Comptes readus de l'Académie des Sciences, XVII
bélemnïte, que l'allemand Hesse avait affirmé en 1876, et plus encore de cette assertion de Zittel1 que la calcite est la substance même du test vivant : « Comme les bélemnites ne se rencontrent presque jamais comprimées, même dans les roches schisteuses, on doit, dit-il, admettre que le rostre était déjà composé de prismes solides chez les animaux vivants. »
C'est à notre sens, la méconnaissance de toute la physiologie, et il nous semble d'autant plus nécessaire de protester contre cette doctrine qu'on*en retrouve l'exposé, avec un grand luxe de détail, dans un ouvrage récent2. L'auteur lui est même resté si fidèle, qu'usant du pouvoir discrétionnaire que lui donne sa situation de secrétaire de l'Académie des sciences, il n'a pas hésité, en mars 1917, àfermerl'accès des Comptes rendus à une courte note que je lui avais adressée en contradiction avec la conclusion orthodoxe. Ce minuscule incident pourra rester comme un témoignage de la liberté scientifique dont on aura joui au xxe siècle.
Remarquons, sans y insister davantage, que ces faits nous conduisent insensiblement vers la considération d'un phénomène aussi large peut-être que le fond de toutes les mers et concernant cette soidisant destruction de la matière organique qui, dans les régions exondées, porte le nom de putréfaction. Les résultats sont nécessairement les mêmes dans les deux cas : ils concernent la circulation des molécules matérielles dans ces grands cycles toujours recommencés, dont les principales étapes sont la subs-