FILONS
Enfin, (le véritables cavernes fossiles qui furent pourvues d'avens et de puits naturels font partie du terrain sidérolithique. C'est dans le Jura suisse, aux environs de Délémont, qu'on a spécialement étudié ces giseqients. On a rencontré tout d*abôrd des points qui, bien que très riches en fer, étaient très éloignés d'être arrivés à un état de décalcification complète. Môme en faisant abstraction d'une certaine quantité de carbonate de chaux introduite postérieurement par la circulation des eaux, on y rencontrait des ossements danimaux fossiles et spécialement des Palœotherium de l'âge de la pierre à plâtre de Paris, et datant par conséquent du tertiaire oligocène. La durée écoulée depuis le creusement de ces cavernes explique, par de longs travaux n>oléculaires, l'acquisition par le minerai de la forme pisolithique qui est très générale.
Filons. — Le nombre est grand des minéraux engendrés par les sources thermales.
Ce travail amène fatalement, au cours des temps, leur tarissement : mais il reste de leur passage des traces volumineuses que l'on appelle des filons et qui sont le produit du remplissaLTC, plus ou moins complet, des canaux dans lesquels circulaient les eaux remontant de la profondeur vers la surface et qui, en définitive, représentent d'anciennes pluies à leur retour de leur voyage souterrain.
Les filons constituent, comme nous l'avons vu. p. 235, un chapitre considérable de la (iéologie. Nous devrons cependant nous borner à leur égard li de très sobres généralités.
La top()L,Maphie souterraine des gîtes minéraux varie peu de l'un a Taulre et cette constance a été signalée depuis bien longtemps, en particulier au xvn* siècle, par Agricola, qui l'a mentionné avec détail dans son livre intitulé De lie Melallica au chapitre ilo Urlu ci causis suhtervaneorum (').
Considérons u\\ filon proprement dit du type le plus ordinaire (fig. '|(>^. ^^nr la section d'un escarpement du sol, le long des lianes d(^ la vallée, il se présente comme une bande s'élevant plus ou moins vertical(*ment. Son épaisseur, qui peut être uniforme, de
(') (.11 vulunic in-fnlio illtisln*, BiUo, 1OÔ7.
agS INKILTHATIO.N l)K I.KAf flK l'I.L'IE
quelque» ceulimètres à un mètre, offre un aspect qui contraste à premiÎTC vue avec celui de la roche dite « cncaisBantc », laquelle, au contraire, peut âtrc indéfinimenl variée, granitique, schisteuse, calcaire, gréseuse et même formée par l'empilemenl de roches très diverses pouvant même contenir dos fossiles.
Le filon affecte une diversité de composition, de na* ture, d'autant plus accentuée <|uc certaines de ses régions ^*^" ' ^ ". '^ âPy ' H [y sont pierreuses ou cristal-
)|*1 ■* '^^a f" V)^kjt lines, pondant que d'autres
Q ^ sont métalliques et brillantes.
E' S, — Gupe duo Uoo mruii q t M r 1-3 structtirc générale est, au o p.ot uoo fj^j^« P" '.!,'''T«^4"dc contraire, en étroite coordiiicoottind met i cl m nrr S b .al nation avcc la fomic du filoD.
land • râne dp la «hL» nu -«nb. moil „ . , ,
•cia nO n 1» i, ■<>"»■ "1 at n- U c est souvcot en bandes
]Mirallèles à sa plus grande
dimension, avec une évidente symétrie à droite et à gauche
d'un plan médian, que se succèdent les éléments constitutifs du
En parlant d'un des bords pour faire la traversée de la bande, on pourra rencontrer une tranche de ijuartz. suivie d'une tranche de galène ou minerai de plomb, après lequel viendra comme un feuillet de pyrite de fer. d un jaune d'or; enfin, un nibao de calcitc, ou rarboiiale de chaux bien cristallisé, etc.
On sera alors à la moitié de l'éjwisscur du filon et en continuant on relmuvera la mi'me série, mais renversée. Contre le ruban de calcitc limite par le plan médian, il v aura un second ruban tontpareil, delà même structure. Apres quoi se présentera. en pendant exact du filet duré de pyrite de fer, un filet également doi-é de kl mèine pyrite. Puis viendra une bande de galène, si pareille à la première qu'on oruirail la voir dans un miroir. Et le lilon se Icrmiiit-ra. comme il avait commencé, par du quarU ayant tous les caractères du début de cette double sérieCt.
Cette structure nihunrf et symétrique s'ex|iliquc toute seule par la conq>arai8nn du filun avec un tuyau de conduite d'eau
(') SlatiMj. Mruiiltr. /.m'.ïim mmfr.,.,^. In tuliiiiic ii.-8. Pari», itfig.