Loc. cit., p
la permanence des continents1. » C'est aller bien vite en besogne! et il convient ici de faire remarquer que la prétendue base du raisonnement précédent, manque totalement.
Admettons pour un moment qu'il se soit produit dans un ancien océan, un dépôt abyssal comme celui à la formation duquel on assiste dans les abîmes de l'Atlantique, et demandons-nous à la suite de quelles actions, ce fond pourrait arriver à faire partie d'un ensemble stratigraphique, dont la coupe serait mise à jour par un escarpement de montagne. Il faudra, avant tout, qu'il soit encadré entre les roches qu'il recouvre et les sédiments qui se seront déposés à sa propre surface. Mais, pour que ce recouvrement soit possible, il faut que les matériaux en soient apportés au point considéré; que la profondeur en soit progressivement diminuée et que le calme indispensable à l'élaboration du grand fond soit remplacé par l'agitation d'un courant aussi faible qu'on voudra. Tout le monde voit que le premier effet de cette eau circulante même peu rapide sera de soumettre le si fragile dépôt abyssal à une véritable érosion qui le supprimera complètement2.
Au nombre des causes d'où dérivent les fonds pélagiques, nous pouvons en mentionner dont l'allure est sans doute imprévue car elle ressortit au domaine de l'astronomie. Elle est révélée par la rencontre, dans les sédiments marins, de petits corpuscules très réguliers, d'une faible fraction, d'ailleurs variable, de