‹ Histoire, géographie, statistique du tabacChapitre 19 sur 24 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Les docuiiicnt». nu».? non» venons de passer en revue, prouvent jusqu' à l'évidence, que le tabac n'est p; s même originaire de l'Océanie. A l'exception de la Nicntiaua mmvtolen», native de l'Auetralasio. .'tienne espèce du genre Nkotiana oe vie spontanément dans aucun endroit de l'Ancien -Monde. L'usage de fum r le tabic a été aussi importé par les blancs »ïi Océanie. comme en tout I' Ancien Monde , après qu'ils renient, appris eux-mêmes des aboiigeiies de l'Amérique. La X. mtawAens était, d'ailleurs mâchée et non fumée par les Australiens avant qu' ils ne coiitu sient l'image île fumer.

Le fait que les blancs ont t.iouvé cet. u* ige établi dan- quelques rates localités do l'Océanie ne prouve lien, car 1rs voyageurs s' accordent a. observer que beaucoup do ces peopbs avaent aussi îles eninmunicatian ent.r' eux par le ciiinin-ice. D'à II -U s les Malais ayant appris des blancs, au comuieiicemi'iil du dix-septième siècle, l'usage du tabac (Voir plus liant, p. 297). il est fie le d'expliquer comment , dès e.t-o époque , les peuples -le la Malaisie - t .1,- la Mél oi.'>sie . .-t ceux de TOcéanie eu go „• al , o.-.t pu se communiquer |* hal itude étiangère du tabac, sans qu'aucun d'eux ne Tail apprise directement des blancs.

Relativement à l'usée du tabac , il résulte de notre étude que. tandis que la Sibérie emploie siiitont ses cliainpignoiis et jusquiames i 1); la Perse, l'Inde, la Turquie, et l'Afiique général, I" biehieh i-j), IVipium Cit. et. le calé (4); l'Indu et les Archipel du l'acilique, le bétel (ô»; la Polynésie, I* ham ( «t ; le Pérou et la Ho ivie , la coc i ,7); la Nouvelle Ci ren oie , I' Himalaya, I' Arabie , et 1' Abyssmie , le KaJa (S); I' Afrique occidentale, la Kola <9i; la Fauiile, ia «ho; nartim ; la Chine et le Japon, le ihé (10). et .e gi usent», (lli; rAustraie, le iiiluri (12); l'Aiiglelerre et l'Allemagne, le houblon: la Fiance et l'Aiiglelerre, la laitue; le Monde entier consomme le tabac!

Pour conclure, disons avec Killebrew i l-t) que, taudis que les populations se sont dirigées vers l'Occident, le tabac, au coutume, dé- It découvert* de I' Amérique 8' est toujours avancé vers l'Orient. Il s'est tellement impose à l'Ancien Monde, que les hommes s'inclinent, devant lui comme d'abjects esclaves, pe tous les narcotiques et stimulants en usage c'est le tabac, qui est le moins nuisible à l'organisme humain. Comme soulagement à la vieillesse, comme repos après la l'aligne, comme baume à la douleur, comme excitant au travail tant matériel qu' intellectuel, le tabac peut être considéré comme le bienfaiteur de l'humanité.

Le tabac a conquis l'univers!

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