GÉNÉRATION DE LA ZOÉSITE
est passé très souvent à l'état de géode de cristal de roche, comme on en trouve dans les silex qui ne renferment point de fossiles.
Or, et c'est là que cette influence dont je parlais tout à l'heure, entre enjeu et se manifeste d'une manière éclatante, si l'on plonge des fragments de test calcaire dans de l'acide chlorhydrique ordinaire, on voit, une fois l'eflervescence épuisée, que dans les morceaux non complètement dissous de la coquille, il se montre de tous côtés des grains hyalins parfaitement enchâssés dans le carbonate et qui consistent en silice pure et admirablement cristallisée. Toutefois, il ne s'agit pas de cristal de roche, mais d'une variété de silice, à laquelle j'ai donné le nom de zoésite (*), pour rappeler le rôle que le milieu ayant vécu remplit à son égard. Dans cette variété, qui n'est ni de la quartzine, ni de la calcédonite, M. Lacroix a vu, en lumière convergente, deux axes très rapprochés autour d'une bissectrice positive. Les fibres sont d'allongement positif, mais celui-ci se fait obliquement par rapport à l'indice maximum.
Des faits analogues ont été retrouvés dans beaucoup d'autres fossiles silicifiés de la craie et spécialement Belemnitella qaadrata de la craie d'Hardivillers (Oise), qui m'a donné de remarquables résultats (').
(*) Comptes rendus de l'Académie des sciences, t. GLU, 191 1, p. 1877.
(*J Compte rendu sommaire de la Société géologique de France, séance du 5 novembre 1917. — Complémenl d'observations sur la siliciBcation des Bélemniies, Bulletin du Muséum, l. XXIV, p. i5o, février 191 8.