfutation de l'hypothèse d'après laquelle la grammaire '•«nte formerait le lien des deux systèmes. —

Importance prépondérante de la grammaire dans la classification des langues. Dangers des comparaisons étymologiques 454

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Rapprochements entre les racines essentielles et monosyllabiques des langues sémitiques et des langues ariennes. — Pour la plupart des racines communes, on saisit la raison qui a produit l'identité. Onomatopée. Exemple» de racines imitatives communes aux deux races. — Racines semblables dans les deux familles pour lesquelles il n'est pas facile de saisir une raison d'onomatopée : ressemblances apparentes des pronoms et des noms de nombre. — Délicatesse avec laquelle les premiers hommes saisissaient les quaUtés appellatives des choses. Richesse des procédés qui présidèrent à la création du langage. Toute dénomination a eu sa raison d'être; mais une part doit être faite au hasard dans la rencontre des sons 45 9

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f/étymologie sémitico-arienne ne se réduit à aucune loi constante. Ressemblances provenant de l'unité psychologique de l'espèce humaine. — Une affinité primordiale entre les langues sémitiques et les langues ariennes n'est pas impossible. — Objections contre l'expression anté-grammaticale , dont on se sert pour caractériser cette affinité. Le langage a été créé tout d'une pièce. Les langues ne modifient pas essentiellement leur grammaire. Evolution du germe primitif. — Manière dont on peut se représenter l'affinité primitive des langues sémitiques et des langues ariennes U^'j

Examen des traditions communes aux peuples ariens et aux peuples sémitiques. — Le dogme de l'unité de l'espèce humaine est une idée sémitique. — - En quel sens cette croyance est sacrée et incontestable. — Traditions primitives des Sémites renfermées dans les dix premiers chapitres de la Genèse. — Géographie légendaire des Sémites :,les quatre fleuves ; substitutions de noms qui s'y sont opérées. — Cette géographie nous transporte dans l'Imaûs, au berceau même de la race arienne. Le Phison et le pays de Havila cherchés dans la région du haut Indus; le Gihon identifié avec rOxus. Du pays de Cousch ; du pays de Nod et de la ville de Hanok. — L'Eden des Sémites dans le Belourtag. — Objections contre ce système. Hypothèse d'après laquelle la théorie des quatre fleuves aurait été empruntée à la Perse. — Réponse. — La géographie du paradis ne porte pas les caractères d'une construction mythologique a priori. — Autres traditions communes aux Ariens et aux Sémites : idées de M. Ewald; opinion

Page», de MM. Lassen et Burnouf. Analogie des traditions des deux races sur les

origines de l'humanité. — De la tradition du déluge. — Système de M. Ewald sur les âges et les combinaisons numériques dans les Tholedoth des Hébreuï. — Rencontre, au moins apparente, des deux races sur certains mythes particuliers: Tubalcain, Krubtm, Seraphim; longévité des patriarches ; Japhet et lapetos. — Possibilité d'un conmierce mythologique eatre les races. — Conclusion. . 4^3

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Les Ariens et les Sémites comparés sous le rapport des caractères physiques. La distinction des deux races n'est pas fondée sur la physiologie. — Les Ariens et les Sémites comparés sous le rapport intellectuel et moral : leur action mutuelle et leur part dans l'œuvre commune de la civilisation. — Hypothèse de relations prolongées entre les deux races dans les temps anté-historiques. — Position des races couschites , chamites et touraniennes à l'égard des races sémitiques et ariennes. — L'Imaûs envisagé comme point de départ commun des races civilisées. — La Chine en dehors de la famille asiatico-européenne. — Des races inférieures : jamais les races sémitiques et ariennes ne sont descendues à l'état sauvage. — Manière de se représenter les différences primitives des Ariens e* des Sémites : différences psychologiques et religieuses. — Causes qui ont pa produire ces différences. Sensibilité de l'homme primitif. loflaence du genre de vie. Conséquences de la vie nomade. — Les Ariens el les Sémites devancés par les Chamites, les Couschites et les Chinois en tout ce qui touche à la civilisation matérielle ; la supériorité des Ariens et des Sémites était sor^ tout morale et religieuse. — Vues sur la succession des races de l'anciea continent. Trois couches: i" races inférieures; 2° races civilisées dans le sens matériel, Chinois, Couschites, Chamites; 3° races civilisées dans le sens intellectuel, moral et religieux, Ariens et Sémites. — Vues sur l'unité et le séjour primitif de ces diverses races. — Elimination de toute idée conçue a priori sur le développement de l'humanité A90

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