COLLABORATION DE LA PLUIE AUX FONCTIONS AUTONOMES
SoiiM\iBF. — Ih'Ue de la pluie dans l'acliviU' de l'écorre solide de la J'erre. — Grâce à l'eau mm rrsse iniiltrcc, le granit et L^h atitrcH rorliei cristallines ^ont en voie actuelle d'élaboratMm et ne sont pas de* prcxliiitu de funion. ExiH'rienees de Sénarmont pour transfomier Irn mabêre» vitreii!>es en m.itiêreji rristallincM. J'applique la lu^nic méthode à Iclude dos météorite». Rûie de Keau dans le M>tilè\cinenl de» montagne». Le gneist*. ho» matériaux liiholdea i>ont pourvus par l'eau souterraine d'une pla!>ticité qui Ie$ plie aux ctmtractiona do Técorcc tcrrrsirr. Les lanieH de charriage. Vallée!! de fracture.
Le rôle de l'eau dans la fonction volcanique. — Les \olcan» sont de véritables aonrce» thermalf*. Quantité con!«idérahle de vapeur tl'eau rejetée dans les éniptions. Orage voUanique. Pluie» torrentielles et Ixiueu.se.H amenant la fonnation de roches dua*s. Ensevelissement do Pompéi et d'Uerculanuni. Irruption LM)ueu«e du mont Kloi't. I.acH }>ouilIant.« dey cratère*. Êtuves tuIcaniquoii. I^s fumerolles. Théorie du mécanisme volcanique. Ce qu'on doit entendre par eau de «-arrière.
La circulation souterraine de l'eau chaude (fonction hathydritfue). — Lo métamorphisme. La» lilouM métAllifêrcs. La mine de Com*>to<-k. Zéolithes : observations* à Plombières et à Bour' lM>nnt.-le--Hain.s.
Rôle de la pluie dans l'activité de l'écorce solide de la Terre. — La croule Icrreslre, comine on l'a vu, est, malgré son apparence inerte, dans un étal d'actlvitc incessante. Si la cause première en est dans la contraction du globe, la pluie csl un des cullaboralcurs les plus elTicaces du refroidissement continu et superficiel, d'où celle contraction dérive.
A chaque averse, une partie de Teau qui tombe est bue par le sous-sol et, des qu'elle a atteint la profondeur voulue, on peut dire qu'elle a diffusé, dans la zone <[u*elle vient de traverser, le froid qu'elle avait emprunté à l'extérieur (fig. 20). Aussi, et nous aurons à y revenir, la coupe tliéoritjue de Técorcc comprend-elle deux zones concentriques : Tune, qui est profonde el repose sur
RÔLE DE LA PLUIE DAXS L'ACTIVITÉ DE L'Èf.ORCE DE LA TERBE 3i5
le noyau interne, et l'autre, qui l'enveloppe et qui est pour\'ue de cette eau de carrière que les chimistes savent retrouver dans la masse des roches, marne les moins humides, qui composent nos terrains.
La perte ininterlompue de chaleur nous enseigne que les ^ ^-^Â^ ^ ^r \ ^ progrès de l'eau d'in-
^ ^ filtration, qui ne s'ar-
^^ ' j i()lcntjamais, ajoutent
^- a chaque instant un
peu plus d'épaisseur à r«. ,o.-RôUdcU,>Wd.«. r«tivii^deiw«». la zone hydratée.
lide do l;i terre. — PuiU n.lurels !>. P, P. <Cl. orguei AuSsi, CSt-Ce danS Un
géologique-, porto™ à Ir.ver. U (raie dunientic (^ C.
piT le ruiBKilemcat tl lu pi^nétratiua de la pluir tombée milieU pOUF amSI
M.«™hwf iioii.3n"pH^^^ direambigu. où inter-
s, p.rUe «"tf'*;;'"'* i^" f'"."^' f<»npo»^o dune rouche viennent avec une
de Kileti et de d-lui courhtn de laUe dont li aurface e>t
calliTéo ;.„C, C. maue de calcaire daoien dont se com- égale COnslance Une
«Uiiea 5"«ntoiUtio'n G T ''."'> ifhoriMnUurde galets' tfès hautc tCmpéra-
Uc"r'^Dom>nn^T&e"lôn '"'"^ ^' '^ SuBstanCB
([Dera 1» roulée, d" "Ue aupérieur c|ni ont j:1is«é dan.< aCIUeUSe, OUC les dîffé-
Ua pnita pour l'èlablir aur le plancher d«s galeries et ' '
parfoia méoie pour le franchir el pour sr lerminei en FeUteS FOCheS COnstl-
poinle en pl«ne maa» de la rmhe ralcaire. Ceat le ...ijvpo (Ip IVrOrOP
commeaccnicnt d un voyage de de»eenle qui peut te pro- lUllVCS tie i e(,Or(.e.
longer nltèmement loin, iomme on va «oir COmmC le gFanit Ct
toutes les roches cFistalUnes, sont actuellement en voie d'une élaboration, à laquelle l'eau préside d'une manière décisive.
Cette assertion n'est d'ailleuFs admise dans la science que depuis un temps relativement tFès court ('). Personnellement,
(>) C'est ainsi qu'en 1907 encore, M. Ilaug, dans son Traité de Gioto'jie (p. 3ï3), dit qu' ■ il mI parfallcménl légitime d'cnvisagLT tes rtxhea d'épanchement comme le TJaulUt do la /luion itcs roches en profondeuri l'air de famille dus venues émpliici d'doe même province pOtrographiqiie s'cipliquo dès lors aiicment: il est dû ï une coîninuniulé d'origine imputable à la conslancc dans ta compoiîtion des mali^riaui gnnitoldes (jui, en un même point du globe, ont été amenés succcBsivcmcnl à l'olal de fution. »
3i6 COLLAHOHATION DK LA PLIIK Al'X KONCTION^ AUTONOMES
j'ai eu à opposer les expériences les plus concluantes aux progrès (Kunc doctrine professée par des savants haut placés et selon laquelle toutes les roches résulteraient du procédé que nous mettons en œuvre dans nos usines et qui consiste à liquéfier, par rintervention des plus hautes températures que nous sachions produire, les minéraux que nous voulons faire cristalliser. Pour ces auteurs, le granit était un produit de fusion sèche, comme sont les verres du commerce, depuis le « cristal » de Saint-Gohain jusqu'au verre à bouteille, et jusqu'aux a laitiers )) des hauts-fourneaux, qui peuvent d'ailleurs <^tre remplis de cristaux, dont plusieurs se confondraient avec des produits naturels.
En môme temps, on faisait du granit le soubassement de tous les terrains stratifiés : et c'est, par exemple, l'opinion émise par Saussure, dans son Voyaye dans les Alpes (').
On s*est même ingénié à en retrouver le processus, qui fut bientôt étendu à tel point qiie le granit, avec son origine purement ignée, ne fut plus bientôt qu'un ras particulier dans une manière d'être universelle.
Déjà, dans sa Prologée, Leibniz écrit Q : « Si les grands ossements de la Terre, ces roches nues, ces impérissables silex, sont presque entièrement vitrifiés (^), cela ne prouverait-il pas qu*ils proviennent de la fusion des corps, opérée sous la puissante action de la Nature sur la matière encore tendre?... Le verre est en quelque sorte la base de la Terre. Il est caché sous le masque de la plupart des autres substances. )>
Sans aller si loin, on a cependant vu beaucoup d'auteurs rattacher l'origine du granit à des phénomènes de dMiriJication et suivre en quelque sorte la \oie tracée par I^ibniz et adoptée par HuHon. C*est ainsi que Du rocher attribue la roche fondamen* taie à la solidification d'un magma fondu ayant la composition du pétrosilex. Foiujué et Michel Lév\, jus<|ue vers 1890, ont
(*) Iloraco-h«'iu'(Jicl »!«' S.ni>Mirt\ \'oynije daru les Alpes. Genève el NcucKâttl, (piatre \oliimos ^t. in i'^, '77'.»"* 7'.»^- ^'<^o"Jo *'tiition: en liuil \oluinefi, 1796-1803.
(-) l*rotoyea. sivt de f»rinm Jacie tvUuris et ^'.ntu^nissinnc hislorim vetfiycit, in ÛMtf miturA montuuentis disserUitiut's S'-Uedis nanuscr. in lucem edit, a (î. L. Schctdio (i6q3).
(') Il <>l iniitil<d'iri«>i»ter »iir rimpri>prit'ti' docr firme iv'fri/i^ employé ptr Tilluflre aiiliMir. aiilcriour ani nK-thiMli**» d'i'liHir inliinr des corp» minéniiti.