‹ Histoire géologique de la merChapitre 26 sur 58 · Recherches de physique sur la Méditerranée, 1 vol. in · texte numérisé non relu

Recherches de physique sur la Méditerranée, 1 vol. in

2. Recherches expérimentale» sur les conditions physiques de la vie dans les eaux. 1 vol. in-8°. Paris, 1891.

pneumatique pendant une minute (pour vider d'air sa vessie natatoire); puis, on exerce sur l'eau où il nage une pression de cent atmosphères. Au bout de peu de temps, on rétablit la pression ordinaire. L'animal ne manifeste aucun trouble appréciable. Mais si on a poussé la compression à 200 atmosphères, en très peu de minutes, c'est-à-dire si on l'a placé dans la condition qui règne à 2.000 mètres de profondeur, on trouve l'animal sans mouvement et comme endormi. Il se réveille bientôt et reprend son allure ordinaire. La pression ayant été portée à 300 atmosphères, le sujet de l'expérience est trouvé mort. A 400, il est non seulement mort, mais rigide et dur comme du bois, et la conclusion, c'est que la limite où peuvent descendre les poissons de surface se trouve vers 3.000 mètres. L'auteur a poussé ses essais jusqu'à 1.000 atmosphères et il a constaté des séries de désorganisations des tissus, démontrant que ce n'est qu'à la faveur d'un temps plus ou moins prolongé que les différents éléments histologiques pourraient se mettre en équilibre de pression avec le milieu.

Géologiquement, nous ne pouvons rien tirer de ces remarques ; les pressions ont pu, à la rigueur, être extrêmement différentes de celles qui régnent aujourd'hui, sans que l'équilibre dont nous venons de parler en ait été le moins du monde modifié. C'est seulement à cause de tout l'ensemble des autres émoignages de continuité qu'il nous est permis do supposer que la pression n'a pas fait exception.

Page 1