INTRODUCTION
SoMUAim. — L'atmosphère. — Sa composition.
/.a température. — Absorption de la chaleur solaire par l'atmosphère. Calories répandues par le Soleil sur la Terre. Pécroissance <ie la température avec l'augmentation de l'altltucle. Ttiropératurcs e.\trémc!< : le pôle du froid et lo Sahara.
Le vent. — Influence de la rotation de la Terre bur les courants aériens. Vents alizé». Moussons. Vents du déi^ert. Pays sans pluie. Le khamsin et les débordements du Nil. Brises do terre et de mer. Cyclones. Trombes.
L'évaporation. — Vapeur d'eau de l'atmosphère ; son pouvoir absorbant de la chaleur. Pays secs et pays humide».
Les nuages. — Leur classiHcation. Comment ils se produisent. Leur constitution éclairée par la méthode expérimentale. Électricité qu'ilh dégagent. Le brouillard.
Ijx plaie. — Théories auxquelles elle a donné lieu. Hypothèse sur le rôle de» ion*. Pluies coavectives, orographiques, cycloniqucs. Le pluviomètre. Statistique de la pluie. Le» grande» pluies. Le» inondations dans la région parisienne. Moyen» préventifs. La neige et la gn>le. Analyse chimique de la pluie. Poussières entraînée» par la pluie.
L'atmosphère. — Il nous faut faire quelques remarques sur cette atmosphère, qui tient en suspension Veau évaporée de la surface du globe et qui la lui rend par condensation.
Elle a été explorée par les ballons-sondes jusqu a l'altitude de 3o kilomètres ; mais nous savons par l'observation des météores lumineux qu'elle a une profondeur d'au moins i5o kilomètres.
A partir de 6000 mètres, on commence à respirer péniblement dans Tair déjà très raréfié. En outre, la composition de la masse
Stan. Meunier. — La Pluie. i
gazeuse varie extrêmement dans les grandes hauteurs : la proportion d'azote augmente d'abord : à 20 kilomètres, elle est de 85 Vo» Toxygène a i5°/o, tandis que sur le sol, ces deux gaz sont dans les •proportions de 78,1 Vo et de 20,9 y^, le reste se répartissant entre Targon, l'hélium, l'hydrogène, etc. D'après un savant allemand, A. Wegener('), le maximum de l'azote serait de 88 I '2''/o contre io"/„ d'oxygène et i 7o d'hydrogène, à 4o kilomètres. Au-dessus, l'azote diminuerait et l'hydrogène augmenterait ; à 60 kilomètres, il y aurait 77 ''/o d'azote, 12*/^ d'hydrogène, 6^0 d'oxygène, 1 "/„ d'hélium. Ce serait ensuite la zone de l'hydrogène, qui s'étendrait entre les altitudes de 80 et 220 kilomètres. A 100 kilomètres, il n'y aurait plus que i "/^ d'azote, !\ "* j ^ d'hélium et 55 % d'hydrogène. C'est alors qu'apparaîtrait le coronium, dont la présence a été constatée dans l'atmosphère solaire et qui se partagerait la nôtre avec l'hydrogène, jusqu'à la hauteur de 5oo kilomètres. Il va sans dire que ces chiirrcs, qui s'appuient en petite partie sur des observations spectroscopiques, n'ont pas été contrôlés. Ils n'ont cependant rien d'invraisemblable.
La température. — Le Soleil est le père de la pluie aussi bien que de la chaleur de notre globe. Sans tenir compte de celle du centre, isolée de l'atmosphère par l'écorce solide, nous considérerons les rayons qui traversent l'air et vivifient les mers et les continents.
On sait que la latitude, l'altitude, les saisons, l'heure sont autant de causes des variations de la température, et nous ne répéterons pas des notions qui s'apprennent à l'école primaire. Disons seulement que l'atmosphère absorbe une partie de la chaleur que nous envoie le Soleil et que cette absorption dépend de la composition de l'atmosphère et de l'obliquité des rayons, c'est-à-dire de la quantité d'air qu'ils ont à traverser. L'absorption est faible dans un air sec.
c( En supposant, dit M. Angot(^), que le Soleil ne soit jamais caché par les nuages, la quantité de chaleur qu'il enverrait pcn-
(') (^ito dans la Salure i^xi a8 octobre 191 1 li'apns FurUchiitle der Abhanlungfn, tomr ill et PUysicaliscUe Zeilschrift, XII, 191 1. (^) Traité élémentaire de Météorolo^jie,